Déchiffrer 2027

Transports, Raphaël Glucksmann

Transports du quotidien : Ticket climat : titre unique à tarif fixe, d'abord pour jeunes et précaires

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Déplacements de tous les jours : prix et gratuité des bus, trams, métros et TER, abonnements et pass, RER métropolitains, transport à la demande et offre en zone rurale. Règle de sens : ↑ transports collectifs moins chers ou offre plus étendue.

« Faire le Ticket climat : un titre de transport unique, à tarif fixe, abordable et valable à l’échelle nationale pour les transports du quotidien, d’abord réservé aux jeunes et aux publics précaires. »1

Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Ticket climat sans prix annoncé, d'abord réservé à des publics non dénombrés : le barème ne chiffre que la gratuité totale des transports collectifs urbains.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Les autorités organisatrices de la mobilité (intercommunalités, régions, Île-de-France Mobilités) définissent la politique tarifaire et fixent les tarifs (Code des transports, art. L. 1221-5). Les employeurs prennent en charge la moitié de l'abonnement de transport collectif de leurs salariés (Code du travail, art. L. 3261-2 ; 75 % pour les agents publics depuis le 1er septembre 2023), soit 1 284 M€ en 2023, et ceux de 11 salariés et plus acquittent le versement mobilité (11,3 Md€ en 2023). En 2019, les recettes tarifaires couvraient 41 % des dépenses de fonctionnement des transports collectifs urbains, environ 5,7 Md€ sur 13,9 Md€ ; 46 territoires pratiquent la gratuité totale (Cour des comptes, septembre 2025). Les services express régionaux métropolitains (SERM) ont un cadre légal depuis la loi du 27 décembre 2023.

Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2019 (2017 pour l'Île-de-France seule), à actualiser à l'horizon 2032. Coût pour l'ensemble des administrations publiques, quelle que soit la collectivité qui le porte.

Limites. Chiffrage statique : la gratuité coûte d'abord les recettes tarifaires perdues, compensées par le budget des autorités organisatrices (classées ici en dépense). Ne sont pas comptés : l'offre supplémentaire qu'exigerait la hausse de fréquentation (la Cour des comptes juge la gratuité risquée pour les grands réseaux), les économies de billettique et de contrôle (250 M€ au mieux en Île-de-France selon le Sénat), ni l'économie faite par les employeurs sur leur prise en charge des abonnements (1 284 M€ en 2023, comprise dans les recettes tarifaires) ; transférer cette part sur le versement mobilité est un financement, pas une baisse du coût. Les trois options ne s'additionnent pas : France entière = Île-de-France + province, à des années différentes (5,7 Md€ en 2019 contre 3,6 + 1,5 = 5,1 Md€). Hors périmètre faute de source lue : TER et trains régionaux, cars interurbains, gratuité partielle (jeunes, week-end ; Lille et Nantes en donnent des exemples locaux à 8 et 16 M€ par an), baisses de tarifs, pass rail, RER métropolitains (les grands projets se chiffrent au montant annoncé).

  1. Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025, p. 29. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann)).

Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)