Énergie, Gabriel Attal
Nouveaux réacteurs nucléaires : Sécuriser les 14 EPR, puis viser un réacteur par an
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Nombre de nouveaux réacteurs nucléaires que le programme prévoit de commander ou de construire. Règle de sens : ↑ plus de réacteurs.
Propos rapportés par attalpresident.fr, compte rendu de la conférence de presse « plan Messmer II » : Sur le nucléaire, Gabriel Attal veut sécuriser la construction des 14 EPR et retrouver une capacité de construction en série, avec l’objectif d’atteindre un réacteurs par an.1
Propos de Gabriel Attal rapportés par attalpresident.fr, compte rendu de la conférence de presse « plan Messmer II », 23 septembre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Huit réacteurs au-delà des six de la PPE3 : hors du domaine du barème, dont le coefficient (décaissements étalés de 2027 à 2038) vaut pour les six premiers EPR2. Le calendrier de décaissement des réacteurs en option (horizon 2045) n'est pas sourcé.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. La PPE3 (décret publié au JO le 13 février 2026, période 2026-2035) prévoit 6 EPR2 (Penly, Gravelines, Bugey), avec une première mise en service visée en 2038 et 8 réacteurs supplémentaires en option. Elle supprime les fermetures anticipées de réacteurs. Le devis d'EDF du 18 décembre 2025 s'élève à 72,8 Md€ (euros 2020, hors frais financiers). Le financement prévu par le Conseil de politique nucléaire de mars 2025 repose sur un prêt bonifié de l'État couvrant au moins la moitié de la construction et sur un CfD de 40 ans plafonné à 100 €2024/MWh ; le Conseil du 12 mars 2026 a fixé ce prêt à 60 % du montant total du programme, financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts, et EDF s'est engagé à tenir 72,8 Md€2020. Il doit encore être approuvé par la Commission européenne. La décision finale d'investissement est attendue fin 2026.
Horizon. En Md€ par an de besoin de financement de l'État (dette), pendant la construction (environ 2027-2038). Le déficit au sens de Maastricht n'est touché que par la bonification du prêt, qui n'est pas chiffrée par les sources lues.
Limites. Ce coût n'a pas la même nature que les autres : un prêt est une opération financière qui alourdit la dette mais pas le déficit, sauf pour la part bonifiée et un éventuel appel du CfD. Calcul : borne basse 72,8/6 ≈ 12,1 Md€ par réacteur (EDF, euros 2020) × 60 % / 12 ans ≈ 0,61 ; centrale 79,9/6 ≈ 13,3 Md€ (Cour des comptes, euros 2023, chiffrage EDF de fin 2023, dépassé depuis par celui de décembre 2025) × 60 % / 11 ans ≈ 0,73 ; haute 13,3 Md€ entièrement prêtés sur 11 ans. Part prêtée : 60 % (Conseil de politique nucléaire du 12 mars 2026). Les hypothèses de 11 à 12 ans sont les nôtres (de la décision fin 2026 à la mise en service en 2038) ; or EDF vise 2038 pour le premier réacteur et un intervalle de 12 à 18 mois entre les suivants : pour les derniers réacteurs, le décaissement en 2032 est sans doute plus faible, et le coefficient le surestime. Le prêt sera financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts : son effet sur la dette de l'État reste à établir. La Cour des comptes (janvier 2025) relevait l'absence de « devis abouti ». Greenpeace estime la relance entre 380 et 650 Md€ (chiffre militant, autre périmètre). Le CfD peut coûter ou rapporter selon les prix de marché après 2038, donc hors horizon 2032. La convention de signe des options : négatif = gain. L'abandon est donné par le paramètre linéaire. Les 8 réacteurs optionnels ne le sont plus : leur calendrier de décaissement (horizon 2045) n'est pas sourcé, et le coefficient, calculé sur 2027-2038, les surestimerait en 2032.
- EDF, communiqué du 18 décembre 2025, « EDF shares its forecasted cost estimate of the EPR2 programme for €72.8bn », 2025-12-18 : « This forecasted cost estimate stands at €72.8bn2020 […] The target date for commissioning the first reactor at Penly is 2038, with the subsequent reactors scheduled to be commissioned at intervals of 12 to 18 months. […] A subsidised loan to finance at least 50% of construction costs; - A 40-year contract for difference; »
- Élysée, cinquième Conseil de politique nucléaire, 12 mars 2026, 2026-03-12 : « EDF s’est engagé à tenir la cible de coûts de construction à hauteur de 72,8 Md€2020 et de calendrier du programme. […] Le prêt bonifié de l’Etat accordé au programme EPR 2 pour 60% du montant total du programme sera financé par le fonds d’épargne de la Caisse des dépôts. »
- Cour des comptes, « La filière EPR : une dynamique nouvelle, des risques persistants », janvier 2025 (page 32 du PDF), 2025-01-14 : « Le coût de construction overnight de trois paires d’EPR2 est passé de 51,7 Md€2020 à 67,4 Md€2020 (soit 79,9 Md€2023), soit une augmentation de 30% à conditions économiques inchangées et hors effet de l’inflation. »
- PPE 3 : le décret sur la feuille de route énergétique publié au JO (AFP / Connaissance des énergies, via résultat de recherche), 2026-02-13 : « Construction de six EPR2, première mise en service visée en 2038, huit réacteurs supplémentaires en option ; production nucléaire de 380 à 420 TWh en 2030. »
- attalpresident.fr, compte rendu de la conférence de presse « plan Messmer II », 23 septembre 2026. Propos de Gabriel Attal rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (attalpresident.fr, compte rendu de la conférence de presse « plan Messmer II »).
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