Déchiffrer 2027

Montant des pensions, Marine Tondelier

Minimum de pension : Minimum contributif et ASPA portés vers le seuil de pauvreté

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Pension minimale garantie à une personne qui a une carrière complète, souvent exprimée en euros ou en part du SMIC. Règle de sens : ↑ minimum plus élevé.

« Améliorer le montant des petites retraites. Réformer le système de retraite agricole et améliorer les pensions des femmes de ce régime. Augmenter le minimum contributif (Mico) et l’allocation spécifique aux personnes âgées (ASPA) pour atteindre progressivement le seuil de pauvreté. »1

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Hausse du minimum contributif et de l'ASPA vers le seuil de pauvreté, « progressivement » et sans calendrier : rien à chiffrer sans choisir un rythme.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Minimum contributif (MiCo) des régimes alignés, art. L. 351-10 CSS : 733,03 € par mois en 2024 (Cour des comptes), proratisé si la carrière est incomplète. La loi de 2023 a revalorisé le MiCo de 25 € et le MiCo majoré de 75 €, avec pour cible une pension totale de 85 % du SMIC net (1 193 € en septembre 2023) pour une carrière complète cotisée au SMIC. Le MiCo majoré est désormais indexé sur le SMIC. Séparément, le minimum vieillesse (ASPA) est de 12 523,14 € par an pour une personne seule (service-public, février 2026).

Horizon. Année pleine, Md€ par an. La borne basse est chiffrée pour 2030, la borne haute en euros 2018-2022.

Limites. Forte incertitude. La borne basse correspond à la mesure de 2023 : jusqu'à +100 € pour les nouveaux retraités et revalorisation des minima des retraités actuels, 1,8 Md€ en 2030. Mais seuls 125 000 retraités touchent réellement les 100 €. La borne haute applique au MiCo la règle de Montaigne : 7,0 Md€ de dépense × 100 / 134 € de MiCo moyen. Elle majore le coût, car elle suppose que tous les bénéficiaires reçoivent la hausse. La valeur centrale est le milieu de cette fourchette, pas un chiffre publié. Aucun chiffrage publié ne porte sur +100 € pour tous : l'Institut Montaigne (1,3 Md€ en 2022) chiffre une hausse de 20 € par mois du minimum (sa règle donne 6,5 Md€ pour +100 € avec un MiCo moyen de 110 €) ; le Sénat (1,8 Md€ en 2030) chiffre la mesure de 2023, en moyenne 400 € par an pour 1,8 million de retraités ; l'iFRAP (2 Md€) ne publie pas de méthode. Options retirées le 13 octobre 2026, parce qu'elles étaient chiffrées face au droit de 2022 : minimum de pension à 1 400 € pour une carrière complète (Montaigne, 12,05 Md€, sur le MiCo et le MiCo majoré d'avant la loi de 2023) et minimum vieillesse porté à environ 1 041 à 1 100 € (Montaigne, 0,67 Md€, sur une ASPA de 917 € par mois). Le droit de 2026 a changé les deux points de départ (MiCo majoré à 903,93 € par mois au 1er janvier 2026, ASPA à 1 043,59 €) et aucune source lue ne chiffre ces mesures face à lui : les positions qui les visent ne sont pas chiffrées. La cible de 85 % du SMIC net de la loi de 2023 est un objectif suivi dans un rapport au Parlement (pension totale, base et complémentaire, d'une carrière complète au SMIC), pas un montant garanti. Le coût dépend aussi de la population couverte (stock ou nouveaux retraités), de la condition de 120 trimestres cotisés et de l'inclusion des fonctionnaires (minimum garanti, 1,6 Md€ en 2020) et des agriculteurs.

  1. Pour une prospérité écologique – Le nouveau programme des Écologistes (Projet 2027), version 1 du 25 août 2026, p. 117. Ouvrir le document à cette page.

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