Montant des pensions, Nicolas Dupont-Aignan
Indexation des pensions : Réindexer les pensions de retraite sur l'inflation
Sens du changement : inchangé, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Revalorisation annuelle des retraites : sur l'inflation, sur les salaires, gel ou sous-indexation, selon le montant de la pension. Règle de sens : ↑ revalorisation plus favorable que l'inflation.
« Réindexer les pensions de retraite et les traitements des fonctionnaires sur l’inflation, car l’État doit respecter son engagement vis-à-vis des Français qui ont cotisé toute leur vie professionnelle. »1
Encodage
La position maintient le droit en vigueur : aucun paramètre ne change.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
0 Md€
par an sur le solde public, coût nul.
Le calcul
- Statu quo : La position maintient le droit en vigueur : coût nul par rapport aux politiques actuelles.
Hypothèse de la rédaction. Les pensions de base sont déjà revalorisées chaque année sur l'inflation (droit en vigueur, art. L. 161-25 du code de la sécurité sociale) : la position revient à maintenir cette règle. Les complémentaires, fixées par les partenaires sociaux, ne relèvent pas de ce chiffrage.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Les pensions de base sont revalorisées le 1er janvier de chaque année selon l'inflation constatée (moyenne annuelle des prix hors tabac, art. L. 161-25 CSS), sans pouvoir baisser en valeur nominale. Revalorisation de +0,9 % au 1er janvier 2026 : le gel prévu par le PLFSS 2026 n'a pas été retenu. Les complémentaires (Agirc-Arrco) sont pilotées par les partenaires sociaux, avec un coefficient de soutenabilité de 0,4 point sous l'inflation dans l'accord 2023-2027. Le PLF et le PLFSS 2027 en discussion (octobre 2026) évoquent 6 Md€ d'économies sur les pensions de base : ce n'est pas encore du droit en vigueur.
Horizon. Md€ par an, pour une année de décalage. Le coût se cumule : un écart d'un point chaque année de 2028 à 2032 coûte environ 5 × 2,1, soit 10 à 11 Md€ net en 2032.
Limites. Une sous-indexation se lit comme un gain, avec la même valeur unitaire. La Cour donne un chiffre brut (2,9 Md€ par point sur 288 Md€ de pensions de base en 2025, y compris les régimes équilibrés par l'État). L'IPP calcule un gel brut de 6,6 Md€ (2,64 par point), ramené à 5,2 Md€ net (environ 2,1 par point) une fois déduits l'impôt, la CSG et les prestations perdus. Règle du barème : central = net (2,1, IPP), brut en borne haute (2,9, Cour) ; une sous-indexation et un gel se chiffrent ainsi de la même façon. L'ancienne borne haute de 3,4 (extrapolation vers 2032, pas un chiffre publié) est retirée. Indexer les pensions de base sur les salaires plutôt que sur les prix coûte à peu près le différentiel salaires-prix, cumulé chaque année. Les complémentaires (401 Md€ de prestations base et complémentaires en 2025) ne relèvent pas de la loi. Option « indexation sur les salaires » : Institut Montaigne (législatives 2024), 3,4 Md€ brut par an sur les régimes de base pour un écart salaires-prix de 1,1 point, hors effet d'une hausse du SMIC (6,6 Md€ en 2025 avec un SMIC relevé de 14 %). Net de CSG, CRDS, Casa et impôt sur le revenu, la même source donne 9,9 Md€ sur trois ans pour 13,4 bruts, soit un rapport de 0,74 : d'où 2,5 Md€ net en valeur centrale, le brut (3,4) en borne haute. L'ordre de grandeur rejoint le paramètre : 1,1 point × 2,1 à 2,9 Md€ = 2,3 à 3,2 Md€. C'est le coût d'une année de revalorisation : comme pour le paramètre, il s'ajoute chaque année tant que les salaires progressent plus vite que les prix. Montaigne trouve le même ordre de grandeur avec un écart de 0,7 à 0,8 point (productivité tendancielle) appliqué aussi aux retraites complémentaires.
- Cour des comptes, Situation financière et perspectives du système de retraites, partie III, 2025-02-20 : « Sur la base des dépenses prévisionnelles des régimes de retraite de base en 2025, qui s’élèvent à 288 Md€, une sous-indexation d’un point des pensions par rapport à l’inflation permettrait une économie de 2,9 Md€ pour cette même année »
- Cour des comptes, même rapport, facteur de soutenabilité, 2025-02-20 : « Si un tel facteur de soutenabilité était appliqué à la revalorisation des retraites de base sur les quatre prochaines années, soit de 2026 à 2029, l’économie en résultant serait de 3,1 Md€ en moyenne annuelle. »
- IPP, Note n° 129, Comment mettre à contribution les retraités pour le redressement des finances publiques ?, 2026-09 : « Compte tenu d’une d’inflation estimée à 2,5 % en 2026, le gel nominal des pensions de base réduit la dépense de retraite de 6,6 Mde […] le gain net pour l’ensemble des finances publiques n’est plus que de 5,2 Mde »
- IPP, Note n° 129, variantes de seuil, 2026-09 : « restreindre la désindexation aux pensions supérieures à la médiane ramène l’économie nette de 5,2 à 3,7 Mde, un seuil de 2000 euros la réduit à 2,8 Mde, et un seuil de 3000 euros à 1,2 Mde seulement »
- IPP, Note n° 129, encadré droit en vigueur, 2026-09 : « Les pensions des régimes de base sont revalorisées chaque année selon l’inflation constatée (moyenne annuelle des prix hors tabac, art. L. 161-25 du CSS), au 1er janvier, sans pouvoir baisser en valeur nominale. »
- La finance pour tous, revalorisation 2025, 2024-12-13 : « devrait représenter un coût supplémentaire de l’ordre de 6,5 milliards d’euros. »
- Institut Montaigne, Législatives 2024, Nouveau Front populaire, « Indexer les pensions de retraites sur les salaires » (archive du 19 décembre 2024), 2024-06 : « Pour les années suivantes, le coût annuel serait moindre, de l’ordre de 3,4 Md€ en 2026 et 3,4 Md€ en 2027. ; Le différentiel entre l’évolution des prix (IPCH) et l’évolution des salaires (salaire moyen par tête) peut être estimé de l’ordre de 1,1 point de 2001 à 2023 ; est d’environ 13,4 Md€ sur trois ans d’ici 2027, dont 6,6 Md€ en 2025, du fait de la forte revalorisation concomitante du Smic (+ 14 %), puis 3,4 Md€ en 2026 et 3,4 Md€ en 2027. […] Sur trois ans, le coût de la mesure dans le scénario médian reviendrait alors à 9,9 Md€. »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Nicolas Dupont-Aignan
- Debout la France, Notre projet : Économie. Lire la page du programme.
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