Déchiffrer 2027

Sécurité et justice, Éric Zemmour

Prisons et peines : Peines planchers, rôle du juge de l'application des peines réduit

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Places de prison, surpopulation carcérale, peines planchers, courtes peines, aménagements et alternatives à l'incarcération. Règle de sens : ↑ plus de places de prison ou des peines plus lourdes.

Propos rapportés par Europe 1 et CNews, « La France en face » : Eric Zemmour propose d'instaurer des "peines planchers" et de réduire le rôle du juge d'application des peines. "Il faut qu'ils aillent en prison, qu'ils restent en prison", a-t-il affirmé.1

Propos d’Éric Zemmour rapportés par Europe 1 et CNews, « La France en face », 19 mai 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Peines planchers : leur coût passe par le nombre de détenus en plus, qu'aucune source lue n'estime.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Au 1er septembre 2025 : 84 311 détenus pour 62 614 places opérationnelles, soit une densité de 134,7 %. Plan « 15 000 places » d'ici 2027, très en retard. Prisons modulaires (objectif de 3 000 places). Les peines planchers ont été supprimées en 2014.

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Investissement : 5,55 Md€ / 15 000 ≈ 370 k€ par place, soit environ 0,06 Md€ par an pour 1 000 places si les travaux sont étalés sur six ans. Fonctionnement : environ 40 à 60 k€ par place et par an, estimé à partir du titre 2 et des crédits de fonctionnement du programme 107. Ce ratio est surestimé car le programme finance aussi la probation (SPIP). Les peines planchers ne sont pas chiffrables directement : leur coût passe par le nombre de détenus en plus, donc de places. À 134 % de densité, des détenus supplémentaires sans places nouvelles ne coûtent presque rien au budget, mais aggravent la surpopulation. Fonctionnement relu dans une source : la Cour des comptes (2023) donne 105 € par journée de détention, soit environ 38 M€ par an pour 1 000 détenus (fonctionnement seul, sans investissement). Avec l'investissement étalé (environ 0,06 Md€ par an pour 1 000 places), on obtient environ 0,10 Md€ pour 1 000 places, dans la fourchette retenue. Le Conseil de l'Europe (SPACE I 2023) donne 127 € par jour, cité par un document de l'Assemblée nationale. Plan 15 000 : 5 411 places nettes livrées à l'automne 2025 ; les places à venir ne sont publiées qu'en brut (environ 6 500), ce qui empêche de chiffrer un moratoire sur les places restantes.

  1. Europe 1 et CNews, « La France en face », 19 mai 2026. Propos d’Éric Zemmour rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Europe 1 et CNews, « La France en face »).

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