Âge et durée de cotisation, Bruno Retailleau
Durée de cotisation : Taux plein automatique à 65 ans, même sans tous les trimestres
Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Nombre d'années de cotisation nécessaires pour toucher une pension à taux plein, sans décote. Règle de sens : ↑ durée exigée plus longue.
Propos rapportés par LCP, dépêche sur l’entretien à LCI du 22 septembre 2026 : Ce départ à 63 ans aura "une décote de 7 % par an", a prévenu le sénateur, tandis que le départ à taux plein automatique serait fixé à 65 ans et non à 67 comme actuellement. Et ce, "même si vous n'avez pas toutes vos annuités, tous vos trimestres", a-t-il précisé.1
Propos de Bruno Retailleau rapportés par LCP, dépêche sur l’entretien à LCI du 22 septembre 2026, 22 septembre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Taux plein automatique à 65 ans au lieu de 67, dans une réforme d'ensemble (âge minimal de 63 ans, décote de 7 % par an), âge ensuite lié à l'espérance de vie selon le même article : aucune source lue ne chiffre l'abaissement de l'âge d'annulation de la décote, seul ou avec le reste.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Durée d'assurance requise pour le taux plein (loi Touraine de 2014, accélérée en 2023, aménagée par la LFSS 2026) : 170 trimestres pour 1964 et pour les nés de janvier à mars 1965 ; 171 pour les nés d'avril à décembre 1965 ; 172 trimestres (43 ans) pour 1966 et après. Âge d'annulation de la décote : 67 ans.
Horizon. Année pleine 2032, Md€ par an, solde du système de retraite, statique. L'effet grandit encore après 2032.
Limites. (1) La montée en charge est lente. Selon la Cour, un trimestre en moins n'atteint 1 Md€ d'impact sur le solde qu'en 2034. Quatre trimestres en moins coûtent 3,9 Md€ en 2035 et 7,7 Md€ en 2045. D'où une valeur de 0,5 à 1 Md€ par trimestre en 2032. (2) Le chiffre de 9 Md€ pour 160 trimestres est une simple extrapolation linéaire, à manier avec prudence : l'étude d'impact de la loi de 2014 estimait à 10,4 Md€ par an en 2040 (5,4 Md€ en 2030), en euros 2011, l'économie du passage de 166 à 172 trimestres pour l'ensemble des régimes, complémentaires compris ; pour le régime général et les régimes de base non équilibrés, 5,6 Md€ en 2040. (3) Effet macroéconomique, à publier à part : la Cour compte 3,2 Md€ d'autres recettes perdues en 2035 pour 4 trimestres en moins. (4) Le coût de la durée n'est pas additif avec celui de l'âge : baisser l'âge sans baisser la durée multiplie les départs avec décote. (5) Les carrières longues réagissent de façon asymétrique : 80 % reportent leur départ si la durée augmente, 40 % l'avancent si elle diminue (modèle Prisme). Le chiffre de 9 Md€ pour 160 trimestres est une extrapolation linéaire : il n'est pas retenu comme option. (6) L'option « 168 trimestres, 3,9 Md€ » est retirée : c'est un chiffre de 2035, qui donnait à la même proposition une autre valeur que le paramètre (3 Md€ en 2032). (7) Allongement. La Cour des comptes chiffre l'allongement d'un an (176 trimestres pour la génération 1969) à 5,2 Md€ pour le système de retraite en 2035, et 9,7 Md€ pour l'ensemble des finances publiques. Aucun chiffrage lu au-delà de 176 trimestres. Aucun chiffrage lu non plus pour l'âge d'annulation de la décote (67 ans).
- Service-public.fr, fiche F35063 (durée d'assurance par génération), 2026-01-01 : « 1965 : 170 (42 ans 6 mois) pour les naissances de janvier à mars ; 171 (42 ans 9 mois) pour celles d'avril à décembre ; 1966 à 1968 : 172 (43 ans) »
- Cour des comptes, Situation financière et perspectives du système de retraites, tableau n° 7, 2025-02-20 : « Une diminution d’un an de la durée d’assurance requise aurait un coût complet de 7,1 Md€ pour les finances publiques sur l’exercice 2035. Il se composerait d’une dégradation du solde des retraites de 3,9 Md€ et d’une perte de recettes publiques, hors cotisations retraites, de 3,2 Md€. ; Sa diminution d’un an (42 ans au lieu de 43) coûterait 3,9 Md€ au système de retraite en 2035, alors que son allongement (44 ans au lieu de 43) rapporterait 5,2 Md€ en 2035. »
- Cour des comptes, même rapport, annexe n° 3 (variation d'un trimestre), 2025-02-20 : « Les scénarios d’AOD dépassent le milliard d’euros d’impact sur le solde dès 2027 alors que […] pour la DAR : le milliard d’euros d’impact est atteint à la hausse en 2030 et à la baisse en 2034 seulement. »
- Cour des comptes, même rapport, 2045, 2025-02-20 : « la dégradation du solde serait de 7,7 Md€ en cas de diminution d’un an de la durée d’assurance requise, au lieu de 3,9 Md€ en 2035 »
- Assemblée nationale, étude d'impact du projet de loi garantissant l'avenir et la justice du système de retraites (n° 1376), septembre 2013, § 3.3 et tableau du § 4.2.3 (M€ 2011), 2013-09-17 : « L’économie générée par cette mesure pour le régime général et les régimes de base non équilibrés par subvention sera de 5,6 Md€ en 2040. Son impact sur l’ensemble des régimes de retraite, y compris les régimes équilibrés et les régimes de retraite complémentaires, s’élève quant à lui à 10,4 Md€ à horizon 2040. […] Tous régimes de base et complémentaires + 5 400 / + 10 400 [2030 / 2040] »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Bruno Retailleau
- LCP, dépêche sur l’entretien à LCI du 22 septembre 2026, 22 septembre 2026. Propos de Bruno Retailleau rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (LCP, dépêche sur l’entretien à LCI du 22 septembre 2026).
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