Chômage, Fabien Roussel
Montant et dégressivité de l'allocation : Abroger les réformes de l'assurance chômage (calcul de 2019-2021)
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Calcul de l'allocation chômage à partir des anciens salaires, plafond, et baisse éventuelle du montant au fil des mois. Règle de sens : ↑ allocation plus élevée ou moins dégressive.
« une augmentation générale des salaires, leur indexation sur les prix, l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et la construction d’une sécurité d’emploi et de formation »1
PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 18 octobre 2026.
Encodage
Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
−2,3 Md€
par an pour les comptes publics, dépense nouvelle.
Le calcul
- Abrogation de l'ensemble de la réforme 2019-2021 (accès, calcul, dégressivité) : Option chiffrée par la source : 2,26 Md€ de coût par an.
Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue, la même que pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Tondelier : l'abrogation des réformes de l'assurance chômage vaut pour toute la réforme 2019-2021 (accès, calcul, dégressivité). Les autres réformes visées ne sont pas chiffrées ici : la modulation contracyclique de 2023 l'est au levier « durée », l'avenant de 2026 sur les ruptures conventionnelles ne l'est pas. Recoupement avec « Chômage, durée max. d’indemnisation » examiné : assiette commune estimée nulle, les deux montants sont additionnés. La réforme de 2023 a été chiffrée sur le droit issu de celle de 2019-2021, et l'Unédic additionne elle-même les deux (2,2 Md€ pour 2019-2021, 4,5 Md€ pour 2023, 6,7 Md€ ensemble en régime de croisière, février 2023, tableau A).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Depuis la réforme de 2019-2021 (décret n° 2019-797 modifié), l'allocation est calculée sur un salaire journalier de référence établi sur 24 mois, périodes non travaillées comprises. Dégressivité de 30 % après 6 mois pour les hauts revenus antérieurs, seniors de 57 ans et plus exemptés depuis la convention de 2024.
Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2021 (régime de croisière 2023-2024)
Limites. Estimation Unédic de mars 2021 (régime de croisière), non actualisée : 1 Md€ pour le calcul du salaire de référence, 0,8 Md€ pour la condition d'affiliation, 0,46 Md€ pour la dégressivité, 2,26 Md€ au total. Pas de coefficient sourcé pour « +1 point de taux de remplacement ». Le tableau OFCE des législatives 2024 donne 4 Md€ pour l'« annulation de la réforme », sans indiquer l'auteur ni le périmètre. L'Unédic présente les moindres dépenses des réformes de 2021 et 2023 « d'allocations chômage (et financement des caisses de retraite complémentaire) » (février 2023, tableau A) : la part versée aux retraites complémentaires, un flux entre administrations publiques, n'est pas isolée pour la réforme de 2019-2021 et n'a pas pu être retirée. L'abrogation de 2019-2021 recoupe la suppression de la contracyclicité (levier durée) et le levier d'accès : recoupements déclarés.
- Unédic, « Impact de l'évolution des règles d'assurance chômage au 1er juillet 2021 » (estimations de mars 2021), page 7 du PDF, 2021-04 : « Calcul du SJR et de la durée avec un plancher à 57,14 % 210 940 1 000 […] Dégressivité appliquée au 9e mois à partir du 1er juillet 2021, puis au 7e mois pour les pertes d’emploi à partir du 1er janvier 2022 (majorant) ou au-delà de 2022 (minorant) 0 [250 – 260]** 460 […] Ensemble 210 [1 190 - 1 930 ]** 2 260 »
- OFCE, Programmes législatives 2024, NFP, 2024 : « Annulation de la réforme : 4 Md€ ; Destruction de 90 000 emplois (selon le gouvernement) »
Lire ces montants. Ce sont des coûts et des recettes statiques, sans effet de retour, en année pleine : rien sur la croissance, l’emploi ni les recettes que l’activité ferait gagner ou perdre. Un coût net plus élevé ne fait pas à lui seul une moins bonne politique, ni une économie nette une meilleure : chaque programme repose sur un modèle économique (relance par la demande, baisse des prélèvements, consolidation des comptes…) que le barème ne tranche pas. Le PIB lui-même mesure un volume d’activité, pas le bien-être ni l’utilité de ce qui est produit. Modèles économiques et effets de retour.
- PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué)).
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