Impôt sur le revenu et CSG, Gabriel Attal
Barème de l'impôt sur le revenu : Aucune hausse d’impôts (position générale, pas propre à l’IR)
Sens du changement : inchangé, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Barème de l'impôt sur le revenu : nombre de tranches, taux, et répartition de l'effort entre les ménages. Règle de sens : ↑ impôt plus lourd.
« Je pense qu’on paye largement assez d’impôts en France pour ne pas avoir à en rajouter : nous sommes déjà dans le pays où les prélèvements obligatoires sont les plus élevés de l’OCDE. »1
Propos de Gabriel Attal, Le Journal du Dimanche, entretien, 1er août 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Encodage
La position maintient le droit en vigueur : aucun paramètre ne change.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
0 Md€
par an sur le solde public, coût nul.
Le calcul
- Statu quo : La position maintient le droit en vigueur : coût nul par rapport aux politiques actuelles.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Barème 2026 (revenus 2025), par part : 0 % jusqu'à 11 600 € ; 11 % de 11 601 à 29 579 € ; 30 % de 29 580 à 84 577 € ; 41 % de 84 578 à 181 917 € ; 45 % au-delà. Tranches revalorisées de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026 ; le PLF prévoyait un gel. S'y ajoutent la CEHR (3 et 4 %) et la CDHR, un impôt minimal de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), créée en LFI 2025 et prolongée d'un an (1,5 Md€ au titre de 2026). Produit : 104,0 Md€ d'IR net prévus au PLF 2026 ; 99,8 Md€ dans l'état A modifié par amendement du gouvernement (janvier 2026) ; 100 Md€ après crédits d'impôt en 2025 (Fipeco).
Horizon. Année pleine, en euros 2026. Pour 2032, l'assiette doit être portée en valeur : de l'ordre de +15 à +20 % (hypothèse de croissance nominale, non sourcée).
Limites. Aucun barème officiel publié du coût d'un point de taux par tranche : la répartition du produit par tranche n'est pas publique (Fipeco : « elle n'est pas possible pour l'IR »). Les chiffrages par tranche (création de tranches, taux marginal à 50 % ou plus) demandent une microsimulation (OpenFisca, IPP). Gel du barème : 1,9 Md€ selon Bercy et le HCFP (voies et moyens du PLF 2026), environ 1,2 Md€ selon l'OFCE (revalorisation évitée de 1,1 %) et 1,1 Md€ selon l'IPP actualisé en octobre 2025 (inflation de 1 % ; 1,4 Md€ dans sa première estimation, avec 1,3 %) ; l'écart tient aux hypothèses d'inflation. Borne basse : le chiffre le plus bas, celui de l'IPP actualisé. Écart de 4 Md€ sur le produit 2026 entre le PLF (104,0) et l'état A modifié (99,8).
- Fipeco, L'impôt sur le revenu et la CSG, 2026-06-01 : « De 84 578 à 181 917 € 41 % ; Au-delà de 181 917 € 45 % (Source : loi de finances pour 2026). Le produit de l'IR après crédits d'impôt à 100 Md€. »
- PLF 2026, Évaluation des voies et moyens, tome I (recettes), 2025-10 : « La prévision d'impôt net sur le revenu ... atteindrait 104,0 Md€ ; ... la suppression de niches fiscales ainsi que le maintien du barème de l'impôt sur le revenu (+1,9 Md€) ; La contribution différentielle est prolongée d'une année dans le PLF 2026 (pour 1,5 Md€ au titre de 2026) »
- OFCE, P. Madec, « Impôts et prestations : quels effets attendre d'une « année blanche » ? » (page 4), 2025-06-30 : « Le gel total du barème de l’impôt sur le revenu rapporterait quant à lui, selon nos estimations, environ 1,2 milliard d’euros en 2026 […] Sans « année blanche », nous anticipons que l’ensemble du barème de l’impôt sur le revenu (seuil des tranches, crédit d’impôt, …) devrait être revalorisé en janvier de 1,1%. »
- IPP, « Actualisation de l'estimation de rendement de l'année blanche », 2025-10-22 : « Inflation à 1 % (septembre 2025) / Inflation à 1,3 % (juin 2025) ; Total « année blanche » 4,4 Md€ / 5,7 Md€ ; dont recettes de l'IR 1,1 Md€ / 1,4 Md€ »
- Le Journal du Dimanche, entretien, 1er août 2026. Propos de Gabriel Attal. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Le Journal du Dimanche, entretien).
Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)