Déchiffrer 2027

Salaires et SMIC, Raphaël Glucksmann

SMIC net mensuel : 1 600 € net dans les deux ans (projet de 2025, non reconfirmé en 2026)

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Salaire minimum mensuel net pour un temps plein. Fixé par l'État, il est revalorisé au moins chaque 1er janvier. Règle de sens : ↑ SMIC plus élevé.

« Augmenter le SMIC à 1600 euros net dans les deux ans qui suivent notre accession au pouvoir. »1

Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
SMIC net mensuel, temps plein1 477,93 €/mois1 600 €/moishorizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−6,1 Md€

par an sur le solde public, baisse de recettes.

Le calcul

  • SMIC net mensuel, temps plein : (1 600 − 1 477,93) ÷ 100 = 1,22 fois « +100 € de SMIC net mensuel (environ +6,8 %) », à 5 Md€ (5 à 5) de coût chacune.
Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. SMIC brut horaire 12,31 € depuis le 1er juin 2026, soit 1 867,02 € brut mensuel et environ 1 477,93 € net pour 35 h. C'est une revalorisation automatique de 2,41 % due à l'inflation (Code du travail, art. L3231-5). Le net est calculé par legisocial avec 20,84 % de cotisations, et le texte de juin n'est pas cité. Au 1er janvier 2026, le SMIC était de 12,02 € brut, soit 1 443,11 € net (décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025, info.gouv.fr).

Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2024. Le coût vient des allègements généraux indexés sur le SMIC, des salaires publics et de la prime d'activité, nets des cotisations supplémentaires. Il est à actualiser à l'horizon 2032.

Limites. Coefficient dérivé d'un chiffrage fait pour +201 € net (SMIC à 1 600 €, hausse de 14,4 % en 2024), ramené linéairement à 100 € : Carbonnier, environ 10 Md€ de coût net avant les retours d'impôt sur le revenu et de TVA (+21 Md€ d'allègements, cotisations supplémentaires et prime d'activité déduites), soit 5 par 100 €. C'est le seul chiffrage statique complet lu : low = central = high. Le coût vient surtout des allègements de cotisations (moindres recettes) : il est classé en baisse de recettes. Hors fourchette, parce qu'ils ne portent pas sur le même périmètre : l'« effet prix » seul de l'Institut Montaigne (3,5 Md€, soit 1,75 par 100 €) et son chiffrage actualisé de 19 Md€ (17 à 21), qui inclut des effets à moyen terme (emploi, diffusion salariale) et sort de la règle « statique ». Écarts entre sources pour la même mesure : gouvernement 3 Md€, Rabault (PS) 23 Md€ sur trois ans, iFRAP +32,5 Md€ d'allègements. En 2022, pour un SMIC à 1 400 € net, Montaigne chiffrait 2,7 Md€. Repères hors fourchette, d'un autre périmètre et d'un autre droit : le groupe d'experts du SMIC chiffrait en 2017 une hausse de 1 % du SMIC brut à 0,24 Md€ de dégradation du solde public (droit de 2017 : réduction générale, CICE, pacte de responsabilité ; cotisations salariales, impôt sur le revenu et prestations déduits), règle reprise par Montaigne en 2022, et en 2019 (législation 2019, après la bascule du CICE en allègements) une hausse de 100 € du SMIC net (+6,95 %) à 2,5 Md€ ; transposées à +100 € en 2026, ces règles donneraient environ 1,6 et 2,4 Md€. Elles déduisent l'impôt sur le revenu et les prestations, que le chiffrage de Carbonnier ne déduit pas, et portent sur des allègements d'avant la RGDU de 2026 : elles n'entrent pas dans la fourchette. Aucune source lue ne chiffre une hausse du SMIC sous la RGDU (le rapport 2025 du groupe d'experts ne le fait pas). Le calage sur 2022 montre l'écart : pour la hausse de 2022 (+10,3 %), 7,6 Md€ ici contre 2,7 chez Montaigne. Le coût dépend fortement de l'indexation des seuils d'allègements (RGDU 2026) : un gel des seuils en euros l'annule en grande partie. Pertes d'emplois estimées par Montaigne : 230 000 à 380 000 (non comptées).

  1. Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann), 23 juin 2025, p. 40. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (Place publique, « Acte un – Notre vision pour la France » (codirecteurs de la publication : Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann)).

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