Déchiffrer 2027

Industrie et investissement, Fabien Roussel

Nationalisations et privatisations : Nationaliser les banques, les industries stratégiques et TotalEnergies

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Entrée de l'État au capital ou sortie : nationalisation d'entreprises ou de secteurs, privatisations, cessions de participations. Règle de sens : ↑ propriété publique étendue.

« Ce que nous voulons, c'est reprendre le contrôle sur l'argent, c'est nationaliser les banques et nos industries stratégiques […] Et nous continuerons de défendre la nationalisation de Total qui profite de la guerre pour nous faire les poches. »1

Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille), 5 juillet 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Ni les banques ni les industries visées ne sont désignées, ni la part de TotalEnergies rachetée et l'indemnisation des actionnaires : coût du rachat inconnu, rien à chiffrer ; le barème ne donne qu'une charge d'intérêts par tranche de 10 Md€ rachetés. Le 12 septembre 2026 (Fête de l'Humanité), le candidat resserre la banque à une seule, avec un pôle public bancaire : « nationaliser une grande banque pour reprendre la main sur notre économie […] construire un grand pôle public bancaire pour financer nos besoins, nos investissements, nos collectivités, en prêtant à taux bonifiés, à taux zéro, voire négatifs ». TotalEnergies : « nous proposons la nationalisation de Total Energies » (déclaration du 8 avril), « Il faut nationaliser Total » (Toulouse, 2 juin), « s'il faut exproprier, nous le ferons » (université d'été, 26 août).

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. L'État détient 100 % d'EDF depuis l'OPA de 2023 (rachat des 15,9 % du capital et des obligations convertibles qu'il ne détenait pas, environ 9,7 Md€ selon le ministère de l'Économie). Les autoroutes historiques sont concédées jusqu'en 2031-2036. Il n'y a pas de programme de privatisation en cours d'après les sources lues.

Horizon. Charge d'intérêts en année pleine, au taux des émissions de l'AFT (2,73 % en moyenne en 2025, 3,14 % pour les taux longs fin 2025). Le prix d'achat est une opération financière : il augmente la dette, pas le déficit.

Limites. Le chiffre ne tient pas compte des dividendes perçus ou perdus, qui peuvent compenser ou dépasser la charge d'intérêts. Pour les autoroutes, la commission d'enquête du Sénat (2020) estimait les dividendes à environ 40 Md€ au-delà de 2022 jusqu'à l'échéance. Le prix d'une nationalisation dépend de la prime et du contentieux : la Cour des comptes (mai 2026, lue dans un article de blog) aurait jugé qu'une prime plus faible sur EDF aurait économisé 1 Md€. Convention de signe des options : négatif = gain.

  1. pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille), 5 juillet 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, « 40e congrès : discours de clôture de Fabien Roussel » (Lille)).

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