Déchiffrer 2027

Impôt sur le revenu et CSG, Raphaël Glucksmann

Barème de l'impôt sur le revenu : Contribution différentielle sur les plus hauts revenus

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Barème de l'impôt sur le revenu : nombre de tranches, taux, et répartition de l'effort entre les ménages. Règle de sens : ↑ impôt plus lourd.

« renforcer l’équité fiscale en taxant le patrimoine des plus fortunés avec un dispositif d’étalement des paiements pour les biens professionnels ; une contribution différentielle des plus hauts revenus »1

Place publique, « Budget pour 2026 : un moindre mal qui nous engage à construire une alternative crédible pour la France ! », 3 février 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Position rattachée à une option du barème, sans paramètre à régler : voir le chiffrage.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

+1,5 Md€

par an sur le solde public, recette nouvelle, fourchette de +1,4 à +1,7 Md€.

Le calcul

  • Prolongation de la CDHR (impôt minimal de 20 % sur les très hauts revenus) : Option chiffrée par la source : 1,5 Md€ (1,4 à 1,7) de gain par an.

Hypothèse de la rédaction. « Une contribution différentielle des plus hauts revenus » lue comme la prolongation de la CDHR (impôt minimal de 20 % créé pour 2025, prolongé d'un an).

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Barème 2026 (revenus 2025), par part : 0 % jusqu'à 11 600 € ; 11 % de 11 601 à 29 579 € ; 30 % de 29 580 à 84 577 € ; 41 % de 84 578 à 181 917 € ; 45 % au-delà. Tranches revalorisées de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026 ; le PLF prévoyait un gel. S'y ajoutent la CEHR (3 et 4 %) et la CDHR, un impôt minimal de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), créée en LFI 2025 et prolongée d'un an (1,5 Md€ au titre de 2026). Produit : 104,0 Md€ d'IR net prévus au PLF 2026 ; 99,8 Md€ dans l'état A modifié par amendement du gouvernement (janvier 2026) ; 100 Md€ après crédits d'impôt en 2025 (Fipeco).

Horizon. Année pleine, en euros 2026. Pour 2032, l'assiette doit être portée en valeur : de l'ordre de +15 à +20 % (hypothèse de croissance nominale, non sourcée).

Limites. Aucun barème officiel publié du coût d'un point de taux par tranche : la répartition du produit par tranche n'est pas publique (Fipeco : « elle n'est pas possible pour l'IR »). Les chiffrages par tranche (création de tranches, taux marginal à 50 % ou plus) demandent une microsimulation (OpenFisca, IPP). Gel du barème : 1,9 Md€ selon Bercy et le HCFP (voies et moyens du PLF 2026), environ 1,2 Md€ selon l'OFCE (revalorisation évitée de 1,1 %) et 1,1 Md€ selon l'IPP actualisé en octobre 2025 (inflation de 1 % ; 1,4 Md€ dans sa première estimation, avec 1,3 %) ; l'écart tient aux hypothèses d'inflation. Borne basse : le chiffre le plus bas, celui de l'IPP actualisé. Écart de 4 Md€ sur le produit 2026 entre le PLF (104,0) et l'état A modifié (99,8).

  1. Place publique, « Budget pour 2026 : un moindre mal qui nous engage à construire une alternative crédible pour la France ! », 3 février 2026. Position tirée d’un document de son parti ou de son mouvement, pas d’un programme présidentiel. Lire la source (Place publique, « Budget pour 2026 : un moindre mal qui nous engage à construire une alternative crédible pour la France ! »).

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