Déchiffrer 2027

Niches, aides et fraude, Édouard Philippe

Aides publiques aux entreprises : 50 Md€ d’aides « improductives » en moins, contre 50 Md€ d’impôts

Sens du changement : baisse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Subventions, crédits d'impôt et exonérations accordés aux entreprises : montant, conditions, contreparties (emploi, climat, dividendes). Règle de sens : ↑ aides plus importantes.

« Conclure un pacte fiscal inédit avec les entreprises : 50 Md€ de baisses d'impôts de production contre 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins, le plus grand choc de compétitivité jamais réalisé. »1

Propos d’Édouard Philippe, Site de campagne « Avec Édouard 2027 », priorité « Pour une France plus prospère » (page non datée, consultée le 13 octobre 2026), 13 octobre 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

montant non ventilé

Montant annoncé pour un ensemble plus large, pas pour cette seule position par an : « 50 Md€ d'aides publiques improductives en moins », en contrepartie de « 50 Md€ de baisses d'impôts de production » : période (par an ou sur le quinquennat) non précisée.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

50 Md€ d'aides « improductives » sans périmètre (dépenses budgétaires, fiscales ou allègements de cotisations) ni calendrier (par an ou sur le quinquennat) : rien à chiffrer. Ces économies sont, dans le même « pacte fiscal », la contrepartie de la baisse de 50 Md€ des impôts de production (levier « impôts de production »), non chiffrée non plus.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Il n'existe pas de définition légale ni de chiffrage officiel tenu à jour. La commission d'enquête du Sénat (rapport n° 808, juillet 2025) estime les aides à « au moins 211 milliards d'euros en 2023 » au sens large, et à 108 Md€ hors Bpifrance, dépenses fiscales déclassées et TVA. Le ministre en audition : 150 Md€ (40 de dépenses fiscales, 30 de dépenses budgétaires, 80 d'allègements de cotisations). Au sens de la comptabilité nationale, les sociétés non financières ont reçu 73 Md€ d'aides en 2024 (Fipeco).

Horizon. Année pleine ; valeurs 2023-2025.

Limites. Le périmètre est décisif : il fait varier le montant de 73 à 211 Md€. Le barème n'en retient qu'un, sans recoupement : les 30 Md€ de dépenses budgétaires de la ventilation du ministre. Les allègements de cotisations (80 Md€) se chiffrent au levier « allègements de cotisations », les dépenses fiscales (40 Md€) au levier « niches fiscales et sociales ». L'ancien coefficient mêlait trois périmètres (73, 150 et 211 Md€) ; l'option « RGDU −10 % » (39,1 Md€ de 2025, alors que la RGDU de 2026 fusionne environ 72 Md€) est retirée. Toucher aux allègements a un effet sur l'emploi ; le chiffrage statique ne le mesure pas. La conditionnalité des aides (contreparties) n'est pas chiffrable en soi. La baisse de 10 % est donnée par le paramètre linéaire ; la suppression du CIR est au levier « niches-fiscales ».

  1. Site de campagne « Avec Édouard 2027 », priorité « Pour une France plus prospère » (page non datée, consultée le 13 octobre 2026), 13 octobre 2026. Propos d’Édouard Philippe. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (Site de campagne « Avec Édouard 2027 », priorité « Pour une France plus prospère » (page non datée, consultée le 13 octobre 2026)).

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