Salaires et SMIC, David Lisnard
Allègements de cotisations sur les bas salaires : 120 Md€ de cotisations en moins, rendus en salaire net (environ 400 € par mois)
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Réductions de cotisations patronales sur les salaires proches du SMIC : maintien, recentrage, réduction ou suppression. Règle de sens : ↑ allègements plus importants (cotisations plus basses sur les salaires).
« David Lisnard propose de baisser les cotisations plutôt que de distribuer des aides : « cotiser moins pour gagner plus ». Sur 200 milliards d’euros d’économies budgétaires, 120 milliards seraient rendus aux actifs en salaire net, soit environ 400 euros de plus par mois et par salarié, sans augmenter le coût du travail. »1
* Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.
Encodage
| Paramètre | Loi actuelle | Programme | Date d’effet ou horizon |
|---|---|---|---|
| Baisse annuelle des cotisations sociales, en montant | 0 Md€/an | 120 Md€/an (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage) | horizon du chiffrage, 2032 |
Chiffrage
Annoncé par le candidat
−120 Md€
par an. « 120 milliards seraient rendus aux actifs en salaire net », sur « 200 milliards d’euros d’économies budgétaires » (même page) ; les économies ne sont pas additionnées au bilan
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
−120 Md€
par an sur le solde public, baisse de recettes.
Le calcul
- Baisse annuelle des cotisations sociales, en montant : (120 − 0) ÷ 1 = 120 fois « 1 Md€ par an de cotisations sociales en moins », à 1 Md€ (1 à 1) de coût chacune.
Hypothèse de la rédaction. Montant visé au terme de la trajectoire d'économies (« au moins 200 milliards en trajectoire », dont 80 Md€ dès la première année, partagés selon la même clé de 60 %, soit environ 48 Md€ de cotisations en moins la première année) : l'année où les 120 Md€ seraient atteints n'est pas donnée ; la position est chiffrée en année pleine à 120 Md€. Les cotisations visées (salariales, patronales) ne sont pas détaillées ; la baisse de la CSG sur les revenus d'activité, annoncée par ailleurs sans taux, peut en faire partie et n'est pas comptée deux fois. Coût brut, avant les économies censées le financer (levier « Économies annoncées », jamais additionnées). Les mesures relevées jusqu'ici sur ce levier (charges supprimées au SMIC pour les particuliers employeurs, charges patronales négatives pour l'embauche d'allocataires du RSA depuis plus de deux ans, programme « Réussir une nouvelle ambition française ») ne sont pas chiffrées à part.
Pas d’écart calculé avec le chiffre annoncé : les deux ne portent pas sur le même périmètre (chiffrage partiel, hypothèse de la rédaction, ou mesure comptée autrement par le candidat).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale dégressive unique (RGDU, décret du 4 septembre 2025) fond la réduction générale et les bandeaux maladie et famille, avec un point de sortie à 3 SMIC. Coût des allègements généraux : 75,4 Md€ en 2024, 72,4 Md€ prévus en 2025, 72,3 Md€ en 2026 (Commission des comptes de la Sécurité sociale, octobre 2025).
Horizon. Année pleine, Md€ par an ; signe positif = gain pour les finances publiques sauf mention « coût »
Limites. Les scénarios à 2 et 2,5 SMIC du Groupe d'experts (sortie à 2 SMIC : environ −6 Md€ ; Bozio-Wasmer : +1,5 Md€) sont chiffrés « une fois les effets emploi pris en compte » : ce sont des chiffrages dynamiques, cités ici comme repères et retirés des options du barème statique. Suppression totale : 1,3 à 1,9 million d'emplois détruits selon le Groupe d'experts. Les amendements budgétaires citent par ailleurs « près de 80 Md€ » pour toutes les exonérations, un périmètre plus large. La suppression totale nette des pertes d'emplois (40 à 50 Md€) est un chiffrage dynamique : elle n'est pas une option du barème statique. Une baisse de cotisations annoncée en euros par an se chiffre par le paramètre en Md€ par an : 1 € de cotisations en moins = 1 € de recettes en moins, statique, avant tout financement annoncé par ailleurs. Le surcroît d'impôt sur le revenu qu'entraîne une hausse du salaire net n'est pas compté. Avant 2026, la réduction générale (jusqu'à 1,6 SMIC) coûtait 39,4 Md€ et les réductions de taux maladie et famille, qui allaient au-delà de 1,6 SMIC, 36 Md€ (2024, PLFSS 2026, annexe 4). Depuis 2026, la réduction unique court jusqu'à 3 SMIC : aucune source lue ne chiffre la part versée au-delà de 1,6 SMIC. Paramètre en Md€ : un euro de cotisations en moins est un euro de recettes en moins ; le surcroît d'impôt sur les sociétés qui en découle mécaniquement n'est pas compté (statique).
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025 (25 novembre 2025), 2025-11-25 : « le coût total des dispositifs d'allègements à vocation générale à destination des salariés s'élève à 75,4 milliards d'euros en 2024 […] En 2026, leur coût se stabiliserait à 72,3 milliards d'euros »
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025, principaux résultats : « la suppression de l'ensemble des allègements détruirait entre 1,3 et 1,9 million d'emplois […] économie nette comprise entre 40 et 50 milliards d'euros […] génère environ 600 millions d'euros d'économies »
- Groupe d'experts SMIC, Rapport 2025, chapitre IV : « extinction du dispositif à 2 Smic […] réduirait sensiblement le coût global des allègements de près de -6 milliards d'euros une fois les effets emploi pris en compte ; scénario Bozio-Wasmer […] coût budgétaire positif de +1,5 milliard d'euros »
- PLFSS 2026, annexe 4, Présentation des mesures de réduction et d'exonération de cotisations et contributions, 2025-10 : « Les allègements généraux de cotisations patronales de sécurité sociale, qui en 2024 représentent 89 % du montant de l'ensemble des mesures d'exonération de cotisations et de contributions de sécurité sociale, sont composés de trois dispositifs distincts : une réduction générale dégressive et deux réductions proportionnelles, du taux des cotisations d'assurance maladie et d'allocations familiales. […] qui dépasse 75 Md€ en 2024 (39,4 Md€ pour la réduction générale et 36 Md€ pour les réductions proportionnelles, en incluant les régimes spéciaux). »
- Nouvelle Énergie, FAQ du programme, « Que propose David Lisnard pour le pouvoir d’achat ? » (mise à jour du 3 octobre 2026). Lire la page du programme.
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