Déchiffrer 2027

FREN

Chômage, Raphaël Glucksmann

Montant et dégressivité de l'allocation : Abroger la réforme Macron de l’assurance chômage (lue comme celle de 2019-2021)

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Calcul de l'allocation chômage à partir des anciens salaires, plafond, et baisse éventuelle du montant au fil des mois. Règle de sens : ↑ allocation plus élevée ou moins dégressive.

« Abroger la réforme Macron de l’assurance chômage, injuste et inefficace. »1

Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 21 octobre 2026.

Encodage

Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−2,3 Md€

par an pour les comptes publics, dépense nouvelle.

Le calcul

  • Abrogation de l'ensemble de la réforme 2019-2021 (accès, calcul, dégressivité) : Option chiffrée par la source : 2,26 Md€ de coût par an.

Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue, la plus prudente : « la réforme Macron », au singulier et sans précision, est lue comme la réforme 2019-2021 (accès, calcul, dégressivité), chiffrée par l'Unédic à 2,26 Md€ par an, en dessous de la modulation contracyclique de 2023 (4,2 Md€). Même option que pour Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel et Marine Tondelier. Non chiffrée : la modulation contracyclique de 2023, si le texte la visait aussi (l'avenant de 2026 sur les ruptures conventionnelles est postérieur au texte).

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Depuis la réforme de 2019-2021 (décret n° 2019-797 modifié), l'allocation est calculée sur un salaire journalier de référence établi sur 24 mois, périodes non travaillées comprises. Dégressivité de 30 % après 6 mois pour les hauts revenus antérieurs, seniors de 57 ans et plus exemptés depuis la convention de 2024.

Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2021 (régime de croisière 2023-2024)

Limites. Estimation Unédic de mars 2021 (régime de croisière), non actualisée : 1 Md€ pour le calcul du salaire de référence, 0,8 Md€ pour la condition d'affiliation, 0,46 Md€ pour la dégressivité, 2,26 Md€ au total. Pas de coefficient sourcé pour « +1 point de taux de remplacement ». Le tableau OFCE des législatives 2024 donne 4 Md€ pour l'« annulation de la réforme », sans indiquer l'auteur ni le périmètre. L'Unédic présente les moindres dépenses des réformes de 2021 et 2023 « d'allocations chômage (et financement des caisses de retraite complémentaire) » (février 2023, tableau A) : la part versée aux retraites complémentaires, un flux entre administrations publiques, n'est pas isolée pour la réforme de 2019-2021 et n'a pas pu être retirée. L'abrogation de 2019-2021 recoupe la suppression de la contracyclicité (levier durée) et le levier d'accès : recoupements déclarés.

Lire ces montants. Ce sont des coûts et des recettes statiques, sans effet de retour, en année pleine : rien sur la croissance, l’emploi ni les recettes que l’activité ferait gagner ou perdre. Un coût net plus élevé ne fait pas à lui seul une moins bonne politique, ni une économie nette une meilleure : chaque programme repose sur un modèle économique (relance par la demande, baisse des prélèvements, consolidation des comptes…) que le barème ne tranche pas. Le PIB lui-même mesure un volume d’activité, pas le bien-être ni l’utilité de ce qui est produit. Modèles économiques et effets de retour.

  1. Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025, p. 53. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann)).

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