Déchiffrer 2027

Transports, Marine Tondelier

Concessions d'autoroutes : Renationaliser progressivement les autoroutes

Sens du changement : suppression d’un dispositif, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Gestion des autoroutes confiée à des sociétés privées : fin ou renégociation des concessions, péages, reprise par l'État. Règle de sens : ↑ concessions prolongées ou étendues.

« Renationaliser progressivement les autoroutes afin d’investir dans les infrastructures de transport (entretien du réseau routier, fluvial et ferroviaire, développement des pistes et voies cyclables…). »1

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Renationalisation « progressive » sans calendrier : rachat anticipé ou reprise à l'échéance, non tranché.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Les concessions historiques (plus de 90 % du réseau concédé) arrivent à échéance entre 2031 et 2036. Le projet de loi-cadre sur les transports, adopté au Sénat et pas encore voté définitivement, prévoit de nouvelles concessions dont environ 2,5 Md€ par an de recettes seraient affectées aux transports à partir de 2032. Le chiffre d'affaires 2024 des sociétés concessionnaires s'élève à 12,8 Md€ (ART). Depuis la LFI 2024, une taxe sur l'exploitation des infrastructures de transport de longue distance est affectée à l'AFIT dans la limite de 500 M€.

Horizon. Année pleine 2032. Le rachat est une opération financière : il augmente la dette de 45 à 50 Md€ une fois, et le déficit seulement par les intérêts.

Limites. Rachat : les intérêts sont calculés aux taux AFT de 2,73 % à 3,14 %. Il faut en déduire les profits captés par l'État : le Sénat estimait les dividendes à environ 40 Md€ entre 2022 et 2036, mais les dividendes versés aux actionnaires ne deviennent pas une recette publique nette après rachat (impôt sur les sociétés, investissements). Le net peut donc devenir un gain, sans chiffrage officiel. L'estimation du Sénat date de 2020 et se rapproche mécaniquement de zéro à mesure que l'échéance approche. Régie à l'échéance : les biens reviennent gratuitement à l'État. Face au projet de loi-cadre, qui prévoit environ 2,5 Md€ par an pour les transports, le solde statique est proche de zéro mais dépend du montage. Péages : 10 % × 12,8 Md€ (chiffre d'affaires 2024, synthèse de l'ART).

  1. Pour une prospérité écologique, programme des Écologistes, p. 25. Ouvrir le document à cette page.

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