Études supérieures et recherche, Nicolas Dupont-Aignan
Frais d'inscription à l'université : Gratuité du supérieur réaffirmée, hausse des frais annexes stoppée
Sens du changement : inchangé, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Droits payés par les étudiants dans les universités publiques : montant, modulation selon les revenus ou la nationalité. Règle de sens : ↑ frais plus élevés.
« Mettre fin à l’augmentation incontrôlée des frais annexes de scolarité et réaffirmer le principe d’un accès gratuit à l’enseignement supérieur et aux concours. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Le texte réaffirme un principe de gratuité sans dire s'il supprime les droits d'inscription actuels ; la hausse des frais annexes qu'il vise n'a pas de montant.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Arrêté du 19 avril 2019 : droits nationaux de 178 € en licence, 254 € en master et 397 € en doctorat pour 2025-2026. Les boursiers en sont exonérés. Les droits rapportent environ 500 M€ par an, soit 2,7 % des ressources des établissements.
Horizon. année pleine 2032, Md€/an
Limites. Les 500 M€ comprennent des droits non nationaux (diplômes d'université, étudiants extra-communautaires), donc la gratuité des seuls diplômes nationaux coûte moins. Repère : l'Institut Montaigne (2022), d'après la Cour des comptes, chiffre la gratuité des diplômes nationaux dans les universités (hors écoles d'ingénieurs, droits de 2018-2019) à 342,2 M€ de droits théoriques, moins 112,5 M€ déjà compensés par l'État pour les boursiers, soit environ 0,23 Md€. Ce repère n'est pas compté : le rapport de la Cour n'a pas pu être ouvert, et rien dans les sources lues n'indique que les 500 M€ de recettes des établissements contiennent la compensation des boursiers. Une hausse rapporte moins si le nombre de boursiers exonérés augmente, ou si l'État baisse en même temps la subvention pour charges de service public. Dans ce cas, le gain va à l'État et non aux universités : il faut le préciser dans l'encodage. Option suppression-cvec : 170 M€ versés en 2023-2024 par environ 1,7 million d'étudiants non boursiers (Cour des comptes). Le plafond fixé en loi de finances était de 177 M€ en 2023 et 2024. Le coût est le même que l'État compense ou non les Crous et les établissements : la recette publique disparaît. La CVEC est payée dans tout le supérieur, pas seulement à l'université.
- IGF-IGESR, Modèle économique des établissements publics de l'enseignement supérieur (vie-publique), 2025-01 : « Droits d'inscription 417 429 478 472 500 [M€, 2019-2023] 2,7 % »
- L'Étudiant, rapport final des Assises du financement des universités, 2026-06-24 : « licence : environ 900 euros par an ; master : 1 300 euros ; recettes attendues environ 1,5 milliard d'euros »
- Cour des comptes, La contribution de vie étudiante et de campus, 2025-05-13 : « En 2023-2024, le montant total de CVEC versé par les étudiants s'est élevé à 170 M€. »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Nicolas Dupont-Aignan
- Debout la France, Notre projet : Famille. Lire la page du programme.
Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)