bilan chiffré
Positions de Édouard Philippe : ce que nous avons pu chiffrer
2 positions chiffrées sur 41 relevées (5 %), plus 1 statu quo à coût nul. Les montants ci-dessous ne valent que pour elles : ils ne disent rien des positions que le barème ne permet pas de chiffrer.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.
Ce que valent ces chiffres Fiche de Édouard PhilippeLe bilan
- Dépenses nouvelles
- 9 Md€de 8 à 12 Md€
- Baisses de recettes
- 0 Md€
- Recettes nouvelles
- 0 Md€
- Économies
- 8,4 Md€de 4,7 à 8,4 Md€
Pas de solde publié. Nous n’additionnons ces masses que si au moins 60 % des leviers essentiels chiffrables portent une position chiffrée (ou un statu quo) du candidat. Ici : 3 sur 41 (7 %). En dessous, un solde comparerait des périmètres sans rapport d’un candidat à l’autre : les dépenses se chiffrent plus souvent que les recettes.
En milliards d’euros par an, en année pleine à l’horizon 2032, par rapport aux politiques actuelles, sans effet de comportement. Chaque masse est un montant positif ; ligne par ligne, « + » améliore le solde public et « − » l’aggrave. Sous chaque montant, la fourchette des sources.
Annoncé par le candidat, non compté
Édouard Philippe avance aussi ces montants, sur des positions que nous n’avons pas chiffrées ou seulement en partie (détail, période ou périmètre manquants). Ils ne sont ajoutés ni aux masses ci-dessus ni entre eux : aucun solde n’en est tiré.
- Barème de l'impôt sur le revenuSite de campagne, « Trois principales annonces d'Édouard Philippe à l'Heure de vérité » (8 octobre 2026) : « Concrètement, tous les foyers qui paient moins de 3 000 euros d’impôt sur le revenu seront exonérés d’impôt pendant trois ans, et ceux qui en paient plus bénéficieront d’une réduction d’impôt de 3 000 euros. Ce dispositif, qui coûte 3 Mds € par an […] »Baisse de recettes3 Md€ annoncés
- Impôts de production« 50 Md€ de baisses d'impôts de production contre 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins » : deux montants égaux, sans dire s'ils valent par an ou sur le quinquennat.Baisse de recettesmontant dans la citation
- Investissement public supplémentaire, par an« doté de 2 milliards d'euros par an » ; « Deux milliards, c'est une somme importante. Mais rapportée aux 5 milliards d'euros que coûtent chaque année les catastrophes naturelles, c'est de l'argent bien investi » (discours des Ponts-de-Cé, 17 septembre 2026, rapporté par l'AFP).Dépense nouvelle2 Md€ annoncés
- Aides publiques aux entreprises« 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins », en contrepartie de « 50 Md€ de baisses d'impôts de production » : période (par an ou sur le quinquennat) non précisée.Économiemontant dans la citation
- Positions chiffrées
- 2 sur 415 % des positions relevées
- Statu quo, coût nul
- 1comptés à part, pas comme des positions chiffrées
- Sur des leviers chiffrables
- 2 sur 297 % ; les autres leviers se comparent sans se chiffrer
- Leviers essentiels chiffrés
- 3 sur 41leviers ★ chiffrables de la grille, statu quo compris ; 30 ★ abordés sur 57
- Hypothèses, chiffrages partiels
- 1 hypothèse, 1 chiffrage partielsignalés ligne par ligne
Ce que ces montants ne voient pas
- Restent non chiffrées 7 positions sur des leviers de recettes (impôts, prélèvements) et 19 positions sur des leviers de dépenses, faute de coefficient sourcé qui s’y applique sans interprétation.
- 12 positions portent sur des leviers sans coût budgétaire direct (institutions, règles, objectifs).
- 4 montants annoncés par le candidat, que nous n’avons pas chiffrés ou seulement en partie : cités plus haut, « Annoncé par le candidat, non compté », sans être ajoutés aux masses.
Les positions chiffrées
- Salaire des enseignants+20 % de rémunération moyenne sur le quinquennat−9 Md€dépense nouvelle, −12 à −8 Md€
- Âge légal de départ65 ans, progressivementHypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Calendrier donné par la même source : reprendre d'abord la réforme de 2023 (64 ans), puis atteindre 65 ans « en moins de dix ans ». Ce rythme est proche du scénario lent de la Cour (65 ans pour les générations 1968 à 1972), qui donne 4,7 Md€ en 2035, borne basse de l'option ; la valeur centrale (8,4 Md€) suppose une montée accélérée (générations 1964 à 1968) que le candidat n'annonce pas, et surestime donc son gain. La Cour chiffre la seule année entre 64 et 65 ans, en 2035 et non en 2032 ; le trimestre entre 63 ans et 9 mois (droit de 2032) et 64 ans n'est pas compté.+8,4 Md€économie, +4,7 à +8,4 Md€
- Impôt sur les sociétésPas de hausse d’impôt pour les entreprises, « qui payent déjà trop »0 Md€coût nul
Les positions non chiffrées
38 positions. Pour chacune, la raison : levier sans coefficient au barème, valeur hors du domaine où la source vaut, ou position qui ne correspond à aucune mesure chiffrée sans interprétation.
Voir les 38 positions et leur raison
- Chômage, durée max. d’indemnisationNon chiffrée12 mois maximum pour les moins de 50 ans, « comme l’Allemagne »12 mois pour les moins de 50 ans : hors du domaine du barème (18 à 24 mois), et la borne d'âge de 50 ans diffère de celle du droit actuel (55 ans).
- Durée légale du travailLevier non chiffrableTravailler 2 h de plus par semaine (1 000 € par an), sans dire par quel moyenLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Durée de cotisationNon chiffrée45 ans, progressivement45 ans de cotisation (180 trimestres) : le barème ne vaut qu'entre 168 et 172 trimestres, et le seul chiffrage lu d'un allongement (Cour des comptes) s'arrête à 44 ans (176 trimestres). Pas d'extrapolation.
- Barème de l'impôt sur le revenuNon chiffréeRéduction d’impôt d’environ 3 000 € pour les familles qui travaillentExonération d'impôt sur le revenu pendant les trois premières années de l'enfant pour les foyers qui paient moins de 3 000 € d'impôt, réduction de 3 000 € par an au-delà (site de campagne, 8 octobre 2026) : le barème n'a pas de paramètre pour une exonération ciblée sur les parents de jeunes enfants. Le coût annoncé par le candidat (3 Md€ par an) est cité, pas repris.
- Droits de succession et de donationNon chiffréeContre plus d’impôt sur l’héritage ; plafonds de donation relevés pendant 3 ansPlafonds de donation relevés « très sensiblement » pendant les trois premières années du quinquennat, sans montant : rien à chiffrer. Le barème chiffre l'abattement en ligne directe, commun aux successions et aux donations, pas une hausse temporaire propre aux donations. Dans la même source, le candidat défend le maintien du pacte Dutreil, sans changement chiffrable.
- Élèves par classe, primaireNon chiffréeRéduire les effectifs là où c’est nécessaire, sans cible chiffréeBaisse « là où c'est nécessaire », sans cible ni périmètre : rien à chiffrer.
- Accès au supérieurLevier non chiffrableJuge que Parcoursup « ne marche pas », sans réforme préciseLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Encadrement des loyersLevier non chiffrableOpposé à l’encadrement des loyersLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Baisse des émissions en 2030, par rapport à 1990Levier non chiffrable« Décarboner au maximum », sans cible chiffrée pour 2030Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Prix du carboneNon chiffréePrix du carbone aux frontières de l’Union européenneMesure européenne (le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières de l'Union s'applique depuis 2026) : pas de recette nationale identifiée à chiffrer.
- Rénovations énergétiques par anNon chiffréeAction climatique centrée sur le fret, la rénovation et l’industriePriorité affichée sans nombre ni montant : rien à chiffrer.
- Nouveaux réacteurs nucléairesNon chiffrée8 EPR en plus des 6 déjà prévus, soit 14Huit réacteurs au-delà des six de la PPE3 : hors du domaine du barème, dont le coefficient (décaissements étalés de 2027 à 2038) vaut pour les six premiers EPR2. Le calendrier de décaissement des réacteurs en option (horizon 2045) n'est pas sourcé.
- Éolien et solaireNon chiffréeDévelopper les renouvelables, sans objectif chiffréDéveloppement sans objectif chiffré : rien à chiffrer.
- Impôts de productionNon chiffrée50 Md€ d’impôts de production en moins contre 50 Md€ d’aides en moins50 Md€ de baisse sans liste des impôts visés (CVAE, C3S, CFE, taxes foncières…) ni période (par an ou sur le quinquennat) : rien à chiffrer. La contrepartie annoncée, 50 Md€ d'aides « improductives » en moins, est relevée au levier « aides publiques aux entreprises », où elle n'est pas chiffrée non plus.
- Investissement public supplémentaire, par anNon chiffréeFonds unique d'adaptation au climat de 2 Md€ par an (Barnier et Fonds vert)Le fonds réunit le fonds Barnier et le Fonds vert existants : la hausse par rapport à leurs crédits actuels n'est pas donnée, et le barème ne relève pas ces crédits. Les 2 Md€ annoncés sont cités, pas repris : ils compteraient deux fois des dépenses déjà engagées.
- Vie chère outre-merNon chiffréeÀ La Réunion, remplacer l’octroi de mer par un autre instrument fiscalRemplacement de l'octroi de mer à La Réunion par un instrument non défini : rien à chiffrer.
- Déficit public visé en 2032Levier non chiffrableRègle d’or des déficits par référendum, déficit à 2 % du PIB en 2032Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Fin de vieLevier non chiffrableJanv. 2025, avant la loi : réticent à inscrire l’aide à mourir dans la loiLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Économies annoncéesNon chiffréeLa moitié de l’effort d’économies sur les dépenses socialesRépartition de l'effort sans montant total d'économies : rien à chiffrer. Mesure d'économies sans levier propre dans la grille, annoncée sans montant : « 3 jours de carence pour tout le monde, dans le privé comme le public » (site de campagne, priorité « Pour une France plus prospère », consultée le 14 octobre 2026), après « renforcer les journées de carence d'ordre public » (LCP, 27 août 2026).
- Allocations familialesNon chiffréeAllocation unique de 350 € par mois dès le premier enfant, dégressiveAllocation unique de 350 € dès le premier enfant, dégressive avec l'impôt : dégressivité et sort des autres prestations familiales non précisés, aucune option du barème ne correspond.
- Carrières longuesNon chiffréeUn Français sur 3 pourra partir de 60 à 64 ans (carrières longues, pénibilité)Bornes d'âge et conditions non précisées : rien à chiffrer. L'option « 65 ans » retenue pour l'âge légal suppose déjà les bornes des carrières longues relevées d'un an.
- Part de capitalisationNon chiffréeCapitalisation collective pour tous les salariés, 500 € de l'État au 1er emploiCapitalisation collective généralisée sans taux ni mode d'alimentation (cotisations détournées de la répartition ou épargne nouvelle) : le coût de transition ne se déduit pas. Premier versement de l'État de 500 € au premier emploi : le barème ne connaît que la dotation versée à chaque naissance, pas le nombre de premiers emplois par an ; non chiffré non plus.
- Droit d'asileNon chiffréePays sûrs votés par an, fin de l’asile à vie ; suspendu à Mayotte et en GuyaneAucun nombre de demandes d'asile en moins n'est annoncé (liste de pays sûrs, fin de l'asile à vie, suspension à Mayotte et en Guyane) : rien à chiffrer.
- Effectifs et rémunération des fonctionnairesNon chiffréeUn départ à la retraite sur trois non remplacé (750 000 départs prévus)Environ 250 000 départs non remplacés sur le quinquennat (un tiers de 750 000) : hors du domaine du barème (150 000 agents au plus), pas d'extrapolation.
- Niches fiscales et socialesNon chiffréeSupprimer des niches fiscales avant toute hausse d’impôt, sans listeSuppression de niches sans liste ni montant : rien à chiffrer.
- Niveau de la dépense publiqueLevier non chiffrableRétablir les comptes en baissant la dépense plutôt qu’en augmentant les impôtsOrientation sans niveau visé : le niveau de la dépense se compare à la somme des mesures chiffrées.
- Aides publiques aux entreprisesNon chiffrée50 Md€ d’aides « improductives » en moins, contre 50 Md€ d’impôts50 Md€ d'aides « improductives » sans périmètre (dépenses budgétaires, fiscales ou allègements de cotisations) ni calendrier (par an ou sur le quinquennat) : rien à chiffrer. Ces économies sont, dans le même « pacte fiscal », la contrepartie de la baisse de 50 Md€ des impôts de production (levier « impôts de production »), non chiffrée non plus.
- Place dans l'Union européenneNon chiffréeApprofondir l’Europe vers une « souveraineté européenne intégrale »Orientation institutionnelle (approfondissement, souveraineté européenne), sans mesure budgétaire : rien à chiffrer.
- Accords de libre-échange (Mercosur)Levier non chiffrableProtéger le marché européen face à la Chine (quotas, transferts de technologie)Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Immigration de travail et titres de séjourLevier non chiffrableImmigration divisée par deux, quotas, regroupement familial suspenduLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Prisons et peinesNon chiffréePeines planchers pour les infractions les plus gravesPeines planchers sans nombre de places de prison : coût indirect (détenus en plus) qu'aucune source lue n'estime.
- Budget de la défenseNon chiffréeLPM « de la massification » ; 250 000 réservistes, 50 000 volontaires par anNouvelle loi de programmation militaire sans niveau d'effort en % du PIB ni montant ; réservistes et volontaires du service militaire sans coût annoncé : rien à chiffrer.
- 49.3 et révision de la ConstitutionLevier non chiffrableContre l’extension du référendum de l’article 11 ; réviser par l’article 89Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- FerroviaireNon chiffréeLancer « un grand plan fret-ferroviaire », sans montantPlan de fret ferroviaire sans montant ni contenu (investissement dans le réseau, aides à l'exploitation) : rien à chiffrer.
- Règles budgétairesLevier non chiffrableRègle d'or de maîtrise des déficits dans la Constitution, par référendumLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Heures supplémentairesNon chiffréeHeures au-delà de 35 h, par accord, sans impôt ni cotisationsLes heures au-delà de 35 heures sont aujourd'hui exonérées d'impôt sur le revenu dans la limite de 7 500 € par an et ouvrent une réduction de cotisations salariales ; la mesure les exonère entièrement, et de toute cotisation patronale au-delà de 37 heures, dans les entreprises qui signent un accord. Le barème ne chiffre que la suppression des exonérations en vigueur, pas leur extension, dont le coût dépend du nombre d'accords et d'heures.
- CSG des retraitésNon chiffréeLes retraités devront « contribuer davantage », sans dire par quel moyenContribution accrue des retraités au financement du système social, sans instrument (taux de CSG, abattement de 10 %, indexation des pensions) ni montant : rien à chiffrer. Le site de campagne promet par ailleurs de sauver les retraites « sans hausse des cotisations ni baisse générale des pensions ».
- Droit du sol et nationalitéLevier non chiffrableSuspendre le droit du sol à MayotteLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
Les règles et le barème complet, avec ses sources : la méthode.