Déchiffrer 2027

Énergie, Fabien Roussel

Nouveaux réacteurs nucléaires : 20 EPR2 et 12 petits réacteurs modulaires d'ici 2050

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Nombre de nouveaux réacteurs nucléaires que le programme prévoit de commander ou de construire. Règle de sens : ↑ plus de réacteurs.

« Changer d’échelle avec un programme nucléaire, en planifiant la mise en service de 20 réacteurs EPR2 et de 12 petits réacteurs modulaires d’ici 2050, tout en prolongeant la durée de vie du parc existant. »1

Propos de Fabien Roussel, pcf.fr, « Face à l'explosion des prix, le Gouvernement doit déclarer l'état d'urgence énergétique ! » (déclaration signée de Fabien Roussel), 8 avril 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Vingt EPR2 (et douze petits réacteurs) d'ici 2050 : au-delà des six réacteurs de la PPE3, hors du domaine du barème, dont le coefficient vaut pour les six premiers EPR2. Pas d'extrapolation.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. La PPE3 (décret publié au JO le 13 février 2026, période 2026-2035) prévoit 6 EPR2 (Penly, Gravelines, Bugey), avec une première mise en service visée en 2038 et 8 réacteurs supplémentaires en option. Elle supprime les fermetures anticipées de réacteurs. Le devis d'EDF du 18 décembre 2025 s'élève à 72,8 Md€ (euros 2020, hors frais financiers). Le financement prévu par le Conseil de politique nucléaire de mars 2025 repose sur un prêt bonifié de l'État couvrant au moins la moitié de la construction et sur un CfD de 40 ans plafonné à 100 €2024/MWh ; le Conseil du 12 mars 2026 a fixé ce prêt à 60 % du montant total du programme, financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts, et EDF s'est engagé à tenir 72,8 Md€2020. Il doit encore être approuvé par la Commission européenne. La décision finale d'investissement est attendue fin 2026.

Horizon. En Md€ par an de besoin de financement de l'État (dette), pendant la construction (environ 2027-2038). Le déficit au sens de Maastricht n'est touché que par la bonification du prêt, qui n'est pas chiffrée par les sources lues.

Limites. Ce coût n'a pas la même nature que les autres : un prêt est une opération financière qui alourdit la dette mais pas le déficit, sauf pour la part bonifiée et un éventuel appel du CfD. Calcul : borne basse 72,8/6 ≈ 12,1 Md€ par réacteur (EDF, euros 2020) × 60 % / 12 ans ≈ 0,61 ; centrale 79,9/6 ≈ 13,3 Md€ (Cour des comptes, euros 2023, chiffrage EDF de fin 2023, dépassé depuis par celui de décembre 2025) × 60 % / 11 ans ≈ 0,73 ; haute 13,3 Md€ entièrement prêtés sur 11 ans. Part prêtée : 60 % (Conseil de politique nucléaire du 12 mars 2026). Les hypothèses de 11 à 12 ans sont les nôtres (de la décision fin 2026 à la mise en service en 2038) ; or EDF vise 2038 pour le premier réacteur et un intervalle de 12 à 18 mois entre les suivants : pour les derniers réacteurs, le décaissement en 2032 est sans doute plus faible, et le coefficient le surestime. Le prêt sera financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts : son effet sur la dette de l'État reste à établir. La Cour des comptes (janvier 2025) relevait l'absence de « devis abouti ». Greenpeace estime la relance entre 380 et 650 Md€ (chiffre militant, autre périmètre). Le CfD peut coûter ou rapporter selon les prix de marché après 2038, donc hors horizon 2032. La convention de signe des options : négatif = gain. L'abandon est donné par le paramètre linéaire. Les 8 réacteurs optionnels ne le sont plus : leur calendrier de décaissement (horizon 2045) n'est pas sourcé, et le coefficient, calculé sur 2027-2038, les surestimerait en 2032.

  1. pcf.fr, « Face à l'explosion des prix, le Gouvernement doit déclarer l'état d'urgence énergétique ! » (déclaration signée de Fabien Roussel), 8 avril 2026. Propos de Fabien Roussel. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (pcf.fr, « Face à l'explosion des prix, le Gouvernement doit déclarer l'état d'urgence énergétique ! » (déclaration signée de Fabien Roussel)).

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