Sécurité et justice, Gabriel Attal
Prisons et peines : Supprimer le juge d'application des peines, construire des places de prison
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Places de prison, surpopulation carcérale, peines planchers, courtes peines, aménagements et alternatives à l'incarcération. Règle de sens : ↑ plus de places de prison ou des peines plus lourdes.
Propos rapportés par Site de campagne, compte rendu de la tribune au Figaro : Parce qu'une peine n'a de sens que si elle est exécutée, il propose également la suppression du Juge d'application des peines (JAP) et la suppression des aménagements automatiques (comme la libération sous contrainte). Cette exigence suppose des capacités carcérales adaptées. Gabriel Attal propose la construction de nouvelles places de prison grâce à une loi d’exception inspirée du modèle de reconstruction de Notre-Dame.1
Propos de Gabriel Attal rapportés par Site de campagne, compte rendu de la tribune au Figaro, 12 juin 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Construction de places sans nombre ; suppression du juge de l'application des peines et des aménagements automatiques : coût indirect (détenus en plus) qu'aucune source lue n'estime.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Au 1er septembre 2025 : 84 311 détenus pour 62 614 places opérationnelles, soit une densité de 134,7 %. Plan « 15 000 places » d'ici 2027, très en retard. Prisons modulaires (objectif de 3 000 places). Les peines planchers ont été supprimées en 2014.
Horizon. année pleine 2032, Md€/an
Limites. Investissement : 5,55 Md€ / 15 000 ≈ 370 k€ par place, soit environ 0,06 Md€ par an pour 1 000 places si les travaux sont étalés sur six ans. Fonctionnement : environ 40 à 60 k€ par place et par an, estimé à partir du titre 2 et des crédits de fonctionnement du programme 107. Ce ratio est surestimé car le programme finance aussi la probation (SPIP). Les peines planchers ne sont pas chiffrables directement : leur coût passe par le nombre de détenus en plus, donc de places. À 134 % de densité, des détenus supplémentaires sans places nouvelles ne coûtent presque rien au budget, mais aggravent la surpopulation. Fonctionnement relu dans une source : la Cour des comptes (2023) donne 105 € par journée de détention, soit environ 38 M€ par an pour 1 000 détenus (fonctionnement seul, sans investissement). Avec l'investissement étalé (environ 0,06 Md€ par an pour 1 000 places), on obtient environ 0,10 Md€ pour 1 000 places, dans la fourchette retenue. Le Conseil de l'Europe (SPACE I 2023) donne 127 € par jour, cité par un document de l'Assemblée nationale. Plan 15 000 : 5 411 places nettes livrées à l'automne 2025 ; les places à venir ne sont publiées qu'en brut (environ 6 500), ce qui empêche de chiffrer un moratoire sur les places restantes.
- AN, rapport spécial PLF 2026, Justice, 2025-10 : « Au 1er septembre 2025, le nombre de détenus était de 84 311 ... pour 62 614 places opérationnelles, ce qui représente une densité carcérale de 134,7 % ; En 2026, les crédits demandés au titre 2 s'élèvent à 3,58 milliards d'euros ... Hors CAS Pensions, ces crédits représentent 2,33 milliards d'euros »
- Sénat, rapport d'information n° 37 (2023-2024), A. Lefèvre, « 15 000 places ... mission impossible ? », 2023-10-18 : « au mois de juin 2023, le coût prévisionnel révisé atteignait désormais 5,55 milliards d'euros ... le coût total du plan 15 000 pourrait excéder les 6 milliards d'euros »
- Cour des comptes, « Une surpopulation carcérale persistante, une politique d'exécution des peines en question », rapport public thématique, 2023-10 : « « Pour le programme 107, la direction de l'administration pénitentiaire (DAP) calcule un agrégat, le coût d'une journée de détention (JDD) pour le milieu fermé. […] Il ne constitue pas un coût complet et n'intègre pas les dépenses d'investissement. […] En moyenne une journée d'incarcération en établissement pénitentiaire coûte 105 € par détenu. » »
- Sénat, rapport général n° 139 (2025-2026), tome III, annexe 17 « Justice » (A. Lefèvre), 2025-11-24 : « « Au moment de la présentation du présent projet de loi de finances, 24 établissements du plan 15 000 avaient été livrés, soit 7 384 places brutes créées et 5 411 places nettes, compte tenu de certaines fermetures d'établissements. » ; « 2 388 places brutes sont en travaux, 2 560 places brutes sont en phase d'études de conception et 1 550 places brutes sont concernées par des marchés attribués. » »
- Site de campagne, compte rendu de la tribune au Figaro, 12 juin 2026. Propos de Gabriel Attal rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Site de campagne, compte rendu de la tribune au Figaro).
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