Impôt sur le revenu et CSG, Marine Le Pen
Barème de l'impôt sur le revenu : Impôt sur le revenu supprimé pour les moins de 30 ans, sous un plafond
Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Barème de l'impôt sur le revenu : nombre de tranches, taux, et répartition de l'effort entre les ménages. Règle de sens : ↑ impôt plus lourd.
« Je pense notamment aux jeunes, lycéens, étudiants et jeunes actifs. […] [Cette trajectoire] prévoit aussi des droits nouveaux, notamment […] la suppression en dessous d'un plafond de l'impôt sur les revenus pour les moins de 30 ans. »1
Propos de Marine Le Pen, Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction), 6 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.
Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 18 octobre 2026.
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
La source citée ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Le barème ne chiffre l'impôt sur le revenu que par une variation proportionnelle de tout l'impôt et par le gel du barème ; une suppression réservée aux moins de 30 ans, sous un plafond que la candidate ne donne pas, demande une microsimulation par âge qu'aucune source lue ne publie : rien à chiffrer. Aucun montant annoncé. Le programme du RN pour les législatives de 2024 prévoyait déjà de « Supprimer l'impôt sur le revenu des jeunes de moins de 30 ans », sans plafond (p. 10).
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Barème 2026 (revenus 2025), par part : 0 % jusqu'à 11 600 € ; 11 % de 11 601 à 29 579 € ; 30 % de 29 580 à 84 577 € ; 41 % de 84 578 à 181 917 € ; 45 % au-delà. Tranches revalorisées de 0,9 % par la loi de finances pour 2026, promulguée le 19 février 2026 ; le PLF prévoyait un gel. S'y ajoutent la CEHR (3 et 4 %) et la CDHR, un impôt minimal de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), créée en LFI 2025 et prorogée par la LFI 2026 « jusqu'à ce que le déficit du budget général soit inférieur à 3 % du produit intérieur brut » (Voies et moyens, PLF 2027, tome I, p. 30, ligne 1440 : 369 M€ en 2025, 790 M€ prévus en 2026, 600 M€ en 2027) : son maintien est le droit en vigueur. Produit : 94,9 Md€ d'IR net en 2025, 96,8 Md€ prévus pour 2026 et 102,5 Md€ pour 2027, mesures du PLF 2027 comprises (Voies et moyens, PLF 2027) ; 104,0 Md€ prévus au PLF 2026, 99,8 Md€ dans l'état A modifié (janvier 2026).
Horizon. Année pleine, en euros 2026. L'assiette n'est pas portée en valeur 2032 (de l'ordre de +15 à +20 % selon une hypothèse de croissance nominale, non sourcée).
Limites. Aucun barème officiel publié du coût d'un point de taux par tranche : la répartition du produit par tranche n'est pas publique (Fipeco : « elle n'est pas possible pour l'IR »). Les chiffrages par tranche (création de tranches, taux marginal à 50 % ou plus) demandent une microsimulation (OpenFisca, IPP). Gel du barème : 1,9 Md€ selon Bercy et le HCFP (voies et moyens du PLF 2026), environ 1,2 Md€ selon l'OFCE (revalorisation évitée de 1,1 %) et 1,1 Md€ selon l'IPP actualisé en octobre 2025 (inflation de 1 % ; 1,4 Md€ dans sa première estimation, avec 1,3 %) ; l'écart tient aux hypothèses d'inflation. Borne basse : le chiffre le plus bas, celui de l'IPP actualisé. Coefficient proportionnel calculé par la rédaction : 1 % de 94,9 Md€ (2025, borne basse), de 96,8 Md€ (2026, valeur centrale) et de 102,5 Md€ (2027, borne haute), selon les Voies et moyens du PLF 2027. L'impôt sur le revenu net comprend le prélèvement forfaitaire unique de 12,8 % : recoupement déclaré avec la part impôt sur le revenu du PFU. CDHR : l'option « prolongation de la CDHR » (1,4 à 1,7 Md€, prolongation d'un an du PLF 2026) est retirée le 18 octobre 2026 ; la LFI 2026 a prorogé la contribution jusqu'à un déficit du budget général inférieur à 3 % du PIB (Voies et moyens, PLF 2027) : la maintenir est un statu quo ; seul un renforcement au-delà du droit en vigueur (taux, seuils) se chiffrerait, sur l'écart, et aucune source lue ne le chiffre. Tranche à 60 % au-delà de 250 000 € par part (option, calcul de la rédaction, 18 octobre 2026) : la DGFiP publie 61 476 foyers au taux marginal de 45 % (quotient familial supérieur à 180 294 €) et 12,54 Md€ d'impôt net (revenus 2024), sans ventilation au-delà de 250 000 €. Avec 1,8 part par foyer (le dernier millième de RFR par part en compte 1,82, le dernier centième 1,73), l'impôt moyen par part (113 300 €) donne un revenu imposable moyen d'environ 303 600 € par part au-dessus de 180 294 € (impôt de 57 865 € à ce seuil, puis 45 %) ; une loi de Pareto de même moyenne (coefficient 2,46) place 44,7 % de ces parts au-dessus de 250 000 €, avec 170 900 € en moyenne au-delà : 8,45 Md€ de revenu au-delà du seuil, et 15 points de plus rapportent 1,27 Md€ (centre, arrondi à 1,3) ; 2,0 parts par foyer donnent 1,0 Md€, 1,6 parts 1,6 Md€. L'impôt net est pris après réductions et crédits d'impôt (il minore le revenu) ; aucun effet de comportement, fort à ces niveaux de revenu ; plafonnement du quotient familial et CEHR ignorés. Exonération ou réduction de 3 000 € pendant trois ans après une naissance (option, calcul de la rédaction) : l'avantage par foyer est min(impôt, 3 000 €). La DGFiP publie l'impôt net moyen par part et le nombre de parts moyen de chaque dixième de RFR par part (revenus 2024) : environ 290 € par foyer au 6e dixième, 840 € au 7e, 1 640 € au 8e, 3 320 € au 9e et 16 340 € au 10e, rien en dessous ; plafonnée à 3 000 €, la moyenne de ces dix valeurs est de 877 € par foyer, ce qui majore la moyenne des avantages (chaque foyer étant plafonné, et non la moyenne de son dixième). En supposant que les foyers concernés se répartissent comme l'ensemble des foyers, et en les comptant au plus comme les enfants nés en trois ans (643 905 naissances en 2025, Insee, soit 1,93 million sur trois ans), le coût est d'au plus 1,7 Md€ par an. Les foyers de jeunes parents, actifs, sont plus souvent imposables que les retraités ou les étudiants, mais ont plus de parts : l'hypothèse de répartition peut jouer dans les deux sens.
- Fipeco, L'impôt sur le revenu et la CSG, 2026-06-01 : « De 84 578 à 181 917 € 41 % ; Au-delà de 181 917 € 45 % (Source : loi de finances pour 2026). Le produit de l'IR après crédits d'impôt à 100 Md€. »
- PLF 2026, Évaluation des voies et moyens, tome I (recettes), 2025-10 : « La prévision d'impôt net sur le revenu ... atteindrait 104,0 Md€ ; ... la suppression de niches fiscales ainsi que le maintien du barème de l'impôt sur le revenu (+1,9 Md€) ; La contribution différentielle est prolongée d'une année dans le PLF 2026 (pour 1,5 Md€ au titre de 2026) »
- OFCE, P. Madec, « Impôts et prestations : quels effets attendre d'une « année blanche » ? » (page 4), 2025-06-30 : « Le gel total du barème de l’impôt sur le revenu rapporterait quant à lui, selon nos estimations, environ 1,2 milliard d’euros en 2026 […] Sans « année blanche », nous anticipons que l’ensemble du barème de l’impôt sur le revenu (seuil des tranches, crédit d’impôt, …) devrait être revalorisé en janvier de 1,1%. »
- IPP, « Actualisation de l'estimation de rendement de l'année blanche », 2025-10-22 : « Inflation à 1 % (septembre 2025) / Inflation à 1,3 % (juin 2025) ; Total « année blanche » 4,4 Md€ / 5,7 Md€ ; dont recettes de l'IR 1,1 Md€ / 1,4 Md€ »
- PLF 2027, Évaluation des voies et moyens, tome I (page 17), 2026-10 : « L’impôt sur le revenu s’est établi à 94,9 Md€ en 2025 contre une prévision de 94,5 Md€ en loi de finances initiale pour 2025 (LFI 2025) […] En 2026, les recettes d’impôt sur le revenu seraient inférieures de -3,1 Md€ à la prévision de la loi de finances initiale pour 2026 pour atteindre 96,8 Md€ […] Les recettes d’impôt sur le revenu atteindraient 102,5 Md€ en 2027 »
- PLF 2027, Évaluation des voies et moyens, tome I, contribution différentielle sur les très hauts revenus, ligne 1440 (pages 30 et 31), 2026-10 : « La LFI pour 2026 a prorogé cette contribution jusqu’à ce que le déficit du budget général soit inférieur à 3 % du produit intérieur brut. […] Les recettes se sont élevées à 369 M€ en 2025 […] Pour 2026, la prévision s’établirait à 790 M€ […] La prévision s’établit à 600 M€ en 2027 »
- DGFiP, Impôt sur le revenu : nombre de foyers et montant de l'impôt net par taux marginal de taxation du barème, onglet 2024 (mise à jour du 7 avril 2026), 2026-04-07 : « (nombres en milliers - montants en millions d'euros) […] Supérieur à 83 823 € et inférieur ou égal à 180 294 € | 0,41 | 434.112 | 17791.422895 ; Supérieur à 180 294 € | 0,45 | 61.476 | 12541.043306 ; TOTAL | 41426.564 | 91250.938601 »
- DGFiP, Impôt sur le revenu : répartition de l'impôt moyen par dixièmes de RFR par part, onglet a2024, 2026 : « (nombres en millions - bornes et montants en milliers d'euros) […] Nombre de parts moyen ; IR net moyen par part : 6e dixième 1,59 ; 0,18 — 7e 1,55 ; 0,54 — 8e 1,55 ; 1,06 — 9e 1,55 ; 2,14 — 10e 1,6 ; 10,21 — dont dernier centième 1,73 ; 42,04 — dont dernier millième 1,82 ; 170,27 […] Nombre de foyers 41,64 »
- Insee, Les naissances en 2025 et en séries longues, 2026 : « Au total, 643 905 bébés sont nés en France en 2025, contre 645 000 estimés lors du bilan démographique. »
Lire ces montants. Ce sont des coûts et des recettes statiques, sans effet de retour, en année pleine : rien sur la croissance, l’emploi ni les recettes que l’activité ferait gagner ou perdre. Un coût net plus élevé ne fait pas à lui seul une moins bonne politique, ni une économie nette une meilleure : chaque programme repose sur un modèle économique (relance par la demande, baisse des prélèvements, consolidation des comptes…) que le barème ne tranche pas. Le PIB lui-même mesure un volume d’activité, pas le bien-être ni l’utilité de ce qui est produit. Modèles économiques et effets de retour.
- Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction), 6 octobre 2026. Propos de Marine Le Pen. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Chaîne YouTube officielle de Marine Le Pen, « La trajectoire financière de mon quinquennat », conférence de presse (vidéo, transcription de la rédaction)).
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