Salaires et SMIC, Gabriel Attal
Allègements de cotisations sur les bas salaires : Baisser les cotisations salariales pour augmenter le salaire net
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Réductions de cotisations patronales sur les salaires proches du SMIC : maintien, recentrage, réduction ou suppression. Règle de sens : ↑ allègements plus importants (cotisations plus basses sur les salaires).
« Nous y arriverons enfin en réduisant les charges salariales pour faire monter le salaire net. Nos dépenses sociales ne peuvent plus reposer autant sur les Français qui travaillent. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Baisse des cotisations salariales sans montant ni taux. L’objectif d’un gain équivalent à un treizième mois sur la fiche de paie (déplacement en Bretagne, 24 juillet 2026) ne dit ni quelles cotisations ni pour quels salaires : rien à chiffrer. Financement annoncé : des économies sur certaines dépenses sociales, dont l’assurance chômage et les indemnités journalières (France Info, 9 septembre 2026).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale dégressive unique (RGDU, décret du 4 septembre 2025) fond la réduction générale et les bandeaux maladie et famille, avec un point de sortie à 3 SMIC. Coût des allègements généraux : 75,4 Md€ en 2024, 72,4 Md€ prévus en 2025, 72,3 Md€ en 2026 (Commission des comptes de la Sécurité sociale, octobre 2025).
Horizon. Année pleine, Md€ par an ; signe positif = gain pour les finances publiques sauf mention « coût »
Limites. Les scénarios à 2 et 2,5 SMIC du Groupe d'experts (sortie à 2 SMIC : environ −6 Md€ ; Bozio-Wasmer : +1,5 Md€) sont chiffrés « une fois les effets emploi pris en compte » : ce sont des chiffrages dynamiques, cités ici comme repères et retirés des options du barème statique. Suppression totale : 1,3 à 1,9 million d'emplois détruits selon le Groupe d'experts. Les amendements budgétaires citent par ailleurs « près de 80 Md€ » pour toutes les exonérations, un périmètre plus large. La suppression totale nette des pertes d'emplois (40 à 50 Md€) est un chiffrage dynamique : elle n'est pas une option du barème statique. Une baisse de cotisations annoncée en euros par an se chiffre par le paramètre en Md€ par an : 1 € de cotisations en moins = 1 € de recettes en moins, statique, avant tout financement annoncé par ailleurs. Le surcroît d'impôt sur le revenu qu'entraîne une hausse du salaire net n'est pas compté. Avant 2026, la réduction générale (jusqu'à 1,6 SMIC) coûtait 39,4 Md€ et les réductions de taux maladie et famille, qui allaient au-delà de 1,6 SMIC, 36 Md€ (2024, PLFSS 2026, annexe 4). Depuis 2026, la réduction unique court jusqu'à 3 SMIC : aucune source lue ne chiffre la part versée au-delà de 1,6 SMIC. Paramètre en Md€ : un euro de cotisations en moins est un euro de recettes en moins ; le surcroît d'impôt sur les sociétés qui en découle mécaniquement n'est pas compté (statique).
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025 (25 novembre 2025), 2025-11-25 : « le coût total des dispositifs d'allègements à vocation générale à destination des salariés s'élève à 75,4 milliards d'euros en 2024 […] En 2026, leur coût se stabiliserait à 72,3 milliards d'euros »
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025, principaux résultats : « la suppression de l'ensemble des allègements détruirait entre 1,3 et 1,9 million d'emplois […] économie nette comprise entre 40 et 50 milliards d'euros […] génère environ 600 millions d'euros d'économies »
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025, chapitre IV : « extinction du dispositif à 2 Smic […] réduirait sensiblement le coût global des allègements de près de -6 milliards d'euros une fois les effets emploi pris en compte ; scénario Bozio-Wasmer […] coût budgétaire positif de +1,5 milliard d'euros »
- PLFSS 2026, annexe 4, Présentation des mesures de réduction et d'exonération de cotisations et contributions, 2025-10 : « Les allègements généraux de cotisations patronales de sécurité sociale, qui en 2024 représentent 89 % du montant de l'ensemble des mesures d'exonération de cotisations et de contributions de sécurité sociale, sont composés de trois dispositifs distincts : une réduction générale dégressive et deux réductions proportionnelles, du taux des cotisations d'assurance maladie et d'allocations familiales. […] qui dépasse 75 Md€ en 2024 (39,4 Md€ pour la réduction générale et 36 Md€ pour les réductions proportionnelles, en incluant les régimes spéciaux). »
- Programme, chantier capital Travail & salaires. Lire la page du programme.
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