Déchiffrer 2027

Dette et dépense publique, Marine Le Pen

Économies annoncées : 140 Md€ d’économies d’ici 2032, fin de la quasi-totalité des agences de l’État

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Montant et nature des économies de dépense que le programme annonce, avec leur calendrier. Règle de sens : ↑ économies annoncées plus importantes.

Propos rapportés par Public Sénat, conférence de presse budgétaire du RN : La candidate du Rassemblement national à la présidentielle a présenté ses objectifs budgétaires : 140 milliards d’économies d’ici 2032, l’instauration d’une règle d’or par référendum et la baisse du déficit public. […] Le « pendant national » de la réforme territoriale voulue par le RN se traduira par « la fin de la quasi-totalité des agences et autres organismes parasites », explique Marine Le Pen.1

Propos de Marine Le Pen rapportés par Public Sénat, conférence de presse budgétaire du RN, 6 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

montant non ventilé

Montant annoncé pour un ensemble plus large, pas pour cette seule position par an : 140 milliards d'euros d'économies d'ici 2032 (conférence de presse du 6 octobre 2026)

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Objectif de 140 Md€ nets d'ici 2032 : il se compare à la somme des mesures chiffrées, il ne s'additionne pas. Annoncés en sens inverse à la même conférence (AFP) : 30 Md€ de baisses d'impôts et 15 Md€ de « dépenses provisionnées pour des droits nouveaux », sans détail, non chiffrés non plus.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. LFI 2026 (calculs de l'OFCE) : effort structurel primaire de l'État hors contribution à l'UE de 11 Md€ (0,4 point de PIB), 16 Md€ sur ses autres postes si l'on tient compte de la hausse du budget de la défense ; économies de 4 Md€ en LFSS et de 3 Md€ pour les collectivités (0,1 point de PIB chacune) ; effort budgétaire global de 16 Md€ (0,5 point de PIB), 22 Md€ hors hausse de la charge d'intérêts. En 2025, les dépenses primaires nettes n'ont crû que de 12,5 Md€ (+0,8 %), grâce à 23 Md€ de recettes nouvelles.

Horizon. Économies en 2032 par rapport au tendanciel ; le tendanciel lui-même n'est pas publié (Fipeco).

Limites. Un montant d'économies annoncé n'est retenu que par les mesures qui le composent ; seul, c'est un objectif. Repère : économies primaires de la LFI 2026, 18 Md€. Un montant annoncé ne doit être retenu que s'il est adossé à des mesures identifiées ; le reste est un objectif, à signaler et à ne pas additionner. Le tendanciel de Bercy n'est pas publié, ce qui rend les « économies par rapport au tendanciel » invérifiables : convention à fixer. Risque de double compte avec les leviers sectoriels. Dotation de la Présidence : montant du PLF 2026 (122,56 M€, stable depuis 2025), la loi de finances votée n'a pas été relue. Un euro de dotation en moins vaut un euro d'économie pour l'État ; le budget de dépenses de l'Élysée (126,28 M€ en 2026) est un peu plus large que la dotation.

  • OFCE, Le déficit public devrait diminuer en 2026 et 2027, 2026-04 : « les économies attendues issues la Loi de finances de la Sécurité Sociale (LFSS 2026) […] atteindraient 4 milliards d’euros en 2026 (0,1 point de PIB). […] Les économies prévues du côté des collectivités locales seront de 3 milliards d’euros en 2026 (0,1 point de PIB). L’État devrait ainsi réaliser un effort structurel primaire hors contribution à l’UE (PSR-UE) de 11 milliards en 2026 (0,4 point de PIB). Si l’on tient compte de la hausse substantielle du budget de la défense en 2026 (+0,2 point de PIB), alors l’effort de l’État sur les autres postes budgétaires devra être de 16 milliards d’euros (0,5 point de PIB). […] Cela représente un effort budgétaire global de 16 milliards d’euros en 2026 (0,5 point de PIB) et de 22 milliards d’euros si l’on exclut la hausse de la charge d’intérêts (soit 0,7 point de PIB). »
  • Fipeco, La croissance tendancielle des dépenses publiques, 2026-09-18 : « la direction générale du trésor ... et la direction du budget établissent des scénarios tendanciels à moyen terme ... Leurs travaux ne sont pas publiés. »
  • Sénat, commission des finances, « L'essentiel » sur la mission Pouvoirs publics, PLF 2026 (rapporteur spécial Grégory Blanc), 2025-10 : « « Le budget 2026 prévoit des dépenses de 126,28 millions d'euros, soit une hausse de 0,54 % (+ 0,68 millions d'euros) par rapport à 2025, dans un contexte de stabilité de la dotation de l'État (à 122,56 millions d'euros) » ; tableau : « 501 - Présidence de la République 122 563 852 » »
  1. Public Sénat, conférence de presse budgétaire du RN, 6 octobre 2026. Propos de Marine Le Pen rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Public Sénat, conférence de presse budgétaire du RN).

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