Déchiffrer 2027

Climat, Édouard Philippe

Baisse des émissions en 2030, par rapport à 1990 : « Décarboner au maximum », sans cible chiffrée pour 2030

Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Objectif de baisse des émissions de gaz à effet de serre en 2030, en pourcentage par rapport à leur niveau de 1990. Règle de sens : ↑ objectif de baisse des émissions plus ambitieux.

« Nous devons lutter contre le phénomène, c'est-à-dire décarboner au maximum notre vie »1

Propos d’Édouard Philippe, franceinfo, émission « L’Heure de vérité » (France 2), 8 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

levier non chiffrable

Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Code de l'énergie, art. L100-4, I, 1° (version en vigueur depuis le 24 juin 2023, modifiée par la loi n° 2023-491 du 22 juin 2023) : baisse de 40 % des émissions de GES entre 1990 et 2030, neutralité carbone en 2050. La SNBC-3 (décret n° 2026-636 du 16 juillet 2026, JO du 18 juillet 2026) fixe des budgets carbone de 342 Mt/an (2024-2028), 262 Mt/an (2029-2033) et 194 Mt/an (2034-2038), hors puits. Au niveau de l'UE, l'engagement est de -55 % net. La PPL Gremillet prévoyait de passer de 40 % à 50 % brut ; elle n'a pas modifié l'article à la date de lecture (13 octobre 2026, aucune version postérieure sur Légifrance).

Horizon. Sans objet.

Limites. Un objectif n'a pas de coût propre : le coût passe par les instruments (rénovation, rail, soutien aux renouvelables, investissement public). Les chiffrer ici en plus serait un double compte. À titre de repère seulement : selon I4CE (2024), atteindre -55 % en 2030 demande 71 Md€ par an de dépenses publiques en plus d'ici 2030, réglementation et fiscalité inchangées. Le chiffre baisse vers environ 39 Md€, dont 18 Md€ pour l'État, si la réglementation est renforcée et les aides recentrées. En 2024, les pouvoirs publics ont dépensé 32 Md€ en faveur du climat. Le chiffre I4CE est un besoin, pas un coût par rapport aux politiques actuelles.

  1. franceinfo, émission « L’Heure de vérité » (France 2), 8 octobre 2026. Propos d’Édouard Philippe. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (franceinfo, émission « L’Heure de vérité » (France 2)).

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