Déchiffrer 2027

Chômage, Jean-Luc Mélenchon

Chômage, durée max. d’indemnisation : Abroger les réformes Macron de l’assurance chômage

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Durée maximale pendant laquelle un demandeur d'emploi peut toucher l'allocation chômage, selon son âge et son passé de travail. Règle de sens : ↑ durée d'indemnisation plus longue.

« Revenir sur les réformes Macron en abrogeant l’éligibilité et les méthodes de calcul du montant et de la durée de l’allocation pour indemniser les chômeurs en fonction de leurs derniers salaires grâce à une assurance calculée à partir du premier jour de travail »1

Encodage

Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−4,5 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −4,5 à −4,2 Md€.

Le calcul

  • Suppression de la contracyclicité (retour à 24 mois) : Option chiffrée par la source : 4,5 Md€ (4,2 à 4,5) de coût par an.

Hypothèse de la rédaction. Lecture retenue : l'abrogation des « méthodes de calcul […] de la durée » vise la modulation contracyclique de 2023, seule réforme de la durée maximale sous Emmanuel Macron à la date du programme (2025). Le calcul de 2019-2021 est compté au levier « montant et dégressivité ».

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Durée maximale : 18 mois avant 55 ans depuis la modulation contracyclique (coefficient 0,75 depuis le 1er février 2023). Seniors : 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans (convention du 15 novembre 2024). Après une rupture conventionnelle conclue à compter du 1er septembre 2026 : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois après (loi n° 2026-470 du 11 juin 2026, arrêté du 19 juin 2026).

Horizon. Année pleine, régime de croisière (vers 2027-2029), Md€ par an

Limites. Le coefficient linéaire est dérivé : 4,5 Md€ (Unédic, 2023) divisés par 6 mois. Le vrai profil n'est pas linéaire : les derniers mois coûtent moins, beaucoup d'allocataires reprenant un emploi avant la fin de leurs droits. L'économie de 4,5 Md€ suppose « une conjoncture stable » : si le chômage dépasse 9 %, la durée remonte automatiquement. Écart entre sources : 4,2 Md€ d'allocations plus 0,3 Md€ de retraite complémentaire (Unédic, février 2023), soit 4,5. Avenant sur les ruptures conventionnelles : 720 à 945 M€ par an selon l'Unédic, 940 M€ une fois la réforme pleinement portée (rapport du Sénat, la note de l'Unédic n'étant pas publiée). Contexte : en 2026, les dépenses du régime (46,6 Md€) dépassent ses recettes (44,3 Md€), soit un solde de −2,3 Md€ (prévision Unédic du 17 juin 2026 ; 46,3 et 44,2 Md€ dans celle de mars). Les options « suppression de la contracyclicité » (réforme de 2023) et « abrogation de la réforme 2019-2021 » (levier montant) portent sur des réformes distinctes ; chacune a été chiffrée face au droit de son époque, sans tenir compte de l'autre. Leur somme est une approximation. Les règles de juin 2024 (décret jamais appliqué) ont été chiffrées par l'Unédic face au droit de l'époque, modifié depuis (convention du 15 novembre 2024, avenant de 2026) : pas de chiffrage lu par rapport au droit actuel.

  1. L’Avenir en commun, édition 2025 (La France insoumise), version 1 du 28 janvier 2025, p. 36. Ouvrir le document à cette page.

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