Déchiffrer 2027

Énergie, Raphaël Glucksmann

Nouveaux réacteurs nucléaires : Construire à temps de nouvelles unités, sans nombre

Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Nombre de nouveaux réacteurs nucléaires que le programme prévoit de commander ou de construire. Règle de sens : ↑ plus de réacteurs.

« Conforter le rôle du nucléaire, énergie pilotable et décarbonée, en assurant la sûreté des centrales existantes et la construction à temps de nouvelles unités. »1

Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Nouvelles unités sans nombre : rien à chiffrer.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. La PPE3 (décret publié au JO le 13 février 2026, période 2026-2035) prévoit 6 EPR2 (Penly, Gravelines, Bugey), avec une première mise en service visée en 2038 et 8 réacteurs supplémentaires en option. Elle supprime les fermetures anticipées de réacteurs. Le devis d'EDF du 18 décembre 2025 s'élève à 72,8 Md€ (euros 2020, hors frais financiers). Le financement prévu par le Conseil de politique nucléaire de mars 2025 repose sur un prêt bonifié de l'État couvrant au moins la moitié de la construction et sur un CfD de 40 ans plafonné à 100 €2024/MWh ; le Conseil du 12 mars 2026 a fixé ce prêt à 60 % du montant total du programme, financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts, et EDF s'est engagé à tenir 72,8 Md€2020. Il doit encore être approuvé par la Commission européenne. La décision finale d'investissement est attendue fin 2026.

Horizon. En Md€ par an de besoin de financement de l'État (dette), pendant la construction (environ 2027-2038). Le déficit au sens de Maastricht n'est touché que par la bonification du prêt, qui n'est pas chiffrée par les sources lues.

Limites. Ce coût n'a pas la même nature que les autres : un prêt est une opération financière qui alourdit la dette mais pas le déficit, sauf pour la part bonifiée et un éventuel appel du CfD. Calcul : borne basse 72,8/6 ≈ 12,1 Md€ par réacteur (EDF, euros 2020) × 60 % / 12 ans ≈ 0,61 ; centrale 79,9/6 ≈ 13,3 Md€ (Cour des comptes, euros 2023, chiffrage EDF de fin 2023, dépassé depuis par celui de décembre 2025) × 60 % / 11 ans ≈ 0,73 ; haute 13,3 Md€ entièrement prêtés sur 11 ans. Part prêtée : 60 % (Conseil de politique nucléaire du 12 mars 2026). Les hypothèses de 11 à 12 ans sont les nôtres (de la décision fin 2026 à la mise en service en 2038) ; or EDF vise 2038 pour le premier réacteur et un intervalle de 12 à 18 mois entre les suivants : pour les derniers réacteurs, le décaissement en 2032 est sans doute plus faible, et le coefficient le surestime. Le prêt sera financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts : son effet sur la dette de l'État reste à établir. La Cour des comptes (janvier 2025) relevait l'absence de « devis abouti ». Greenpeace estime la relance entre 380 et 650 Md€ (chiffre militant, autre périmètre). Le CfD peut coûter ou rapporter selon les prix de marché après 2038, donc hors horizon 2032. La convention de signe des options : négatif = gain. L'abandon est donné par le paramètre linéaire. Les 8 réacteurs optionnels ne le sont plus : leur calendrier de décaissement (horizon 2045) n'est pas sourcé, et le coefficient, calculé sur 2027-2038, les surestimerait en 2032.

  1. Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025, p. 17. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann)).

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