Fiscalité des entreprises, Jean-Luc Mélenchon
Taxe sur les transactions financières : Taxe sur les transactions financières, 5 Md€ de recettes annoncées
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Taxe payée sur les achats d'actions des grandes sociétés françaises cotées : taux, assiette (opérations dans la journée, produits dérivés), projet de taxe européenne. Règle de sens : ↑ taxation plus lourde (taux plus élevé ou assiette plus large).
« C'est une taxe sur les transactions financières, elle est classique, 5 milliards, elle a d'ailleurs été adoptée en commission des finances. »1
Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent.
Lien avec la candidature : Il présente, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, le budget que le candidat ferait voter dès 2027 par une loi de finances rectificative ; il porte son programme économique.
* Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
+5 Md€
par an. Éric Coquerel, conférence de presse du 14 octobre 2026 (vers 0:53:32) : « C'est une taxe sur les transactions financières, elle est classique, 5 milliards »
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Ni taux ni assiette : la taxe est déjà prélevée à 0,4 % sur les achats d'actions des grandes sociétés françaises (2,97 Md€ prévus en 2027), et le barème ne chiffre que sa suppression, aucune source administrative ne chiffrant une hausse du taux ou une extension de l'assiette. Le rendement annoncé (5 Md€) est cité, pas compté.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Taxe sur les transactions financières (code général des impôts, art. 235 ter ZD) : 0,4 % du montant des acquisitions d'actions des sociétés françaises dont la capitalisation boursière dépasse 1 Md€ (taux relevé de 0,3 % à 0,4 % par la loi de finances pour 2025) ; les obligations et les produits dérivés ne sont pas taxés. Rendement : 2 526 M€ en 2025, 2 888 M€ prévus en 2026, 2 973 M€ au PLF 2027.
Horizon. Année pleine ; coût = produit actuel de la taxe (statique), prévision du PLF 2027 au centre, prévision révisée pour 2026 en borne basse.
Limites. Seule la suppression est chiffrée. Aucune source administrative ne chiffre une hausse du taux au-delà de 0,4 % ni une extension de l'assiette (opérations dans la journée, produits dérivés). Le seul chiffrage institutionnel lu, celui de la commission des finances du Sénat pour le passage de 0,3 % à 0,4 % (600 M€), porte sur une hausse aujourd'hui en vigueur ; le reporter sur une hausse de plus serait une extrapolation (le volume des transactions réagit au taux). Chiffrage d'auteurs, non compté : un passage à 0,5 % rapporterait environ 1,5 Md€ de plus selon ses auteurs (Sénat, amendement I-950 au PLF 2025, calculé sur les recettes prévues pour 2023). Le rendement suit le volume et le prix des transactions : à actualiser à l'horizon 2032.
- PLF 2027, Évaluation des voies et moyens, tome I (pages 45 et 46), 2026-10 : « La taxe sur les transactions financières s’applique aux acquisitions d’actions émises par les sociétés françaises dont la capitalisation boursière dépasse 1 milliard d’euros. Depuis la loi de finances pour 2025, son taux a été relevé à 0,4 % du montant total de la transaction. […] Les obligations et les produits dérivés ne sont pas soumis à la taxe. […] Les recettes se sont élevées à 2 526 M€ en 2025 […] La prévision s’établit à 2 888 M€ en 2026 […] La prévision s’établit à 2 973 M€ en 2027, soit une hausse de +85 M€ par rapport à 2026. »
- Sénat, PLF 2025, amendement n° A-24 de la commission des finances (article 26 quater, adopté), 2024-12-01 : « La recette supplémentaire résultant du passage de 0,3 % à 0,4 % du taux de la taxe est estimée à 600 millions d'euros. »
- Sénat, PLF 2025, amendement n° I-950 (estimation de ses auteurs), 2024-11-20 : « une telle augmentation permettrait à l'État de collecter environ 3,73 milliards d'euros, contre 2,24 milliards d'euros actuellement avec un taux de 0,3 %, soit une hausse annuelle de 1,5 milliard d'euros »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Jean-Luc Mélenchon
- Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent. Lire la source (Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo)).
Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)