Déchiffrer 2027

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Chômage, Gabriel Attal

Chômage, durée de travail pour ouvrir des droits : Reprise de la réforme de 2024 : 8 mois de travail pour ouvrir des droits

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Durée minimale de travail, sur une période de référence, nécessaire pour toucher l'allocation chômage. Règle de sens : ↑ durée de travail exigée plus longue (accès plus restreint).

« C’est pourquoi je porte une réforme de l’assurance chômage qui incite au travail et qui créerait 100 000 emplois supplémentaires. »1

Encodage

ParamètreLoi actuelleProgrammeDate d’effet ou horizon
Durée de travail exigée pour ouvrir des droits6 mois8 mois* (hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire) (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage)Année pleine, Md€ par an, en euros 2021

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

+0,8 Md€* (hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire)

par an pour les comptes publics, économie, fourchette de +0,6 à +1 Md€.

* Hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire (domaine mesuré : 4 à 6 mois).

Le calcul

  • Durée de travail exigée pour ouvrir des droits : (8 − 6) ÷ -1 = -2 fois « 1 mois d'affiliation exigé en moins (entre 6 et 4 mois), pour tous les entrants (hors primo-entrants, déjà à 5 mois) », à 0,4 Md€ (0,3 à 0,5) de coût chacune. Valeur proposée hors du domaine mesuré par la source : extrapolation linéaire (domaine mesuré : 4 à 6 mois). Domaine mesuré par l'Unédic : passage de 4 à 6 mois (estimation de mars 2021). Hors de cet intervalle, extrapolation linéaire, marquée comme telle.

Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue : le compte rendu de l'entretien au Parisien publié par le site de campagne (3 juillet 2026, https://attalpresident.fr/actualites/dans-le-parisien-gabriel-attal-vise-le-zero-deficit-en-2037) annonce « la reprise de la réforme de l'assurance chômage initiée lorsqu'il était Premier ministre » ; la page « Dette de l'État » du programme dit cette réforme engagée en 2024 et empêchée par la dissolution d'entrer en vigueur : ce sont les règles de juin 2024, lues comme pour Bruno Retailleau. Pour l'accès, leur condition de 8 mois de travail sur les 20 derniers mois pour ouvrir des droits, au lieu de 6 mois sur 24 aujourd'hui ; au-delà de 6 mois (domaine mesuré par l'Unédic, 4 à 6 mois), extrapolation linéaire. Le coefficient (Unédic, mars 2021) est appliqué au droit actuel sans actualisation, comme pour les abrogations de la réforme 2019-2021 chiffrées chez d'autres candidats. Non chiffrés : la période de référence ramenée de 24 à 20 mois, qui durcit encore l'accès, et les règles de rechargement des droits. La durée maximale de 15 mois des mêmes règles est chiffrée au levier « durée » ; les économies annoncées pour toute la réforme y sont citées, sans être reprises.

Coefficient calculé par la rédaction à partir de Unédic, « Impact de l'évolution des règles d'assurance chômage au 1er juillet 2021 » (estimations de mars 2021), page 7 du PDF : la position est marquée hypothèse de la rédaction.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Ouvrir des droits exige 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois, 36 mois à partir de 55 ans. Cette règle vient du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 et a été reconduite par la convention du 15 novembre 2024. Avant 2019 : 4 mois sur 28. Depuis le 1er avril 2026, les primo-entrants (personnes non indemnisées au cours des 20 dernières années) ouvrent des droits avec 5 mois de travail (108 jours ou 758 heures) dans les 24 ou 36 derniers mois (loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, dispositions agréées par arrêté du 28 mars 2026) : 100 M€ en 2026, 130 M€ par an en régime de croisière dès 2027 (Unédic).

Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2021

Limites. Dérivé de l'estimation Unédic de mars 2021 : 0,8 Md€ par an en régime de croisière pour le passage de la condition d'affiliation de 4 à 6 mois, divisé par deux mois. Le retour à 4 mois sur 28 coûte environ 0,8 Md€. Le chiffre de 2021 n'est pas actualisé : le chômage et le SMIC ont changé depuis, et la contracyclicité de 2023 réduit la durée des droits ouverts. Repère sous le droit de 2026 : abaisser la condition d'un mois pour les seuls primo-entrants coûte 0,13 Md€ par an (Unédic), bien moins que le coefficient, qui porte sur tous les entrants. Convention « net » : l'Unédic présente ses moindres dépenses de 2021 et 2023 avec le financement des retraites complémentaires des allocataires (un flux vers l'Agirc-Arrco, entre administrations publiques) ; pour la réforme de 2019-2021, la part de ce flux n'est pas isolée et n'a pas pu être retirée.

Lire ces montants. Ce sont des coûts et des recettes statiques, sans effet de retour, en année pleine : rien sur la croissance, l’emploi ni les recettes que l’activité ferait gagner ou perdre. Un coût net plus élevé ne fait pas à lui seul une moins bonne politique, ni une économie nette une meilleure : chaque programme repose sur un modèle économique (relance par la demande, baisse des prélèvements, consolidation des comptes…) que le barème ne tranche pas. Le PIB lui-même mesure un volume d’activité, pas le bien-être ni l’utilité de ce qui est produit. Modèles économiques et effets de retour.

  1. attalpresident.fr, chantier « Travail & salaires » (page non datée). Lire la page du programme.

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