Déchiffrer 2027

Chômage, Marine Tondelier

Chômage, durée max. d’indemnisation : Abroger les réformes de l’assurance chômage des deux derniers quinquennats

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Durée maximale pendant laquelle un demandeur d'emploi peut toucher l'allocation chômage, selon son âge et son passé de travail. Règle de sens : ↑ durée d'indemnisation plus longue.

« Refonder l’assurance chômage pour donner les moyens de trouver un emploi ou de se réorienter. Abroger les réformes régressives adoptées lors des deux derniers quinquennats notamment celle sur le calcul de l’Allocation de Retour à l’Emploi. Indexer le montant des allocations sur l’inflation. »1

Encodage

Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−4,5 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −4,5 à −4,2 Md€.

Le calcul

  • Suppression de la contracyclicité (retour à 24 mois) : Option chiffrée par la source : 4,5 Md€ (4,2 à 4,5) de coût par an.

Hypothèse de la rédaction. Chiffrage partiel. Lecture retenue : l'abrogation des réformes des deux derniers quinquennats comprend la modulation contracyclique de 2023, qui fixe la durée maximale. Les autres réformes visées ne sont pas chiffrées ici (2019-2021 au levier « montant et dégressivité ») ; l'avenant de 2026 sur les ruptures conventionnelles ne l'est pas.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Durée maximale : 18 mois avant 55 ans depuis la modulation contracyclique (coefficient 0,75 depuis le 1er février 2023). Seniors : 22,5 mois à 55 et 56 ans, 27 mois à partir de 57 ans (convention du 15 novembre 2024). Après une rupture conventionnelle conclue à compter du 1er septembre 2026 : 15 mois avant 55 ans, 20,5 mois après (loi n° 2026-470 du 11 juin 2026, arrêté du 19 juin 2026).

Horizon. Année pleine, régime de croisière (vers 2027-2029), Md€ par an

Limites. Le coefficient linéaire est dérivé : 4,5 Md€ (Unédic, 2023) divisés par 6 mois. Le vrai profil n'est pas linéaire : les derniers mois coûtent moins, beaucoup d'allocataires reprenant un emploi avant la fin de leurs droits. L'économie de 4,5 Md€ suppose « une conjoncture stable » : si le chômage dépasse 9 %, la durée remonte automatiquement. Écart entre sources : 4,2 Md€ d'allocations plus 0,3 Md€ de retraite complémentaire (Unédic, février 2023), soit 4,5. Avenant sur les ruptures conventionnelles : 720 à 945 M€ par an selon l'Unédic, 940 M€ une fois la réforme pleinement portée (rapport du Sénat, la note de l'Unédic n'étant pas publiée). Contexte : en 2026, les dépenses du régime (46,6 Md€) dépassent ses recettes (44,3 Md€), soit un solde de −2,3 Md€ (prévision Unédic du 17 juin 2026 ; 46,3 et 44,2 Md€ dans celle de mars). Les options « suppression de la contracyclicité » (réforme de 2023) et « abrogation de la réforme 2019-2021 » (levier montant) portent sur des réformes distinctes ; chacune a été chiffrée face au droit de son époque, sans tenir compte de l'autre. Leur somme est une approximation. Les règles de juin 2024 (décret jamais appliqué) ont été chiffrées par l'Unédic face au droit de l'époque, modifié depuis (convention du 15 novembre 2024, avenant de 2026) : pas de chiffrage lu par rapport au droit actuel.

  1. Pour une prospérité écologique – Le nouveau programme des Écologistes (Projet 2027), version 1 du 25 août 2026, p. 58. Ouvrir le document à cette page.

Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)