Salaires et SMIC, Gabriel Attal
SMIC net mensuel : Priorité à la progression salariale au-dessus du SMIC, sans montant
Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Salaire minimum mensuel net pour un temps plein. Fixé par l'État, il est revalorisé au moins chaque 1er janvier. Règle de sens : ↑ SMIC plus élevé.
« Le problème, c’est la part des Français qui reste collée au SMIC toute leur vie. Il faut remettre de la progression salariale. »1
Propos de Gabriel Attal, attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien à France Info (8h30), 9 septembre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Objectif de progression des salaires au-dessus du SMIC, sans mesure sur le SMIC lui-même : rien à chiffrer.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. SMIC brut horaire 12,31 € depuis le 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut mensuel et environ 1 477,93 € net pour 35 h. C'est une revalorisation automatique de 2,41 % due à l'inflation (Code du travail, art. L3231-5). Le net est calculé par legisocial avec 20,84 % de cotisations, et le texte de juin n'est pas cité. Au 1er janvier 2026, le SMIC était de 12,02 € brut, soit 1 443,11 € net (décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025, info.gouv.fr).
Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2024. Le coût vient des allègements généraux indexés sur le SMIC, des salaires publics et de la prime d'activité, nets des cotisations supplémentaires. Il est à actualiser à l'horizon 2032.
Limites. Coefficient dérivé d'un chiffrage fait pour +201 € net (SMIC à 1 600 €, hausse de 14,4 % en 2024), ramené linéairement à 100 € : Carbonnier, environ 10 Md€ de coût net avant les retours d'impôt sur le revenu et de TVA (+21 Md€ d'allègements, cotisations supplémentaires et prime d'activité déduites), soit 5 par 100 €. C'est le seul chiffrage statique complet lu : low = central = high. Le coût vient surtout des allègements de cotisations (moindres recettes) : il est classé en baisse de recettes. Hors fourchette, parce qu'ils ne portent pas sur le même périmètre : l'« effet prix » seul de l'Institut Montaigne (3,5 Md€, soit 1,75 par 100 €) et son chiffrage actualisé de 19 Md€ (17 à 21), qui inclut des effets à moyen terme (emploi, diffusion salariale) et sort de la règle « statique ». Écarts entre sources pour la même mesure : gouvernement 3 Md€, Rabault (PS) 23 Md€ sur trois ans, iFRAP +32,5 Md€ d'allègements. En 2022, pour un SMIC à 1 400 € net, Montaigne chiffrait 2,7 Md€. Repères hors fourchette, d'un autre périmètre et d'un autre droit : le groupe d'experts du SMIC chiffrait en 2017 une hausse de 1 % du SMIC brut à 0,24 Md€ de dégradation du solde public (droit de 2017 : réduction générale, CICE, pacte de responsabilité ; cotisations salariales, impôt sur le revenu et prestations déduits), règle reprise par Montaigne en 2022, et en 2019 (législation 2019, après la bascule du CICE en allègements) une hausse de 100 € du SMIC net (+6,95 %) à 2,5 Md€ ; transposées à +100 € en 2026, ces règles donneraient environ 1,6 et 2,4 Md€. Elles déduisent l'impôt sur le revenu et les prestations, que le chiffrage de Carbonnier ne déduit pas, et portent sur des allègements d'avant la RGDU de 2026 : elles n'entrent pas dans la fourchette. Aucune source lue ne chiffre une hausse du SMIC sous la RGDU (le rapport 2025 du groupe d'experts ne le fait pas). Le calage sur 2022 montre l'écart : pour la hausse de 2022 (+10,3 %), 7,6 Md€ ici contre 2,7 chez Montaigne. Le coût dépend fortement de l'indexation des seuils d'allègements (RGDU 2026) : un gel des seuils en euros l'annule en grande partie. Pertes d'emplois estimées par Montaigne : 230 000 à 380 000 (non comptées).
- legisocial, Montant du SMIC 2026 : « Au 1er juin 2026, le SMIC est revalorisé automatiquement, compte tenu de l'inflation ; 12,31 € brut ; 1 867,02 € ; environ 1 477,93 € net »
- info.gouv.fr, Le SMIC revalorisé au 1er janvier 2026 : « 12,02 € brut de l'heure ; 1 823,03 € brut ; 1 443,11 € net par mois »
- OFCE, Programmes législatives 2024, NFP : « SMIC à 1 600 € net : Rabault 23 Md€ (3 ans), gouvernement 3 Md€, IM 2024 19 Md€ »
- Clément Carbonnier, La Revue parlementaire, La hausse du SMIC à 1 600 € net, 2024 : « une augmentation des allègements de cotisation de l'ordre de 21 Mds€ […] Le coût net pour les finances serait alors d'environ 10 Mds€ avant le retour d'IR et de TVA »
- Institut Montaigne, Législatives 2024, « Augmenter le SMIC à 1 600 € net » (Nouveau Front populaire), copie d'archive du 11 juillet 2024 (le site renvoie une erreur 403), 2024-06-24 : « le coût initial de 3,5 Md€ pour les finances publiques affiché le 20 juin dernier représentait “ l’effet prix ” et immédiat d’une augmentation du Smic de 14,4 % […] l’impact négatif sur les finances publiques est ainsi estimé à environ 19 Md€ à horizon 2025 (voire 2026, en fonction du rythme de tassement de distribution des salaires) […] Une marge de prudence a toutefois été conservée, de 10 % à la baisse et à la hausse (soit de 17 à 21 Md€) […] une hausse du Smic de 14,4 % pourrait causer des pertes d’emploi entre 230 000 et 380 000 »
- Institut Montaigne, Présidentielle 2022, « Augmenter le Smic à 1 400 € net » (Jean-Luc Mélenchon), copie d'archive du 15 février 2022, 2022-02 : « selon le rapport du groupe d’experts du Smic de 2017, une hausse du Smic brut de 1 % entraîne une dégradation du solde public de 240 M€. Les coûts budgétaires de baisse des cotisations sociales employeurs (−400 M€) et de hausse de la masse salariale publique (−260 M€) sont compensés en partie par une hausse des contributions sociales à la charge des salariés (+240 M€) et de l’impôt sur le revenu (+70 M€), conjugué à une baisse des prestations sociales (+110 M€). »
- Groupe d'experts sur le SMIC, rapport du 1er décembre 2017 (pages 81-82, tableau n° 9), 2017-12-01 : « Une augmentation de 1 % du SMIC dégraderait le solde public de 240 M€ (ici encore sans prise en compte des autres effets sur l'économie, notamment sur l'emploi) […] l'effet net est négatif pour les finances publiques (-400 M€). L'augmentation du SMIC accroît les cotisations et contributions sociales à la charge des salariés (240 M€) ainsi que l'impôt sur le revenu (70 M€). La hausse du SMIC relève les rémunérations dans la fonction publique de 260 M€ […] La hausse du SMIC engendre une baisse de 110 M€ des prestations versées aux ménages. »
- Groupe d'experts sur le SMIC, rapport du 28 novembre 2019 (page 84, tableau VI.1), 2019-11-28 : « Scénario 1 […] 6,95 % […] Augmentation du salaire net mensuel 100 […] Effet sur les finances publiques -2,5 dont augmentation de la masse salariale publique -1,8 dont surcoût lié aux dispositifs de baisse du coût du travail -3,8 dont amortissement par le système socio-fiscal (B-A) +3,1 […] Note : législation 2019 »
- attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien à France Info (8h30), 9 septembre 2026. Propos de Gabriel Attal. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (attalpresident.fr, compte rendu de l’entretien à France Info (8h30)).
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