Déchiffrer 2027

Agriculture et commerce, Jean-Luc Mélenchon

Accords de libre-échange (Mercosur) : Veto aux nouveaux accords (Mercosur compris), abrogation de ceux en vigueur

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Position sur les accords commerciaux de l'Union européenne, dont l'accord avec le Mercosur : ratification, clauses miroirs, rejet. Règle de sens : ↑ plus d'accords ou d'ouverture ; ↓ : refus, protections.

« Utiliser le droit de veto de la France, par exemple pour refuser tous les nouveaux accords de libre-échange (avec le Mercosur, y compris révisé, le Chili, le Mexique, l’Inde, l’Indonésie, le Kenya, l’Australie, les Philippines, la Thaïlande, etc.) et tout nouvel élargissement sans harmonisation sociale, fiscale et environnementale préalable […] Abroger les accords de libre-échange en vigueur (comme avec la Nouvelle-Zélande, le Canada, le Japon) »1

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

levier non chiffrable

Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Accord UE-Mercosur : le Conseil a autorisé la signature le 9 janvier 2026 à la majorité qualifiée, malgré le vote contre de la France. Le 21 janvier 2026, le Parlement européen a saisi la CJUE pour avis (334 voix pour, 324 contre, 11 abstentions), ce qui suspend son consentement. La Commission a annoncé une application provisoire de l'accord commercial intérimaire à partir de début mai 2026 ; son entrée en application effective n'a pas été vérifiée. La politique commerciale relève de la compétence exclusive de l'UE.

Horizon. Sans objet.

Limites. Pas d'effet budgétaire direct mesurable. Les droits de douane sont une ressource propre de l'UE. Les effets sectoriels (agriculture, industrie) relèvent d'études d'impact, hors du chiffrage statique. Une « sortie » ou un « refus » national n'a de portée juridique que pour la partie de l'accord soumise aux ratifications nationales.

  1. L’Avenir en commun (édition 2025), p. 66. Ouvrir le document à cette page.

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