bilan chiffré
Programme de Bruno Retailleau : ce que nous avons pu chiffrer
5 positions chiffrées sur 69 relevées (7 %), plus 2 statu quo à coût nul. Les montants ci-dessous ne valent que pour elles : ils ne disent rien des positions que le barème ne permet pas de chiffrer.
Ce que valent ces chiffres Fiche de Bruno RetailleauLe bilan
- Dépenses nouvelles
- 0 Md€
- Baisses de recettes
- 35 Md€
- Recettes nouvelles
- 0 Md€
- Économies
- 2,8 Md€de 1,3 à 4 Md€
Pas de solde publié. Nous n’additionnons ces masses que si au moins 60 % des leviers essentiels chiffrables portent une position chiffrée (ou un statu quo) du candidat. Ici : 3 sur 41 (7 %). En dessous, un solde comparerait des périmètres sans rapport d’un candidat à l’autre : les dépenses se chiffrent plus souvent que les recettes.
En milliards d’euros par an, en année pleine à l’horizon 2032, par rapport aux politiques actuelles, sans effet de comportement. Chaque masse est un montant positif ; ligne par ligne, « + » améliore le solde public et « − » l’aggrave. Sous chaque montant, la fourchette des sources.
Annoncé par le candidat, non compté
Bruno Retailleau avance aussi ces montants, sur des positions que nous n’avons pas chiffrées ou seulement en partie (détail, période ou périmètre manquants). Ils ne sont ajoutés ni aux masses ci-dessus ni entre eux : aucun solde n’en est tiré.
- Chômage, durée max. d’indemnisation« Un gain annuel de 12,5 à 15,7 milliards d'euros » pour l'ensemble de la mesure n° 29, dont « 4 à 5 milliards pour l'application des règles de juin 2024, 7 à 8 milliards pour les ruptures conventionnelles »Économiemontant dans la citation
- Âge légal de départRéforme des retraites présentée comme une économie : « 40 milliards d'économies en cumulé sur cinq ans » (propos du 22 septembre 2026 rapportés par LCP) ; dans le plan du 12 octobre 2026, la réforme paramétrique (décote entre 63 et 65 ans) compte pour 12 Md€ des 42 Md€ attendus des retraites (Public Sénat).Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- Salaire des enseignants« Financé au dernier euro, sans un impôt nouveau » : avec 1,7 million d'élèves de moins dans dix ans, le recul « libère plus de 3 milliards d'euros par an en fin de quinquennat », que le candidat réserve « aux rémunérations et aux conditions de travail » (mesure n° 15). Coût de la hausse elle-même non donné.Dépense nouvellemontant dans la citation
- Aides et relocalisations industrielles600 M€ par an : 200 M€ de l'État, 200 M€ des régions, 200 M€ des fonds européens (mesure n° 44, rubrique « Le financement ») ; plus un sur-amortissement fiscal des équipements productifs, sans montant.Dépense nouvellemontant dans la citation
- Économies annoncées197 Md€ d'économies d'ici 2032 (conférence de presse du 12 octobre 2026), dont 146 Md€ consacrés « à la réduction de la dépense et donc de la dette de l'Etat » et 51 Md€ qu'il souhaite « rendre aux Français » (LCP). Public Sénat donne, dans le même article, à la fois 56 Md€ d'« allègement de la fiscalité » et 51 Md€ rendus : chiffre à confirmer.Économiemontant dans la citation
- Dotations de l'État aux collectivités10 Md€ d'économies sur les collectivités (plan du 12 octobre 2026)Économiemontant dans la citation
- Effectifs et rémunération des fonctionnaires« pour une économie de 25 milliards d’euros » (Public Sénat, plan du 12 octobre 2026 ; non-remplacement « d'ici 2032 » de 400 000 fonctionnaires partis à la retraite selon LCP). Le projet en ligne (thème « L'IA ») n'en détaille que 125 000, liés à l'IA, « sans aucun licenciement ».Économie25 Md€ annoncés
- Fraude fiscale et sociale5 Md€ de recettes attendues (plan du 12 octobre 2026)Recette nouvelle5 Md€ annoncés
Voir les 15 autres montants annoncés
- Heures supplémentaires« Neutre pour les finances publiques » selon le candidat (les seize heures supplémentaires de travail financeraient l'exonération) ; « Pour les entreprises, le gain atteint près de 11 milliards d'euros, dont 4,3 milliards rendus immédiatement sur les heures supplémentaires déjà réalisées »Coût nulmontant dans la citation
- Partage de la valeur (participation, intéressement)« un coût budgétaire immédiat limité » (non chiffré). S'y ajoute la refonte du forfait social de la mesure n° 34 (forfait de 20 % maintenu sur la participation légale, intéressement, part supra-légale et épargne retraite individuelle exonérés), chiffrée par le candidat à 2,8 Md€ et comptée dans ses « près de 15 milliards » sur la fiscalité de production.Baisse de recettesmontant dans la citation
- Impôts de production« près de 15 milliards » sur la fiscalité de production, refonte du forfait social (2,8 Md€) comprise ; avec plus de 25 Md€ d'allègements sur le coût du travail, le « handicap fiscal » baisse de 40 Md€ : « Ce choc est financé par la réforme de notre modèle social et par le retour du travail ».Baisse de recettes15 Md€ annoncés
- Prime d'activité« Un gain annuel de 2 milliards d'euros » (économie, pour l'ensemble du revenu d'incitation)Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- RSA, montant et conditions« Un gain annuel de 2 milliards d'euros » (économie, pour l'ensemble du revenu d'incitation)Économie2 Md€ annoncés
- Allocations familiales« un coût du Revenu familial de 40,3 milliards hors bonification du troisième enfant » (environ 1,5 Md€ de plus, mesure n° 76), pour 41 Md€ de dispositifs supprimés et 0,6 à 0,8 Md€ de gains de gestion : réforme présentée « à budget constant »Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- Crèches et modes de garde« Sans dépense nouvelle. »Coût nulmontant dans la citation
- Aides personnelles au logement (APL)« 200 millions sur les APL des étudiants étrangers hors Union européenne non boursiers » (suppression déjà en vigueur depuis le 1er juillet 2026), « et 200 à 300 millions sur celles des étudiants issus des familles les plus aisées »Économiemontant dans la citation
- Accession à la propriété« Le prêt à taux zéro sera financé par la prise en charge des intérêts par la Caisse des dépôts, et non plus par un crédit d'impôt pesant sur le budget de l'État » (mesure n° 63). Pas de montant.Dépense nouvellemontant dans la citation
- Taxes sur les carburants et l'énergie« À coût budgétaire nul. »Coût nulmontant dans la citation
- Financement de l'enseignement privé« Sans dépense nouvelle. »Coût nulmontant dans la citation
- Versement automatique, allocation sociale unique« Un gain annuel estimé à 10 milliards d'euros », tiré du recensement des aides puis du plafonnement (mesure n° 28) ; le candidat compte ce gain, avec la lutte contre la fraude, dans le financement de sa baisse de cotisations de 30 Md€ (mesure n° 24).Économie10 Md€ annoncés
- Droit d'asile4,5 Md€ d'économie pour deux mesures ensemble, l'examen de l'asile hors des frontières et les cinq ans de séjour et de travail exigés pour les prestations non contributives (plan du 12 octobre 2026, selon Public Sénat) ; part de l'asile non donnée.Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- Régimes spéciaux, système par pointsComptées, avec la capitalisation et le placement des réserves, dans les quelque 42 Md€ attendus des retraites, dont 12 Md€ pour la réforme paramétrique (plan du 12 octobre 2026, selon Public Sénat) ; pas de montant propre.Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- Fiscalité locale« Aucun impôt nouveau, aucune charge nouvelle » : le candidat dit le versement financé par la TVA que rapportent les logements construits (mesure n° 60). Pas de montant.Sens à lire dans la citationmontant dans la citation
- Positions chiffrées
- 5 sur 697 % des positions relevées
- Statu quo, coût nul
- 2comptés à part, pas comme des positions chiffrées
- Sur des leviers chiffrables
- 5 sur 4711 % ; les autres leviers se comparent sans se chiffrer
- Leviers essentiels chiffrés
- 3 sur 41leviers ★ chiffrables de la grille, statu quo compris ; 37 ★ abordés sur 57
- Hypothèses, chiffrages partiels
- 0 hypothèse, 2 chiffrages partielssignalés ligne par ligne
Ce que ces montants ne voient pas
- Restent non chiffrées 10 positions sur des leviers de recettes (impôts, prélèvements) et 30 positions sur des leviers de dépenses, faute de coefficient sourcé qui s’y applique sans interprétation.
- 22 positions portent sur des leviers sans coût budgétaire direct (institutions, règles, objectifs).
- 23 montants annoncés par le candidat, que nous n’avons pas chiffrés ou seulement en partie : cités plus haut, « Annoncé par le candidat, non compté », sans être ajoutés aux masses.
Les positions chiffrées
- Allègements de cotisations sur les bas salaires30 Md€ de cotisations en moins par an, moitié salariés, moitié entreprises−30 Md€baisse de recettes
- Impôts de productionC3S et CVAE supprimées, CFE industrielle exonérée, forfait social refonduChiffrage partiel. L'exonération de la part industrielle de la CFE (1,9 Md€ selon le candidat) n'est pas au barème ; la refonte du forfait social (2,8 Md€ selon lui : intéressement, part supra-légale de la participation et épargne retraite individuelle exonérés), comptée dans ses 15 Md€, relève du partage de la valeur et n'est pas chiffrée. La suppression de la CVAE est déjà programmée pour 2030 : coût nul en 2032.−5,2 Md€baisse de recettes
- Rénovations énergétiques par anFin de MaPrimeRénov' dans le plan d'économiesChiffrage partiel. Fin de MaPrimeRénov' : seules les rénovations d'ampleur sont chiffrées ; les aides par geste ne le sont pas.+2,4 Md€économie, +1,1 à +3,3 Md€
- Aide médicale de l'ÉtatAME remplacée par une aide d'urgence (position de ministre, janvier 2025)+0,4 Md€économie, +0,2 à +0,7 Md€
- Niches fiscales et socialesFin en 5 ans de l'exonération d'IS des bailleurs sociaux0 Md€coût nul
- PénibilitéPénibilité et usure prises en compte par les dispositifs existants0 Md€coût nul
- Impôt sur la fortune (IFI, ISF)Contre la taxe Zucman (septembre 2025)0 Md€coût nul
Écarts avec les chiffres annoncés
- Allègements de cotisations sur les bas salairesAnnoncé : −30 Md€ ; notre calcul : −30 Md€ ; écart 0 Md€ par an.
Les positions non chiffrées
62 positions. Pour chacune, la raison : levier sans coefficient au barème, valeur hors du domaine où la source vaut, ou position qui ne correspond à aucune mesure chiffrée sans interprétation.
Voir les 62 positions et leur raison
- Durée légale du travailLevier non chiffrableTemps de travail négocié par entreprise ou branche, sans référence aux 35 hLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Chômage, durée max. d’indemnisationNon chiffréeRègles de juin 2024, ruptures conventionnelles indemnisées 6 mois au plusLes règles de juin 2024 (8 mois de travail sur 20, 15 mois d'indemnisation au plus) ont été chiffrées par l'Unédic face au droit de l'époque, modifié depuis (convention du 15 novembre 2024, avenant de 2026) : pas de chiffrage par rapport au droit actuel. Les compléments (fin des droits après trois offres refusées, ruptures conventionnelles limitées à six mois et plafonnées) ne sont pas chiffrés par le barème.
- Âge légal de départNon chiffréeÂge minimal de 63 ans, avec une décote de 7 % par anRéforme d'ensemble : âge minimal de 63 ans avec une décote de 7 % par an, taux plein automatique à 65 ans. Le barème ne chiffre ni cette décote ni ce taux plein, dont dépend l'effet de l'âge de 63 ans sur les comptes ; le candidat présente la réforme comme une source d'économies (montants cités).
- Durée de cotisationNon chiffréeTaux plein automatique à 65 ans, même sans tous les trimestresTaux plein automatique à 65 ans au lieu de 67, dans une réforme d'ensemble (âge minimal de 63 ans, décote de 7 % par an), âge ensuite lié à l'espérance de vie selon le même article : aucune source lue ne chiffre l'abaissement de l'âge d'annulation de la décote, seul ou avec le reste.
- Quotient familialNon chiffréeQuotient familial supprimé, fondu dans un revenu familial de 240 € par enfantQuotient familial fondu dans un revenu familial présenté à budget constant, avec les allocations familiales et d'autres aides : la réforme se chiffre d'un bloc, et les dispositifs fusionnés ne sont pas tous au barème.
- Droits de succession et de donationNon chiffréeBaisser les droits de succession au maximum possibleLa baisse promise n'a ni montant ni barème. Le même entretien et le projet en ligne précisent deux mesures : dons familiaux exonérés pendant trois ans jusqu'à 150 000 € par donateur pour un bénéficiaire de moins de 30 ans et 100 000 € de moins de 40 ans (mesures n° 66 et 82, présentées comme financées par l'activité qu'elles déclenchent) ; droits sur les entreprises transmises exigibles seulement à la cession (mesure n° 33, un différé « et non exonération » selon le candidat). Le barème ne chiffre ni une exonération temporaire de donations ni un différé de paiement.
- Accès au supérieurLevier non chiffrableSélection à l’université par un Parcoursup refondéLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Salaire des enseignantsNon chiffrée+135 € nets en début de carrière, environ +300 € en milieuHausse différente selon l'étape de la carrière (135 € nets au début, environ 300 € au cœur, rien de dit pour la fin) : le barème ne donne pas la répartition des enseignants entre ces étapes.
- Encadrement des loyersLevier non chiffrableSupprimer l’encadrement des loyersLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Logement socialNon chiffréeFin des quotas SRU : objectifs locaux en volume, aucun en zone non tendueObjectifs fixés en volume par intercommunalité au lieu d'un quota : règle d'urbanisme, sans volume national ni montant.
- Prix du carboneNon chiffréeMécanisme carbone aux frontières renforcé et étenduExtension d'un mécanisme européen aux produits transformés : pas de recette nationale identifiée à chiffrer.
- Nouveaux réacteurs nucléairesNon chiffrée8 EPR2 de plus que les 6 premiers, si leur chantier avance bienCommande de huit EPR2 de plus, conditionnée à l'avancement des six premiers : engagement conditionnel, et au-delà du domaine du barème (six réacteurs).
- Éolien et solaireNon chiffréePlus aucun appel d'offres solaire ou éolien en mer, contrats en cours tenusArrêt des nouveaux appels d'offres solaire et éolien en mer et des aides aux installations photovoltaïques futures, contrats en cours maintenus : les TWh qui ne seront pas soutenus d'ici 2032 dépendent du calendrier de la PPE3, que le texte ne chiffre pas.
- Prix de l’électricité, marché européenNon chiffréeContrat pour différence entre EDF et fournisseurs, prix de référence de la CREContrat pour différence entre EDF et les fournisseurs : les flux passent entre entreprises, sans dépense budgétaire identifiée ; le prix de référence n'est pas donné.
- PesticidesLevier non chiffrableFin de l’objectif Ecophyto de −50 %, autorisation au cas par casLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Prix plancher, revenu agricoleLevier non chiffrablePart des matières premières sanctuarisée dans les négociationsLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Politique agricole communeLevier non chiffrablePAC européenne, plafonds nationaux garantis sur sept ansLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Recherche, part du PIBNon chiffréeRecherche publique concentrée sur sept secteurs stratégiquesConcentration des crédits de recherche sur sept secteurs, sans hausse ni baisse annoncée : rien à chiffrer.
- Aides et relocalisations industriellesNon chiffréeFonds France Production de 600 M€ par anLa même mesure répartit les 600 M€ annuels : 200 M€ de l'État, 200 M€ des régions, 200 M€ des fonds européens (ces derniers ne sont pas une dépense publique française), plus un sur-amortissement fiscal sans montant. Les 400 M€ de l'État et des régions, s'ils sont des crédits nouveaux (le texte ne dit pas s'ils sont redéployés), restent sous le demi-pas du paramètre du barème (1 Md€), en deçà duquel une position se lit comme inchangée : ils sont cités, non chiffrés.
- Référendum d’initiative citoyenneNon chiffréeArt. 11 élargi ; référendum d’initiative partagée à 2,5 millions de signaturesSeuil du référendum d'initiative partagée abaissé d'un dixième à un vingtième des électeurs (environ 2,5 millions de signatures, mesure n° 12 du projet) et champ de l'article 11 élargi, sans nombre de scrutins : rien à chiffrer.
- 49.3 et révision de la ConstitutionLevier non chiffrablePacte constitutionnel soumis à référendum dès la rentrée 2027Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Déficit public visé en 2032Levier non chiffrableDéficit sous 3 % dès 2031, 2,2 % du PIB en 2032, « sans augmentation d'impôts »Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Économies annoncéesNon chiffrée197 Md€ d'économies d'ici 2032 : État 96, social 91, collectivités 10Objectif de 197 Md€ sur cinq ans réparti par administration : il se compare à la somme des mesures chiffrées, il ne s'additionne pas.
- Niveau de la dépense publiqueLevier non chiffrable« Grand coup de frein » à la dépense publique, sans hausse d'impôtsOrientation sans niveau visé : le niveau de la dépense se compare à la somme des mesures chiffrées.
- Traitement de la detteLevier non chiffrableExcédent primaire en 2030, déficit sous 3 % en 2031, par les économiesLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Règles budgétairesLevier non chiffrableLois-cadres pluriannuelles et plafonds annuels de dépensesLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Dotations de l'État aux collectivitésNon chiffréeEffort de 10 Md€ demandé aux collectivitésEffort de 10 Md€ demandé aux collectivités, sans dire s'il passe par les dotations de l'État.
- Effectifs et rémunération des fonctionnairesNon chiffrée400 000 agents partant à la retraite non remplacés, pour 25 Md€ d'économie400 000 agents en moins d'ici 2032 : hors du domaine du paramètre des effectifs publics, qui vaut jusqu'à 150 000 agents (chiffrage de la Cour des comptes pour 140 000) et n'est jamais extrapolé. Le candidat annonce 25 Md€ d'économie, soit environ 0,63 Md€ pour 10 000 agents, proche du coût moyen retenu par le barème (0,61 Md€).
- Audiovisuel publicNon chiffrée« Gros efforts » d'économies sur l'audiovisuel public (non chiffrés à part)Économies annoncées en agrégat avec d'autres postes, sans montant propre à l'audiovisuel public.
- Fraude fiscale et socialeNon chiffrée5 Md€ attendus de la lutte contre la fraude fiscale et socialeObjectif de recettes sans moyens détaillés : le barème chiffre les recettes recouvrées à partir des moyens engagés, pas un objectif.
- Heures supplémentairesNon chiffréeHeures sup. sans cotisations au-delà de 1 623 h/an, défiscalisation maintenueExonération nouvelle (cotisations patronales et salariales au-delà de 1 623 heures) : aucune source lue ne chiffre ce périmètre.
- Partage de la valeur (participation, intéressement)Non chiffréeSupprime la contribution patronale sur l'actionnariat salariéLe rendement total des contributions patronales sur l'actionnariat salarié n'est pas publié ; seule la hausse de 2025 sur les actions gratuites est chiffrée (0,5 Md€). La refonte du forfait social de la mesure n° 34 (2,8 Md€ selon le candidat) n'a pas d'option au barème, dont le seul chiffrage du volet social (cotisations de droit commun sur la participation et l'intéressement) va en sens inverse.
- Prime d'activitéNon chiffréeRemplacée par un revenu d'incitation, diminué de 30 % du salaire en emploiPrime d'activité, RSA et ASS fondus dans un revenu d'incitation dont la mesure donne le barème (300 € par mois sans activité, 550 € avec quinze heures de formation ou de recherche d'emploi, complément diminué de 30 % du salaire en emploi, nul au-delà de 1 833 € de revenus d'activité, sans lien avec la situation familiale) : refonte d'ensemble que le paramètre du barème (hausse uniforme de la prime) ne représente pas, sans chiffrage indépendant lu. Le gain annoncé (2 Md€) porte sur l'ensemble.
- RSA, montant et conditionsNon chiffréeRSA remplacé : 300 €/mois, 550 € avec 15 h de formation ou de recherche d'emploiRemplacement du RSA par un revenu d'incitation (300 € par mois sans activité, 550 € avec quinze heures de formation ou de recherche d'emploi, complément dégressif en emploi) : refonte qui sort du paramètre (hausse de 0 à 10 % du forfait), sans chiffrage indépendant lu ; le candidat annonce un gain de 2 Md€.
- Chômage, durée de travail pour ouvrir des droitsNon chiffréeAccès durci : période minimale de rechargement des droits portée à 9 ou 12 moisRechargement porté à « neuf ou douze mois » : valeur non arrêtée, et au-dessus de 6 mois le barème n'a pas de coefficient (il ne vaut qu'entre 4 et 6 mois).
- Montant et dégressivité de l'allocationNon chiffréeAllocation plafonnée, dégressivité accélérée au-dessus de 3 000 € netsPlafond de l'allocation sans montant, dégressivité « accélérée » au-dessus de 3 000 € nets sans taux ni calendrier : rien à chiffrer.
- Obligations des demandeurs d'emploiLevier non chiffrableLe refus d'une troisième offre raisonnable met fin à l'indemnisationLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Gouvernance de l'assurance chômageLevier non chiffrableGouvernance rééquilibrée : Unédic, partenaires sociaux et régionsLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Allocations familialesNon chiffrée240 €/mois par enfant dès le premier, si cinq ans d'activité professionnelleFusion de douze dispositifs en un revenu familial de 240 € par enfant, sous condition de séjour régulier et de cinq ans d'activité : refonte d'ensemble sans chiffrage indépendant lu ; le candidat la présente à budget constant, bonification du troisième enfant (environ 1,5 Md€) comprise.
- Crèches et modes de gardeNon chiffréeMicro-crèches alignées sur les MAM, sans dépense nouvelleAlignement des règles des micro-crèches sur celles des maisons d'assistantes maternelles : changement de normes, sans dépense annoncée ni chiffrage lu.
- Aides personnelles au logement (APL)Non chiffréeAPL recentrées, dont celles des étudiants étrangers et de familles aiséesRecentrage des APL sans barème. La mesure chiffrée par le candidat sur les étudiants issus des familles les plus aisées (200 à 300 M€) n'a pas d'équivalent au barème, qui ne chiffre qu'une variation de l'ensemble du barème des APL ; celle sur les étudiants extra-communautaires non boursiers (200 M€) est déjà en vigueur depuis le 1er juillet 2026.
- Accession à la propriétéLevier non chiffrablePTZ pour tous les primo-accédants, neuf et ancien, sans zonageLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Taxes sur les carburants et l'énergieNon chiffréeÉlectricité sortie des certificats d'économies d'énergie : −5 % sur la factureLes certificats d'économies d'énergie sont une obligation imposée aux fournisseurs d'énergie, financée par les prix et non par le budget : aucun chiffrage officiel lu de l'effet de la sortie de l'électricité sur le solde public.
- Groupes de niveau, organisation du collègeNon chiffréeFin du collège unique : examen d'entrée en 6e et groupes de niveauExamen d'entrée en 6e et groupes de niveau sans moyens annoncés : le coût n'est pas documenté.
- Financement de l'enseignement privéNon chiffréeFin de la carte scolaire et de la règle non écrite du 80-20 public/privéFin de la carte scolaire et de la règle du 80-20 : mesure d'organisation, sans montant ni chiffrage officiel trouvé.
- Part de capitalisationNon chiffréePart de capitalisation pour les jeunes : 25 à 30 % de leur retraitePart de 25 à 30 % de la retraite des jeunes, avec un rendement fixé à au moins 4 % ; le financement n'est pas arrêté (une piste citée : cotisation de 1 % du salaire brut, partagée entre salarié et employeur) et celui de la transition n'est pas dit. Une cotisation nouvelle n'est pas une bascule de points de la répartition, seule chiffrée au barème.
- Carrières longuesNon chiffréeCarrières complètes commencées jeune : taux plein dès 63 ans« Commencé jeune » sans âge de début de carrière ni durée exigée, dans une réforme d'ensemble (âge minimal de 63 ans) : rien à chiffrer.
- Immigration de travail et titres de séjourLevier non chiffrableQuotas de visas et de titres de séjour fixés par la loiLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Droit du sol et nationalitéLevier non chiffrableSuppression du droit du sol simple inscrite dans la ConstitutionLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- LaïcitéLevier non chiffrableLaïcité inscrite dans la Constitution, neutralité étendue aux usagersLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Place dans l'Union européenneNon chiffréeÉcarter le droit européen hors compétences des traités, « ni un Frexit »Règle d'application du droit européen, sans effet budgétaire défini : rien à chiffrer.
- Accords de libre-échange (Mercosur)Levier non chiffrableClauses de réciprocité imposées dans tous les accords commerciauxLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Mode de scrutin des législativesLevier non chiffrableHostile à la proportionnelle aux législatives (position de ministre, juin 2025)Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Parc nucléaire existantLevier non chiffrableProlonger les centrales jusqu'à 80 ans, horizon fixé d'embléeLevier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Fin de vieLevier non chiffrableContre le texte sur l'aide à mourir, demande un référendum (mai 2026)Levier sans coefficient au barème : la position se compare, elle ne se chiffre pas.
- Versement automatique, allocation sociale uniqueNon chiffréeCompte social unique, total des aides plafonné à 70 % du SMIC net par adultePlafond du total des aides non contributives à 70 % du SMIC net par adulte (hors handicap, dépendance et vieillesse ; retraite et chômage exclus du calcul), en comptant aides facultatives, gratuités et tarifs sociaux : le barème n'a pas la distribution des aides cumulées par foyer, et ses options (recours de tous les ayants droit, fusion du RSA et de la prime d'activité) ne représentent pas un plafonnement. Le candidat annonce un gain de 10 Md€.
- Droit d'asileNon chiffréeDemandes d'asile examinées hors des frontières, après révision constitutionnelleLe barème chiffre les demandes d'asile en moins par an ; la mesure n'en donne pas le nombre, et l'économie annoncée (4,5 Md€) couvre aussi la condition de cinq ans pour les prestations, sans répartition.
- Régimes spéciaux, système par pointsLevier non chiffrableExtinction des derniers régimes spéciaux, convergence vers l'Agirc-ArrcoExtinction des derniers régimes spéciaux et convergence vers l'Agirc-Arrco, sans calendrier ni régimes nommés : fermer un régime aux nouveaux entrants ne produit presque rien en 2032 en statique, et le levier n'a pas de coefficient au barème.
- Prisons et peinesNon chiffréePeines minimales obligatoires pour les infractions les plus gravesPeines minimales obligatoires sans nombre de places de prison annoncé : le barème chiffre les places nettes livrées, pas les peines, dont le coût passe par le nombre de détenus en plus.
- Justice des mineursNon chiffréeMajorité pénale abaissée à quinze ansMajorité pénale à quinze ans : règle pénale sans place de centre éducatif fermé annoncée, seul coût que chiffre le barème.
- Frais d'inscription à l'universitéNon chiffréePlus d'exonération automatique des frais pour les étudiants extra-européensFin de l'exonération automatique des droits différenciés pour les étudiants extra-européens : le barème ne chiffre que la gratuité ou une hausse générale des droits, et le produit des droits des étudiants extra-communautaires n'y est pas isolé.
- Fiscalité localeNon chiffrée9 000 € de TVA versés à la commune pour chaque logement neufFraction de TVA de 9 000 € par logement neuf, transférée de l'État aux communes : le coût dépend du nombre de logements neufs, que la mesure ne fixe pas, et le barème ne chiffre pas ce transfert.
Les règles et le barème complet, avec ses sources : la méthode.