Déchiffrer 2027

Énergie, Fabien Roussel

Éolien et solaire : Développer solaire et éolien, sans mix majoritairement renouvelable

Sens du changement : inchangé, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Développement de l'éolien et du solaire : accélération, maintien, moratoire ou arrêt. Règle de sens : ↑ développement plus rapide.

« Pour produire cette quantité d'électricité, nous pensons bien sûr indispensable de développer la production des énergies solaire et éolienne. Nous le disons, mais en revanche, nous excluons toute perspective d'un mix électrique qui serait composé à 100 % d'énergies renouvelables ou de renouvelables ultra majoritaire. »1

Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, discours « Énergie nucléaire : une filière durable pour le XXIe siècle », 24 juin 2025. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Développement sans volume chiffré : rien à chiffrer.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Objectifs de la PPE3 (décret de février 2026) : photovoltaïque 48 GW en 2030 et 55 à 80 GW en 2035 ; éolien terrestre 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 ; éolien en mer 15 GW en 2035. Le soutien passe par les obligations d'achat et les compléments de rémunération, compensés par le budget de l'État (CSPE). D'après la CRE (délibération 2026-149 du 15 juillet 2026), les charges à compenser s'élèvent à 14,2 Md€ en 2027, dont 10,7 Md€ inscrits au budget de l'État, pour 98 TWh soutenus en 2027 et un surcoût unitaire de 91,2 €/MWh.

Horizon. Charges de service public (budget de l'État) en année pleine, au surcoût unitaire moyen constaté ou prévu par la CRE pour 2025-2027.

Limites. Le surcoût moyen comprend les vieux contrats photovoltaïques d'avant le moratoire de 2010, qui coûtent près de 2 Md€ par an et arrivent à échéance pour l'essentiel avant 2033. Les nouveaux contrats ont un surcoût marginal plus faible, que la CRE n'isole pas : le barème surestime donc probablement le coût d'un TWh nouveau. Le coût dépend fortement du prix de gros : pendant la crise de 2022-2023, les renouvelables ont rapporté 5,5 Md€ au budget. Un moratoire éolien n'économise que les contrats futurs, pas le stock. Ses effets indirects (prix, sécurité d'approvisionnement, indemnisation de projets déjà attribués) ne sont pas chiffrés. Suppression de tout soutien, repère qui n'est pas une option du barème : charges prévisionnelles de 2027 selon la CRE (tableau 3 de la délibération 2026-149), éolien terrestre 1 404,6 M€, éolien en mer 1 306,7 M€, photovoltaïque 4 579,2 M€, renouvelables électriques en métropole 8 378,5 M€ au total, biométhane injecté 1 109,8 M€ en 2026 et 1 373,3 M€ en 2027. Ces charges ne sont pas un gain statique : rompre les contrats en cours ouvrirait droit à indemnisation des producteurs, d'un ordre de grandeur proche du surcoût supprimé ; ne plus soutenir que les projets futurs n'économise que les volumes non soutenus (paramètre en TWh). Une position qui ne dit pas laquelle des deux elle vise n'est pas chiffrée. Le soutien aux renouvelables dans les zones non interconnectées (outre-mer, Corse) n'est pas isolé par la CRE et n'est pas compté. Le montant suit le prix de gros : 2,9 Md€ pour les renouvelables électriques en 2024, 8,4 Md€ prévus en 2027. Le fonds chaleur et les dépenses fiscales ne sont pas comptés.

  • Délibération CRE n°2026-149 du 15 juillet 2026 (CSPE 2026-2027), 2026-07-15 : « « TOTAL des charges à compenser en 2027 14 227,1 / Dont inscrites au budget de l'Etat 10 668,1 » (M€) ; « les surcoûts unitaires devraient se stabiliser respectivement à 89,4 €/MWh et 91,2 €/MWh » ; « le volume soutenu augmente de +10 TWh (98 TWh soutenus en 2027) » ; « ont apporté 5,5 Mds€ de recettes au titre des années 2022 et 2023 » ; « Tableau 3 : Tableau récapitulatif des charges par action au titre des années 2024 à 2027 » ; colonne « Charges prévisionnelles au titre de 2027 » (M€) : « 1. Eolien terrestre » 1 404,6 ; « 2. Eolien en mer » 1 306,7 ; « 3. Photovoltaïque » 4 579,2 ; « 4. Bio-énergies » 855,1 ; « 5. Autres énergies » 232,9 ; « TOTAL » [soutien ENR électriques en métropole] 8 378,5 ; « 2. Injection biométhane » 1 373,3. Colonne « Mise à jour de la prévision au titre de 2026 » : TOTAL 7 286,6 ; injection biométhane 1 109,8 (cogénération et autres moyens thermiques : 653,1). Colonne « Charges constatées au titre de 2024 » : TOTAL 2 900,3. »
  • PPE3 : objectifs (synthèse de presse spécialisée, via résultat de recherche), 2026-02 : « Photovoltaïque 48 GW en 2030 et 55 à 80 GW en 2035 ; éolien terrestre 31 GW en 2030 et 35 à 40 GW en 2035 ; éolien en mer 15 GW en 2035. »
  1. pcf.fr, discours « Énergie nucléaire : une filière durable pour le XXIe siècle », 24 juin 2025. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, discours « Énergie nucléaire : une filière durable pour le XXIe siècle »).

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