Déchiffrer 2027

Impôt sur le revenu et CSG, Raphaël Glucksmann

CSG : Baisser la CSG sur les salaires, financée par les gros héritages

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Contribution sociale généralisée, prélevée sur presque tous les revenus : taux, progressivité, fusion éventuelle avec l'impôt sur le revenu. Règle de sens : ↑ CSG plus lourde.

Propos rapportés par franceinfo, premier débat des candidats devant le Medef (LCI) : Raphaël Glucksmann a également appelé de ses vœux une augmentation des salaires, mais en évitant "la casse du modèle social" ainsi que "l'aggravation de la dette". Sa proposition : baisser "la CSG sur les salaires pour les salariés" et trouver "l'argent (...) chez les grands, les méga-héritiers", en taxant davantage les successions.1

Propos de Raphaël Glucksmann rapportés par franceinfo, premier débat des candidats devant le Medef (LCI), 27 août 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

−15 Md€

par an. Public Sénat, 24 août 2026 : « Cela nous permettra de récupérer 15 milliards d’euros et de les transférer directement sur la fiche de paie des travailleurs français. »

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Baisse de la CSG sur les salaires sans taux. Le candidat annonce 15 Md€ reversés « sur la fiche de paie », financés par la taxation des plus gros héritages : montant cité, pas repris. Le barème chiffre un point de CSG sur les revenus d'activité (10,6 Md€) ou une variation de tous les taux : en déduire un nombre de points à partir des 15 Md€ serait une interprétation.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. CSG à 9,2 % sur les revenus d'activité (abattement de 1,75 % pour frais). Sur les pensions : 0 %, 3,8 %, 6,6 % ou 8,3 % selon le RFR. Sur les revenus du capital, la LFSS 2026 relève le taux de 9,2 % à 10,6 % pour une partie des produits d'épargne financière ; il reste à 9,2 % pour les revenus fonciers, les plus-values immobilières et l'assurance-vie. 6,8 points sont déductibles de l'IR. S'y ajoute la CRDS de 0,5 %. Produit : 157 Md€ en 2025 (Fipeco), 153,8 Md€ en 2024 (CCSS).

Horizon. Année pleine, en euros 2025. Pour 2032, l'assiette doit être portée en valeur : de l'ordre de +15 à +20 % (hypothèse).

Limites. Le chiffre de 18 Md€ par point vient de Fipeco à partir des données de la CCSS (rendement 2025) : c'est un rendement brut. Une hausse de CSG porte en grande partie sur la part déductible et réduit l'impôt sur le revenu : l'IPP mesure cet effet à 0,6 Md€ sur 4,8 Md€ bruts pour la CSG des retraités (12,5 %). Règle du barème (central = net) : 18 × (1 − 0,125) = 15,75 Md€ net par point, 18 en borne haute ; 12,1 × 0,875 = 10,6 pour les revenus d'activité. Sur les revenus du capital soumis au prélèvement forfaitaire, la CSG n'est pas déductible : pas de correction. Les calculs par assiette divisent le produit par 9,2 %, ce qui sous-estime légèrement l'assiette des revenus de remplacement, taxés à des taux plus bas. L'alignement de la CSG des retraités sur celle des actifs relève aussi du domaine retraites : il faut une microsimulation par tranche de RFR. Mesure capital de la LFSS 2026 : 1,2 Md€ selon le Sénat, 0,1 Md€ en 2026 puis 1,4 Md€ en 2027 selon le gouvernement (chiffre de presse). La hausse de 1,4 point sur une partie de l'épargne financière (LFSS 2026) est déjà en vigueur.

  1. franceinfo, premier débat des candidats devant le Medef (LCI), 27 août 2026. Propos de Raphaël Glucksmann rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (franceinfo, premier débat des candidats devant le Medef (LCI)).

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