Minima et prestations, David Lisnard
Versement automatique, allocation sociale unique : Une allocation sociale unique, plafonnée à un pourcentage du SMIC
Sens du changement : création d’un dispositif, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Versement des aides sans démarche à partir des revenus déclarés, et fusion éventuelle de plusieurs prestations en une seule. Règle de sens : ↑ versement plus automatique, aides plus regroupées.
« regroupant l’ensemble des aides en une allocation unique, plafonner […] un pourcentage du SMIC »1
Propos de David Lisnard, Meeting de Saint-Raphaël, cité par Nouvelle Énergie, 4 juillet 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Allocation unique plafonnée à un pourcentage du SMIC non précisé : le coût, ou l'économie, dépend entièrement du paramétrage.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Réforme de la « solidarité à la source » : pré-remplissage des déclarations de ressources du RSA, expérimenté à l'automne 2024, avec une généralisation prévue au premier trimestre 2025. Le projet d'« allocation sociale unique » n'est pas en vigueur.
Horizon. Année pleine, Md€ par an, en euros 2018
Limites. L'IPP juge le chiffre de 2,9 Md€ incertain (« approximation ») ; la DREES mesure 34 % de non-recours trimestriel au RSA et 20 % de non-recours durable. Écart entre sources : l'IPP chiffre 2,9 Md€ pour RSA et prime d'activité ensemble, la DREES environ 3 Md€ pour le seul RSA, sur des champs et des millésimes différents. Pour l'allocation sociale unique, le coût dépend entièrement du paramétrage : 0 si elle est faite à coût constant, avec des perdants. La basse (2) est un jugement : effacement partiel du non-recours. Une position qui promet le versement automatique des aides sociales en général se rattache à l'option de recours de 100 % au RSA et à la prime d'activité, en chiffrage partiel : les autres prestations ne sont pas chiffrées. Repère non compté : l'Institut Montaigne (2022) chiffre le versement automatique de toutes les aides à 4,3 à 7,9 Md€ (6,1 au centre), mais son écart repose sur un non-recours supposé de 0 à 10 % aux aides au logement et aux allocations familiales, sans source, il déduit 1,7 Md€ de fraude supposée entièrement évitée, et il compte 6 Md€ pour le RSA et la prime d'activité, le double du chiffrage de l'IPP retenu ici.
- IPP, Rapport n° 18 (2018) : « Le coût de l'automaticité du versement (passage à un recours à 100 %) sans modification du système est estimé à 2,9 milliards d'euros […] La simplification du système RSA et prime d'activité est estimée à 1,5 milliards d'euros »
- DREES, Dossier n° 92, Mesurer régulièrement le non-recours au RSA et à la prime d'activité, 2022-02 : « En 2018, un tiers des foyers éligibles au RSA seraient non recourants chaque trimestre […] Les sommes non versées correspondant au non-recours au RSA atteindraient 750 millions d'euros, par trimestre »
- DREES, Minima sociaux 2024, note sur la solidarité à la source : « un pré-remplissage des déclarations de ressources […] du RSA va être expérimenté à partir de l'automne 2024 […] la généralisation du dispositif est prévue pour le premier trimestre 2025 »
- Meeting de Saint-Raphaël, cité par Nouvelle Énergie, 4 juillet 2026. Propos de David Lisnard. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Meeting de Saint-Raphaël, cité par Nouvelle Énergie).
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