Industrie et investissement, Fabien Roussel
Investissement public supplémentaire, par an : Pacte d'avenir : 500 Md€ empruntés sur 5 ans par la CDC et Bpifrance
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Investissement public supplémentaire annoncé, en milliards d'euros par an. Règle de sens : ↑ investissement plus élevé.
« C'est la possibilité pour la France, pour un gouvernement, d'emprunter 500 milliards d'euros sur cinq ans, que nous proposons de mobiliser à travers le pôle public bancaire composé par la CDC et la BPI. […] C'est possible de mobiliser le pouvoir des banques pour pouvoir accompagner les investissements, relocaliser l'industrie, investir dans un plan climat, la transition écologique et relancer son économie. »1
Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, « Discours de Fabien Roussel - Fête de l'Huma 31 » (Toulouse), 2 juin 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
montant non ventilé
Montant annoncé pour un ensemble plus large, pas pour cette seule position par an : « emprunter 500 milliards d'euros sur cinq ans », mobilisés par le pôle public bancaire (CDC, Bpifrance) ; « un fonds d'avenir doté de 500 milliards d'euros » (discours de clôture du 40e congrès, 5 juillet 2026)
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Fonds de 500 Md€ sur cinq ans prêté par le pôle public bancaire (CDC, Bpifrance) à des projets publics et privés : la part d'investissement public n'est pas isolable, et un prêt pèse sur la dette, pas sur le solde.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Il n'existe pas de règle nationale qui fixe le niveau de l'investissement public. Les règles budgétaires européennes de 2024 (trajectoire de dépense nette) s'appliquent. La FBCF des administrations publiques s'élève à 132,2 Md€ en 2025 (Insee, comptes nationaux annuels, base 2020), soit environ 4,4 % d'un PIB de 2 991,1 Md€.
Horizon. Dépense en année pleine, statique : 1 € annoncé = 1 € de déficit, avant tout effet de retour sur la croissance.
Limites. L'essentiel de l'investissement public est porté par les collectivités locales : un engagement de l'État n'est tenu que s'il passe par des dotations ou des crédits d'État. Attention aux doubles comptes avec les leviers rail, rénovation, EPR2 (un prêt n'est pas de l'investissement public), France 2030 et défense. Un plan qui passe en partie par des prêts, des garanties ou des dotations en capital pèse moins sur le déficit : l'Institut Montaigne (2022) estimait, « à la lumière » des programmes d'investissements d'avenir, que 200 Md€ sur cinq ans ne pèseraient que pour 29 Md€ par an sur le déficit (72,5 %). Ces opérations financières pèsent sur la dette, que le barème compte à part ; le paramètre ne vaut que pour une dépense d'investissement, et ce jugement sur la composition d'un plan n'est pas une borne du coefficient. Les effets multiplicateurs ne sont pas intégrés au chiffre central (règle de la méthode). Donnée Insee provisoire, révisable.
- Comptes nationaux annuels en 2025 (Insee), 2026-05 : « FBCF « administrations publiques 5,4 5,3 2,6 132,2 1,0 3,7 0,1 » (132,2 = milliards d'euros 2025) ; le PIB « atteint 2 991,1 milliards d'euros » »
- pcf.fr, « Discours de Fabien Roussel - Fête de l'Huma 31 » (Toulouse), 2 juin 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, « Discours de Fabien Roussel - Fête de l'Huma 31 » (Toulouse)).
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