Chômage, Fabien Roussel
Chômage, durée max. d’indemnisation : Abroger les réformes de l'assurance chômage
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Durée maximale pendant laquelle un demandeur d'emploi peut toucher l'allocation chômage, selon son âge et son passé de travail. Règle de sens : ↑ durée d'indemnisation plus longue.
« une augmentation générale des salaires, leur indexation sur les prix, l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage et la construction d’une sécurité d’emploi et de formation »1
PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.
Encodage
Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
−4,5 Md€
par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −4,5 à −4,2 Md€.
Le calcul
- Suppression de la contracyclicité (retour à 24 mois) : Option chiffrée par la source : 4,5 Md€ (4,2 à 4,5) de coût par an.
Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue : l'abrogation des réformes comprend la modulation contracyclique de 2023, qui fixe la durée maximale. Les autres réformes (rupture conventionnelle de 2026, règles de calcul) ne sont pas chiffrées.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Durée maximale : 18 mois avant 55 ans depuis la modulation contracyclique (coefficient 0,75 depuis le 1er février 2023). Seniors : 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans (convention du 15 novembre 2024). Après une rupture conventionnelle conclue à compter du 1er septembre 2026 : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois après (loi n° 2026-470 du 11 juin 2026, arrêté du 19 juin 2026).
Horizon. Année pleine, régime de croisière (vers 2027-2029), Md€ par an
Limites. Le coefficient linéaire est dérivé : 4,5 Md€ (Unédic, 2023) divisés par 6 mois. Le vrai profil n'est pas linéaire : les derniers mois coûtent moins, beaucoup d'allocataires reprenant un emploi avant la fin de leurs droits. L'économie de 4,5 Md€ suppose « une conjoncture stable » : si le chômage dépasse 9 %, la durée remonte automatiquement. Écart entre sources : 4,2 Md€ d'allocations plus 0,3 Md€ de retraite complémentaire (Unédic, février 2023), soit 4,5. Avenant sur les ruptures conventionnelles : 720 à 945 M€ par an selon l'Unédic, 940 M€ une fois la réforme pleinement portée (rapport du Sénat, la note de l'Unédic n'étant pas publiée). Contexte : en 2026, les dépenses du régime (46,6 Md€) dépassent ses recettes (44,3 Md€), soit un solde de −2,3 Md€ (prévision Unédic du 17 juin 2026 ; 46,3 et 44,2 Md€ dans celle de mars). Les options « suppression de la contracyclicité » (réforme de 2023) et « abrogation de la réforme 2019-2021 » (levier montant) portent sur des réformes distinctes ; chacune a été chiffrée face au droit de son époque, sans tenir compte de l'autre. Leur somme est une approximation. Les règles de juin 2024 (décret jamais appliqué) ont été chiffrées par l'Unédic face au droit de l'époque, modifié depuis (convention du 15 novembre 2024, avenant de 2026) : pas de chiffrage lu par rapport au droit actuel.
- Unédic, Réforme 2023 : premiers effets de la réforme de contracyclicité, 2025-12-18 : « de l'ordre de 4,5 Md€ par an […] à l'horizon 2027 ; limitée à 18 mois maximum hors filière seniors ; respectivement 22,5 et 27 mois »
- Code du travail numérique, Rupture conventionnelle et chômage : nouvelles durées au 1er septembre 2026 : « moins de 55 ans : 15 mois (18 auparavant) ; 55-56 ans : 20,5 mois ; 57 ans et plus : 20,5 mois (27 auparavant) ; Loi n° 2026-470 du 11 juin 2026 »
- Sénat, rapport n° 488 (2025-2026), commission des affaires sociales, sur le projet de loi portant transposition de l'avenant n° 3 du 25 février 2026 relatif à l'assurance chômage (pages 8 et 14 du PDF), 2026-03-31 : « Selon l’Unédic, la réduction de la durée maximale d’indemnisation post-rupture conventionnelle permettrait ainsi d’économiser entre 720 et 945 millions d’euros par an […] Selon les projections de l’Unédic, une telle évolution des règles produirait une économie de 20 millions d’euros la première année, puis 270 millions la deuxième année, 760 millions la troisième année et enfin 940 millions une fois la réforme pleinement portée. »
- Unédic, « Situation financière de l'assurance chômage à horizon 2028 », prévision du 17 juin 2026 (page 1), 2026-06-17 : « les dépenses d’assurance chômage augmenteraient en 2026 (46,6 Md€, contre 45,3 Md€ en 2025) […] elles s’élèveraient à 44,3 Md€ en 2026, contre 45,4 Md€ en 2025 […] la dégradation serait sensible en 2026 : -2,3 Md€. »
- PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué), 9 août 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (PCF, « Chômage à 8,3 % : l'argent public doit servir l'emploi, pas les licenciements » (communiqué)).
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