Industrie et investissement, Fabien Roussel
Nationalisations et privatisations : Nationaliser les banques, les industries stratégiques et TotalEnergies
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Entrée de l'État au capital ou sortie : nationalisation d'entreprises ou de secteurs, privatisations, cessions de participations. Règle de sens : ↑ propriété publique étendue.
« Ce que nous voulons, c'est reprendre le contrôle sur l'argent, c'est nationaliser les banques et nos industries stratégiques […] Et nous continuerons de défendre la nationalisation de Total qui profite de la guerre pour nous faire les poches. »1
Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille), 5 juillet 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
* Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Ni les banques ni les industries visées ne sont désignées, ni la part de TotalEnergies rachetée et l'indemnisation des actionnaires : coût du rachat inconnu, rien à chiffrer ; le barème ne donne qu'une charge d'intérêts par tranche de 10 Md€ rachetés. Le 12 septembre 2026 (Fête de l'Humanité), le candidat resserre la banque à une seule, avec un pôle public bancaire : « nationaliser une grande banque pour reprendre la main sur notre économie […] construire un grand pôle public bancaire pour financer nos besoins, nos investissements, nos collectivités, en prêtant à taux bonifiés, à taux zéro, voire négatifs ». TotalEnergies : « nous proposons la nationalisation de Total Energies » (déclaration du 8 avril), « Il faut nationaliser Total » (Toulouse, 2 juin), « s'il faut exproprier, nous le ferons » (université d'été, 26 août).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. L'État détient 100 % d'EDF depuis l'OPA de 2023 (rachat des 15,9 % du capital et des obligations convertibles qu'il ne détenait pas, environ 9,7 Md€ selon le ministère de l'Économie). Les autoroutes historiques sont concédées jusqu'en 2031-2036. Il n'y a pas de programme de privatisation en cours d'après les sources lues.
Horizon. Charge d'intérêts en année pleine, au taux des émissions de l'AFT (2,73 % en moyenne en 2025, 3,14 % pour les taux longs fin 2025). Le prix d'achat est une opération financière : il augmente la dette, pas le déficit.
Limites. Le chiffre ne tient pas compte des dividendes perçus ou perdus, qui peuvent compenser ou dépasser la charge d'intérêts. Pour les autoroutes, la commission d'enquête du Sénat (2020) estimait les dividendes à environ 40 Md€ au-delà de 2022 jusqu'à l'échéance. Le prix d'une nationalisation dépend de la prime et du contentieux : la Cour des comptes (mai 2026, lue dans un article de blog) aurait jugé qu'une prime plus faible sur EDF aurait économisé 1 Md€. Convention de signe des options : négatif = gain.
- Agence France Trésor — Rapport annuel 2025 / Bulletin mensuel juillet 2026 (via résultat de recherche), 2026 : « Le taux moyen à l'émission « passant de 3,06 % en 2024 à 2,73 % pour l'année 2025 » ; taux longs qui « passent de 2,91% à 3,14% à fin 2025 » »
- Ministère de l'Économie, communiqué de presse n° 34 du 19 juillet 2022 sur l'offre publique visant EDF (pages 1 et 2), 2022-07-19 : « 12,0 euros par action EDF […] 15,64 euros par OCEANE […] Cette Offre représenterait un montant total en numéraire, pour les actions et les OCEANEs, d'environ 9,7 milliards d'euros, en supposant un taux d'apport des actions EDF et des OCEANEs EDF que l'Etat ne détient pas de 100%. »
- Sénat, rapport n° 709 (2019-2020) de la commission d'enquête sur le contrôle, la régulation et l'évolution des concessions autoroutières (pages 17 et 18 du PDF), 2020-09 : « Au-delà de 2022, les dividendes versés atteindraient environ 40 milliards d’euros, dont 32 milliards pour Vinci et Eiffage, à comparer avec les coûts d’acquisition des sociétés. […] Prévu par les contrats de concession pour motif d’intérêt général, le rachat aurait un coût évalué par le ministère de l’économie et des finances entre 45 et 50 milliards d’euros. »
- pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille), 5 juillet 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille)).
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