Déchiffrer 2027

Fiscalité des entreprises, Raphaël Glucksmann

Superprofits et rachats d'actions : Taxer les superprofits des pétroliers pour financer les aides carburant

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Taxation des bénéfices exceptionnels de certaines entreprises et des rachats de leurs propres actions par les sociétés. Règle de sens : ↑ taxation plus lourde.

Propos rapportés par franceinfo, entretien au « 8h30 franceinfo » : Face à la hausse des prix des carburants, il propose que les aides "grands rouleurs" soient "financés par une taxation des superprofits", notamment TotalEnergies […] "Pourquoi la taxation des superprofits des multinationales du pétrole, c'est tabou ?"1

Propos de Raphaël Glucksmann rapportés par franceinfo, entretien au « 8h30 franceinfo », 21 septembre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Taxe sur les superprofits des « multinationales fossiles », sans assiette, taux ni rendement, que le candidat veut aussi voir adoptée à l'échelle européenne : le barème ne chiffre que la pérennisation de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises, un autre impôt. Place publique prévoyait déjà en 2025 un « mécanisme automatique de taxation des superprofits des multinationales et des profiteurs de guerre » (« Acte un », p. 85), lui non plus sans paramètre.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises (CA > 1 Md€) : 8 Md€ prévus pour 2025 et 7,5 Md€ encaissés. Reconduite en LFI 2026 à un niveau réduit : 4 Md€ au PLF, 6 Md€ selon le Sénat, 7,3 Md€ selon l'OFCE. Taxe sur les rachats d'actions (LFI 2025) : 0,4 Md€ en 2025, 0,2 Md€ par an en régime pérenne.

Horizon. Année pleine ; la majoration n'est pas dans le droit au-delà de 2026 : sa pérennisation est un gain par rapport aux politiques actuelles.

Limites. Rendement 2026 de la reconduction : trois sources divergent (4 / 6 / 7,3 Md€). Une « taxe sur les superprofits » sur l'excédent de bénéfice par rapport à une moyenne exige une définition précise. Pas de chiffrage officiel générique. La taxe sur les rachats d'actions est déjà en vigueur.

  • PLF 2026, Voies et moyens tome I, 2025-10 : « Son rendement prévisionnel pour 2025 s'établit à 8 Md€ ... pour un montant de moitié inférieur à celui de 2025, soit 4 Md€ ... [Taxe sur les rachats d'actions] Les recettes ... s'élèveraient à 400 M€ pour l'année 2025 ... Le rendement prévisionnel pour 2026 est de 200 M€ »
  • Sénat, L'essentiel sur le rapport d'avancement annuel 2026, 2026-04 : « le Gouvernement l'a finalement reconduite dans la loi de finances initiale (pour un rendement prévisionnel de 6 milliards d'euros en 2026 après 7,5 milliards d'euros en 2025) »
  • OFCE, Le déficit public devrait diminuer en 2026 et 2027, 2026-04 : « la contribution exceptionnelle sur les grandes entreprises, dont le rendement attendu est de 7,3 milliards »
  1. franceinfo, entretien au « 8h30 franceinfo », 21 septembre 2026. Propos de Raphaël Glucksmann rapportés par ce média : le texte cité est celui de l’article, pas ses mots exacts. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (franceinfo, entretien au « 8h30 franceinfo »).

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