Déchiffrer 2027

Sécurité et justice, Jean-Luc Mélenchon

Violences faites aux femmes et aux enfants : Plan de 5 Md€ contre les violences faites aux femmes et aux enfants

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Prévention et lutte contre les violences conjugales, sexuelles et intrafamiliales et contre les violences faites aux enfants : plans, budget, accueil et hébergement des victimes, mesures de protection, loi-cadre. Règle de sens : ↑ moyens publics accrus contre ces violences.

« La loi intégrale, aujourd'hui, elle correspond à une augmentation de 0 euro dans les budgets pour les violences faites aux femmes et les violences faites aux enfants. Je rappelle que le 1,5 milliard d'euros annoncé par Sébastien Lecornu, là aussi, c'est une tromperie. […] Nous, nous pensons qu'il faut une augmentation conséquence, d'où un plan pour les deux, c'est-à-dire à la fois les violences faites aux femmes et aux enfants, de 5 milliards d'euros. »1

Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent.

Lien avec la candidature : Il présente, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, le budget que le candidat ferait voter dès 2027 par une loi de finances rectificative ; il porte son programme économique.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Crédits publics supplémentaires contre les violences faites aux femmes et aux enfants0 Md€/an5 Md€/an (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage)horizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

−5 Md€

par an. Éric Coquerel, conférence de presse du 14 octobre 2026 (vers 0:42:57) : « d'où un plan pour les deux, c'est-à-dire à la fois les violences faites aux femmes et aux enfants, de 5 milliards d'euros. »

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−5 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle.

Le calcul

  • Crédits publics supplémentaires contre les violences faites aux femmes et aux enfants : (5 − 0) ÷ 1 = 5 fois « +1 Md€ par an de crédits publics contre les violences faites aux femmes et aux enfants », à 1 Md€ (1 à 1) de coût chacune.

Hypothèse de la rédaction. Lecture retenue : 5 Md€ par an de plus que les crédits actuels, montant inscrit au budget de 2027. La conférence ne dit pas si le plan est reconduit chaque année ni sur combien d'années il porte.

Pas d’écart calculé avec le chiffre annoncé : les deux ne portent pas sur le même périmètre (chiffrage partiel, hypothèse de la rédaction, ou mesure comptée autrement par le candidat).

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Plan interministériel pour l'égalité entre les femmes et les hommes 2023-2027, dont le premier axe est consacré aux violences faites aux femmes ; plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027 (11,5 M€ au PLF 2027). Programme 137 « Égalité entre les femmes et les hommes » : 98,65 M€ en LFI 2026, 106,28 M€ au PLF 2027. Document de politique transversale 2026 : 562,32 M€ de crédits de paiement pour l'axe « Combattre les violences faites aux femmes ». Le Gouvernement chiffre la dépense existante contre les violences sexuelles et sexistes à 1,5 Md€ (1 Md€ de l'État, 0,5 Md€ de la Sécurité sociale). La proposition de loi « intégrale » contre les violences sexuelles, sexistes et intrafamiliales a été adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale le 13 octobre 2026 (procédure accélérée) ; le Sénat ne l'a pas encore examinée. Son article 68 programme 3 000 M€ de crédits par an de 2027 à 2032.

Horizon. Dépense en année pleine, statique : 1 € annoncé = 1 € de déficit, par rapport aux politiques actuelles, où la programmation de la loi intégrale n'est pas votée définitivement.

Limites. Paramètre d'enveloppe, comme l'investissement public ou le ferroviaire : il ne vaut que pour un montant annoncé en plus des moyens actuels. Un engagement exprimé en budget total (« porter les moyens à X ») se ramène à l'écart avec la dépense existante, que le Gouvernement chiffre à 1,5 Md€ pour les violences sexuelles et sexistes ; ce montant agrège des crédits de plusieurs budgets et n'est pas publié ligne par ligne (le document de politique transversale 2026 retient 562,32 M€ pour l'axe « violences » ; celui de 2027 n'est pas encore publié). Si la loi intégrale est adoptée définitivement avec sa programmation, la référence des politiques actuelles change et ce barème est à revoir : le Gouvernement estime le coût de ses mesures, à terme, entre 3 et 4 Md€ en plus des dépenses existantes. Repère, non compté : la Fondation des Femmes (2023, source associative) évalue les besoins de 2,6 à 5,4 Md€ par an pour les seules violences faites aux femmes. Une partie de ces moyens peut figurer aussi dans le budget de la Justice (aide aux victimes) ou dans les effectifs de police : recoupement déclaré avec le budget de la mission Justice.

  1. Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent. Lire la source (Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo)).

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