Climat, Gabriel Attal
Baisse des émissions en 2030, par rapport à 1990 : Tenir l’objectif 2030 : baisse de 5 % par an, contre 1,8 % aujourd’hui
Sens du changement : inchangé, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2030, en pourcentage par rapport à leur niveau de 1990. Règle de sens : ↑ objectif de baisse des émissions plus ambitieux.
« Pour respecter nos engagements climatiques, nous devons tripler notre rythme annuel de réduction des émissions entre maintenant et 2030 : passer de 1,8 % à 5 % par an. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
levier non chiffrable
Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Code de l'énergie, art. L100-4, I, 1° (version en vigueur depuis le 24 juin 2023, modifiée par la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023) : baisse de 40 % des émissions de GES entre 1990 et 2030, neutralité carbone en 2050. La SNBC-3 (décret n° 2026-636 du 16 juillet 2026, JO du 18 juillet 2026) fixe des budgets carbone de 342 Mt/an (2024-2028), 262 Mt/an (2029-2033) et 194 Mt/an (2034-2038), hors puits. Au niveau de l'UE, l'engagement est de -55 % net. La PPL Gremillet prévoyait de passer de 40 % à 50 % brut ; elle n'a pas modifié l'article à la date de lecture (13 octobre 2026, aucune version postérieure sur Légifrance).
Horizon. Sans objet.
Limites. Un objectif n'a pas de coût propre : le coût passe par les instruments (rénovation, rail, soutien aux renouvelables, investissement public). Les chiffrer ici en plus serait un double compte. À titre de repère seulement : selon I4CE (2024), atteindre -55 % en 2030 demande 71 Md€ par an de dépenses publiques en plus d'ici 2030, réglementation et fiscalité inchangées. Le chiffre baisse vers environ 39 Md€, dont 18 Md€ pour l'État, si la réglementation est renforcée et les aides recentrées. En 2024, les pouvoirs publics ont dépensé 32 Md€ en faveur du climat. Le chiffre I4CE est un besoin, pas un coût par rapport aux politiques actuelles.
- Légifrance, Code de l'énergie, article L100-4 (version en vigueur depuis le 24 juin 2023, loi n° 2023-491 du 22 juin 2023, art. 1er), 2023-06-24 : « De réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 »
- Décret n° 2026-636 du 16 juillet 2026 relatif aux budgets carbone nationaux et à la stratégie nationale bas-carbone (JO n° 166 du 18 juillet 2026), article 2, reproduit par AIDA (Ineris), 2026-07-16 : « Les budgets carbone des périodes 2024-2028, 2029-2033 sont révisés et fixés respectivement à 342 et 262 Mt de CO2e par an et le budget carbone pour la période 2034-2038 est fixé à 194 Mt CO2e par an, hors « puits de carbone » (émissions et absorptions du secteur de l'utilisation des terres, changement d'utilisation des terres et foresterie et absorptions de CO2 par voie technologique). »
- I4CE, « Financement de la transition : quelles marges de manœuvre autour du besoin de financement public ? », juillet 2024 (page 3 du PDF), 2024-07 : « Ainsi, face au déficit d’investissement climat et sans action de maîtrise des dépenses, les besoins de dépenses publiques supplémentaires atteindraient 71 milliards d’euros en 2030. […] En combinant toutes ces mesures, qui reportent les efforts de financement vers les ménages et les entreprises, les besoins minimaux de dépenses publiques supplémentaires s’établissent à 39 milliards d’euros, dont 18 milliards d’euros pour l’État. [encadré] En 2024, les pouvoirs publics ont dépensé 32 MILLIARDS D’EUROS en faveur du climat »
- attalpresident.fr, « Dette écologique » (page non datée). Lire la page du programme.
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