Déchiffrer 2027

Chômage, Fabien Roussel

Chômage, durée de travail pour ouvrir des droits : Abroger les réformes de l'assurance chômage (retour à 4 mois de travail)

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Durée minimale de travail, sur une période de référence, nécessaire pour toucher l'allocation chômage. Règle de sens : ↑ durée de travail exigée plus longue (accès plus restreint).

« une augmentation générale des salaires, leur indexation sur les prix, l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et la construction d’une sécurité d’emploi et de formation »1

PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Durée de travail exigée pour ouvrir des droits6 mois4 mois (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage)horizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−0,8 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −1 à −0,6 Md€.

Le calcul

  • Durée de travail exigée pour ouvrir des droits : (4 − 6) ÷ -1 = 2 fois « 1 mois d'affiliation exigé en moins (entre 6 et 4 mois), pour tous les entrants (hors primo-entrants, déjà à 5 mois) », à 0,4 Md€ (0,3 à 0,5) de coût chacune.

Hypothèse de la rédaction. Lecture retenue : l'abrogation des réformes comprend le décret de 2019, qui a porté de 4 à 6 mois la durée de travail exigée ; retour à la règle d'avant 2019.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Ouvrir des droits exige 6 mois de travail (130 jours ou 910 heures) sur les 24 derniers mois, 36 mois à partir de 55 ans. Cette règle vient du décret n° 2019-797 du 26 juillet 2019 et a été reconduite par la convention du 15 novembre 2024. Avant 2019 : 4 mois sur 28. Depuis le 1er avril 2026, les primo-entrants (personnes non indemnisées au cours des 20 dernières années) ouvrent des droits avec 5 mois de travail (108 jours ou 758 heures) dans les 24 ou 36 derniers mois (loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, dispositions agréées par arrêté du 28 mars 2026) : 100 M€ en 2026, 130 M€ par an en régime de croisière dès 2027 (Unédic).

Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2021

Limites. Dérivé de l'estimation Unédic de mars 2021 : 0,8 Md€ par an en régime de croisière pour le passage de la condition d'affiliation de 4 à 6 mois, divisé par deux mois. Option discrète utile : retour à 4 mois sur 28, soit un coût d'environ 0,8 Md€. Le chiffre de 2021 est à actualiser : le chômage et le SMIC ont changé depuis, et la contracyclicité de 2023 réduit la durée des droits ouverts. Repère sous le droit de 2026 : abaisser la condition d'un mois pour les seuls primo-entrants coûte 0,13 Md€ par an (Unédic), bien moins que le coefficient, qui porte sur tous les entrants.

  1. PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué)).

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