Déchiffrer 2027

Climat, Jean-Luc Mélenchon

Adaptation au changement climatique : Plan d'adaptation de 10 Md€ : canicules, incendies, sécheresse

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Moyens publics pour faire face aux effets du réchauffement (canicules, sécheresses, incendies, inondations, submersion) : plan national d'adaptation, fonds de prévention des risques, sécurité civile. Hors baisse des émissions. Règle de sens : ↑ moyens publics d'adaptation accrus.

« Mais dans l'urgence, il faut être capable de réagir aux incidences du dérèglement climatique que nous avons subi en 2026 sur les questions de canicule, sur les questions d'incendie, de méga-feu et sur la question de la sécheresse pour les agriculteurs, un coût que j'ai estimé dans une mission flash, je vous invite à vous y reporter récemment, à 16 milliards d'euros. Nous avons donc décidé de mettre tout de suite cet argent nécessaire pour qu'en gros, l'année prochaine, les personnes les plus fragiles, les personnes âgées dans les EHPAD, les personnes dans les hôpitaux, nos enfants dans les écoles, mais aussi en termes de moyens pour les SDIS et la sécurité civile contre les incendies et en termes de sécheresse, puissent, j'allais dire, faire face de manière un peu plus supportable à ce qui malheureusement va revenir très certainement dès l'année prochaine. […] Donc, ce plan nécessaire, c'est un plan de 10 milliards d'euros. »1

Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent.

Lien avec la candidature : Il présente, aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, le budget que le candidat ferait voter dès 2027 par une loi de finances rectificative ; il porte son programme économique.

Encodage en vérification : position relevée à la source, pas encore relue par la rédaction.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Moyens publics supplémentaires pour l'adaptation au changement climatique0 Md€/an10 Md€/an (hypothèse de la rédaction, voir le chiffrage)horizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

−10 Md€

par an. Éric Coquerel, conférence de presse du 14 octobre 2026 (vers 0:46:50) : « Donc, ce plan nécessaire, c'est un plan de 10 milliards d'euros. »

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−10 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle.

Le calcul

  • Moyens publics supplémentaires pour l'adaptation au changement climatique : (10 − 0) ÷ 1 = 10 fois « +1 Md€ par an de dépense publique d'adaptation au changement climatique », à 1 Md€ (1 à 1) de coût chacune.

Hypothèse de la rédaction. Lecture retenue : 10 Md€ par an de plus que les moyens actuels, montant inscrit au budget de 2027. La conférence présente un plan d'urgence pour « l'année prochaine » sans dire s'il est reconduit les années suivantes ; les investissements de la planification écologique sont annoncés à part.

Pas d’écart calculé avec le chiffre annoncé : les deux ne portent pas sur le même périmètre (chiffrage partiel, hypothèse de la rédaction, ou mesure comptée autrement par le candidat).

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Troisième plan national d'adaptation au changement climatique (PNACC-3), annoncé le 10 mars 2025, qui retient une trajectoire de réchauffement de référence de +4 °C à l'horizon 2100. Fonds de prévention des risques naturels majeurs (« fonds Barnier », programme 181) : 300 M€ en autorisations d'engagement et 228,8 M€ en crédits de paiement en LFI 2026 ; 300 M€ et 238,8 M€ au PLF 2027. Fonds vert : une enveloppe dédiée à l'adaptation de 500 M€ en autorisations d'engagement au PLF 2027.

Horizon. Dépense en année pleine, statique : 1 € annoncé = 1 € de déficit, par rapport aux politiques actuelles.

Limites. Paramètre d'enveloppe, comme l'investissement public ou le ferroviaire : il ne vaut que pour un montant annoncé en plus des moyens actuels. Les dépenses d'adaptation sont dispersées (fonds Barnier, Fonds vert, sécurité civile, agriculture, santé, collectivités) et n'ont pas de total officiel : la Cour des comptes (2024) relève « l'absence de chiffrages exhaustifs et cohérents pour l'ensemble des acteurs publics », et I4CE (2025) recense 1,7 Md€ explicitement dédiés à l'adaptation en 2025. Repères, non comptés : la mission d'information flash de l'Assemblée nationale sur l'été 2026 (rapporteur Éric Coquerel) estime le coût de cet été à environ 16 Md€ et évalue entre 10 et 13,6 Md€ les dépenses publiques nécessaires dès l'été 2027 ; ce sont des estimations, pas des coefficients. Un plan qui finance des travaux d'investissement peut recouper une enveloppe d'investissement public (recoupement déclaré) ; un plan qui renforce l'hôpital ou les EHPAD ne se compte pas aussi sur les leviers de l'hôpital ou du grand âge.

  1. Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo), 14 octobre 2026. Propos d’Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI. Propos de Éric Coquerel, député, chargé du programme économique de LFI, chargé par le candidat de porter son programme : ils l’engagent. Lire la source (Conférence de presse « Comment nous allons remettre de l’ordre dans les comptes publics » (vidéo)).

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