Déchiffrer 2027

Âge et durée de cotisation, Jean-Luc Mélenchon

Durée de cotisation : 40 annuités pour le taux plein à 60 ans

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Nombre d'années de cotisation nécessaires pour toucher une pension à taux plein, sans décote. Règle de sens : ↑ durée exigée plus longue.

« Abroger la réforme d’Emmanuel Macron passant l’âge de départ à la retraite à 64 ans et restaurer le droit à la retraite à 60 ans à taux plein pour 40 annuités de cotisations »1

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

40 annuités (160 trimestres) au lieu de 172 : hors du domaine du barème (quatre trimestres de moins au plus). La durée est liée au retour à 60 ans, lui-même non chiffré. Le financement prévu sur la même page n'est compté qu'en partie : les cotisations sur l'intéressement, la participation et l'épargne salariale le sont au levier « partage de la valeur » (exemptions d'assiette de la participation financière, 3,7 Md€ nets) ; ne le sont pas le taux de cotisation vieillesse relevé de 0,25 point par an pendant le quinquennat (pas de levier dans la grille) ni les cotisations sur les dividendes et les revenus financiers des entreprises (sans assiette ni taux). La suppression de la décote, prévue au même endroit, n'est pas chiffrée.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Durée d'assurance requise pour le taux plein (loi Touraine de 2014, accélérée en 2023, aménagée par la LFSS 2026) : 170 trimestres pour 1964 et pour les nés de janvier à mars 1965 ; 171 pour les nés d'avril à décembre 1965 ; 172 trimestres (43 ans) pour 1966 et après. Âge d'annulation de la décote : 67 ans.

Horizon. Année pleine 2032, Md€ par an, solde du système de retraite, statique. L'effet grandit encore après 2032.

Limites. (1) La montée en charge est lente. Selon la Cour, un trimestre en moins n'atteint 1 Md€ d'impact sur le solde qu'en 2034. Quatre trimestres en moins coûtent 3,9 Md€ en 2035 et 7,7 Md€ en 2045. D'où une valeur de 0,5 à 1 Md€ par trimestre en 2032. (2) Le chiffre de 9 Md€ pour 160 trimestres est une simple extrapolation linéaire, à manier avec prudence : l'étude d'impact de la loi de 2014 estimait à 10,4 Md€ par an en 2040 (5,4 Md€ en 2030), en euros 2011, l'économie du passage de 166 à 172 trimestres pour l'ensemble des régimes, complémentaires compris ; pour le régime général et les régimes de base non équilibrés, 5,6 Md€ en 2040. (3) Effet macroéconomique, à publier à part : la Cour compte 3,2 Md€ d'autres recettes perdues en 2035 pour 4 trimestres en moins. (4) Le coût de la durée n'est pas additif avec celui de l'âge : baisser l'âge sans baisser la durée multiplie les départs avec décote. (5) Les carrières longues réagissent de façon asymétrique : 80 % reportent leur départ si la durée augmente, 40 % l'avancent si elle diminue (modèle Prisme). Le chiffre de 9 Md€ pour 160 trimestres est une extrapolation linéaire : il n'est pas retenu comme option. (6) L'option « 168 trimestres, 3,9 Md€ » est retirée : c'est un chiffre de 2035, qui donnait à la même proposition une autre valeur que le paramètre (3 Md€ en 2032). (7) Allongement. La Cour des comptes chiffre l'allongement d'un an (176 trimestres pour la génération 1969) à 5,2 Md€ pour le système de retraite en 2035, et 9,7 Md€ pour l'ensemble des finances publiques. Aucun chiffrage lu au-delà de 176 trimestres. Aucun chiffrage lu non plus pour l'âge d'annulation de la décote (67 ans).

  1. L’Avenir en commun, édition 2025 (La France insoumise), version 1 du 28 janvier 2025, p. 38. Ouvrir le document à cette page.

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