Europe et défense, Nicolas Dupont-Aignan
Place dans l'Union européenne : Référendum sur l'appartenance à l'UE, sortie si le peuple l'accepte
Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Rapport aux traités et aux règles européennes : approfondissement, renégociation, primauté du droit national, sortie. Règle de sens : ↑ intégration européenne plus poussée.
« La France, si le peuple l’accepte par référendum, quittera l’Union européenne. […] Organiser un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
+15 Md€
par an. Page Économie (10 oct. 2026) : « Sortir de l’UE et économiser ainsi les 15 milliards d’euros de notre solde contributeur. »
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Sortie de l'UE subordonnée au résultat d'un référendum : engagement conditionnel, non chiffré. Le 11 octobre 2026 (Europe 1, « Le Grand Rendez-vous »), le candidat annonce aussi vouloir « dégager la moitié de la contribution à l'Union Européenne » pour financer son capital de 10 000 € par nouveau-né (position « part de capitalisation ») : baisse unilatérale, contraire à la décision « ressources propres », sans option au barème (le gel au niveau de 2025 n'y correspond pas). Citée, pas chiffrée : la moitié du prélèvement de 2026 ferait environ 14 Md€.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Constitution, art. 88-1 (participation à l'UE) ; traités TUE et TFUE ; nouvelles règles budgétaires européennes de 2024. Prélèvement sur recettes au profit de l'UE : 28,44 Md€ dans la loi de finances pour 2026 (art. 143 ; 28,8 Md€ dans le projet initial), contre 23,1 Md€ en 2025. Part de la France dans le financement de l'UE : 17,2 % en 2024. Solde net comptable : -7,9 Md€ en 2024 et -9,3 Md€ en 2023, la France étant le 2e contributeur net. Retours : 16,4 Md€ par an en moyenne. Pour le cadre financier 2028-2034 proposé par la Commission, le prélèvement annuel moyen passerait de 26 Md€ (cadre actuel) à 38 Md€.
Horizon. Année pleine, Md€ courants. En 2032, le cadre financier 2028-2034 porte en moyenne la contribution à 38 Md€ selon la proposition de la Commission.
Limites. La contribution est fixée par la décision « ressources propres » (unanimité et ratification) et par le cadre financier pluriannuel : une baisse unilatérale violerait les traités. L'option « sortie » est un solde statique calculé ici. Bas : solde de 2024 (7,9). Central : prélèvement 2026 voté de 28,44 moins 16,4 de retours moyens, soit 12,04. Haut : 38 (moyenne proposée pour 2028-2034) moins 16,4, soit 21,6. Elle ignore les retours qu'il faudrait financer au niveau national (PAC : la France reçoit 18,5 % de la politique agricole), les droits de douane, l'accès au marché unique, le coût de la dette et la part française de la dette européenne liée au plan de relance (sur-contribution d'environ 2,5 Md€ par an à partir de 2028 selon la Cour des comptes, faute de nouvelles ressources propres). Ne JAMAIS l'afficher comme un « gain net ». Le prélèvement voté pour 2026 est de 28,44 Md€ (loi de finances pour 2026, art. 143), et non 28,8 Md€ (projet initial). Le gel au niveau de 2025 rapporte 28,44 − 23,10 = 5,34 Md€ selon l'amendement n° 1291 (groupe GDR) qui le propose.
- Sénat, commission des finances, L'Essentiel PLF 2026, mission « Affaires européennes » (art. 45, prélèvement sur recettes UE, J.-M. Mizzon), 2025-10-28 : « « prélèvement sur recettes au profit de l'Union européenne à 28,8 milliards d'euros, soit une progression substantielle de 24,6 % » ; « pour la France un PSR-UE annuel moyen qui progresserait de 26 milliards d'euros dans le CFP actuel à 38 milliards d'euros pour le prochain » »
- Sénat, note de présentation PLF 2026, « Affaires européennes », 2025-11 : « « Avec un solde net estimé en 2024 à - 7,9 milliards d'euros (- 9,3 milliards d'euros en 2023) selon la méthode comptable, la France était le deuxième contributeur net » ; « sa clef de contribution cette année-là (17,2 %) » ; « Les retours budgétaires français (16,4 milliards d'euros en moyenne » »
- Assemblée nationale, amendement n° 1291 au PLF 2026 (n° 2247), présenté par M. Maurel et le groupe GDR, sur l'article relatif au prélèvement UE, 2026-01 : « « À la fin, substituer au montant : « 28 439 880 549 € » le montant : « 23 098 097 974 € ». » ; « En limitant la contribution française au budget de l'UE à hauteur du montant de l'exercice précédent, cet amendement ajustera notre effort aux paramètres du CFP à venir et soulagera les charges publiques de 5,3 milliards d'euros. » »
- Constitution, art. 88-1 : « « La République participe à l'Union européenne constituée d'États qui ont choisi librement d'exercer en commun » »
- Loi de finances pour 2026, texte définitif (Assemblée nationale, texte adopté n° 227, 2 février 2026), article 143 ; loi n° 2026-103 du 19 février 2026, 2026-02-02 : « « Le montant du prélèvement effectué sur les recettes de l'État au titre de la participation de la France au budget de l'Union européenne est évalué pour l'exercice 2026 à 28 439 880 549 €. » »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Nicolas Dupont-Aignan
- Debout la France, Notre projet : Affaires européennes. Lire la page du programme.
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