Industrie et investissement, Gabriel Attal
Investissement public supplémentaire, par an : Plan IA de 200 Md€, moitié public, moitié privé, sans rythme annuel
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Investissement public supplémentaire annoncé, en milliards d'euros par an. Règle de sens : ↑ investissement plus élevé.
Propos rapportés par attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien aux Échos : Pour ce plan d'ampleur, il convient de viser un objectif de 200 milliards d'euros, partagé à parité stricte entre le financement public et privé.1
Propos de Gabriel Attal rapportés par attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien aux Échos, 17 juin 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
montant non ventilé
Montant annoncé pour un ensemble plus large, pas pour cette seule position par an : « il convient de viser un objectif de 200 milliards d'euros, partagé à parité stricte entre le financement public et privé » (montant total, présenté comme un « Plan France 2040 », sans calendrier de dépense)
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Montant total de 200 Md€, dont la moitié publique, pour faire de la France la première puissance européenne de l’IA « d’ici 10 ans » (« Plan France 2040 ») : ni calendrier de dépense, ni partage de la part publique entre l’État et l’échelon européen. Impossible de le ramener à une année pleine sans interprétation.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Il n'existe pas de règle nationale qui fixe le niveau de l'investissement public. Les règles budgétaires européennes de 2024 (trajectoire de dépense nette) s'appliquent. La FBCF des administrations publiques s'élève à 132,2 Md€ en 2025 (Insee, comptes nationaux annuels, base 2020), soit environ 4,4 % d'un PIB de 2 991,1 Md€.
Horizon. Dépense en année pleine, statique : 1 € annoncé = 1 € de déficit, avant tout effet de retour sur la croissance.
Limites. L'essentiel de l'investissement public est porté par les collectivités locales : un engagement de l'État n'est tenu que s'il passe par des dotations ou des crédits d'État. Attention aux doubles comptes avec les leviers rail, rénovation, EPR2 (un prêt n'est pas de l'investissement public), France 2030 et défense. Un plan qui passe en partie par des prêts, des garanties ou des dotations en capital pèse moins sur le déficit : l'Institut Montaigne (2022) estimait, « à la lumière » des programmes d'investissements d'avenir, que 200 Md€ sur cinq ans ne pèseraient que pour 29 Md€ par an sur le déficit (72,5 %). Ces opérations financières pèsent sur la dette, que le barème compte à part ; le paramètre ne vaut que pour une dépense d'investissement, et ce jugement sur la composition d'un plan n'est pas une borne du coefficient. Les effets multiplicateurs ne sont pas intégrés au chiffre central (règle de la méthode). Donnée Insee provisoire, révisable.
- Comptes nationaux annuels en 2025 (Insee), 2026-05 : « FBCF « administrations publiques 5,4 5,3 2,6 132,2 1,0 3,7 0,1 » (132,2 = milliards d'euros 2025) ; le PIB « atteint 2 991,1 milliards d'euros » »
- attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien aux Échos, 17 juin 2026. Propos de Gabriel Attal rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien aux Échos).
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