Déchiffrer 2027

Impôt sur le revenu et CSG, David Lisnard

Barème de l'impôt sur le revenu : Capital à taux allégé, travail modérément progressif, niches abrogées

Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Barème de l'impôt sur le revenu : nombre de tranches, taux, et répartition de l'effort entre les ménages. Règle de sens : ↑ impôt plus lourd.

« L’IR combinerait une taxation proportionnelle allégée des revenus du capital (y compris immobilier) et une taxation modérément progressive des revenus du travail, afin d’en gommer les effets les plus désincitatifs. (L’étendue de la tranche à 30% pénalise aujourd’hui trop fortement les classes moyennes). Le quotient familial serait intégralement déplafonné. En contrepartie, un nombre substantiel de niches seraient abrogées. »1

Propos de David Lisnard, Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr), 16 avril 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Refonte du barème sans taux ni seuils, en partie compensée par l'abrogation d'« un nombre substantiel de niches » non nommées : rien à chiffrer. Le déplafonnement du quotient familial est traité sur son levier. La même tribune vise une baisse nette de 100 Md€ des prélèvements obligatoires, « conditionnée à une réduction du périmètre de l'État, donc à une baisse massive de la dépense publique ».

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Barème 2026 (revenus 2025), par part : 0 % jusqu'à 11 600 € ; 11 % de 11 601 à 29 579 € ; 30 % de 29 580 à 84 577 € ; 41 % de 84 578 à 181 917 € ; 45 % au-delà. Tranches revalorisées de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026 ; le PLF prévoyait un gel. S'y ajoutent la CEHR (3 et 4 %) et la CDHR, un impôt minimal de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), créée en LFI 2025 et prolongée d'un an (1,5 Md€ au titre de 2026). Produit : 104,0 Md€ d'IR net prévus au PLF 2026 ; 99,8 Md€ dans l'état A modifié par amendement du gouvernement (janvier 2026) ; 100 Md€ après crédits d'impôt en 2025 (Fipeco).

Horizon. Année pleine, en euros 2026. Pour 2032, l'assiette doit être portée en valeur : de l'ordre de +15 à +20 % (hypothèse de croissance nominale, non sourcée).

Limites. Aucun barème officiel publié du coût d'un point de taux par tranche : la répartition du produit par tranche n'est pas publique (Fipeco : « elle n'est pas possible pour l'IR »). Les chiffrages par tranche (création de tranches, taux marginal à 50 % ou plus) demandent une microsimulation (OpenFisca, IPP). Gel du barème : 1,9 Md€ selon Bercy et le HCFP (voies et moyens du PLF 2026), environ 1,2 Md€ selon l'OFCE (revalorisation évitée de 1,1 %) et 1,1 Md€ selon l'IPP actualisé en octobre 2025 (inflation de 1 % ; 1,4 Md€ dans sa première estimation, avec 1,3 %) ; l'écart tient aux hypothèses d'inflation. Borne basse : le chiffre le plus bas, celui de l'IPP actualisé. Écart de 4 Md€ sur le produit 2026 entre le PLF (104,0) et l'état A modifié (99,8).

  1. Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr), 16 avril 2026. Propos de David Lisnard. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Tribune « Changer de logiciel fiscal », Atlantico (reprise sur unenouvelleenergie.fr)).

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