Énergie, Bruno Retailleau
Prix de l’électricité, marché européen : Contrat pour différence entre EDF et fournisseurs, prix de référence de la CRE
Sens du changement : changement d’une autre nature, ou sens incertain, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Mode de fixation du prix de l'électricité et place de la France dans le marché européen de l'électricité. Règle de sens : ↑ prix plus élevés ; ↓ : prix plus bas.
« Pour les entreprises et les particuliers, instaurer un contrat pour différence bidirectionnel entre EDF et les fournisseurs : quand les prix de marché dépassent le prix de référence fixé par la CRE, les excédents sont reversés aux consommateurs ; quand ils sont inférieurs, EDF reçoit une compensation. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Contrat pour différence entre EDF et les fournisseurs : les flux passent entre entreprises, sans dépense budgétaire identifiée ; le prix de référence n'est pas donné.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. La France reste dans le marché européen intégré de l'électricité. L'ARENH a pris fin le 31 décembre 2025. Il est remplacé par le versement nucléaire universel (art. 17 de la LF 2025, loi n° 2025-127) : la moitié des revenus d'EDF au-delà de 78 €/MWh est reversée, et 90 % au-delà de 110 €/MWh (seuils fixés par l'arrêté du 11 février 2026 ; taux de 50 % et 90 % lus dans des synthèses, pas dans le texte). Le VNU ne devrait pas être déclenché en 2026 (prix de référence estimé autour de 66 €/MWh). Les tarifs réglementés de vente sont maintenus. L'accise sur l'électricité pour les ménages (36 kVA ou moins) est de 30,62 €/MWh depuis le 1er août 2026, majoration ZNI comprise. Son produit était de 8,2 Md€ en 2025.
Horizon. Moindre recette en année pleine, statique, base 2025 (accise) ou 2024 (TVA).
Limites. Sortir du marché européen n'a pas de coût budgétaire direct mesurable : c'est une question de droit européen et de rente d'EDF (moindres dividendes, effets sur le VNU), qu'on ne peut pas chiffrer de façon statique. La valeur 0 signifie « non chiffré », pas « gratuit ». Accise : 8,2 Md€ est le produit de 2025 selon une note de la CRE de septembre 2026, reprise par un comparateur. La borne haute à 10 Md€ vient d'une projection pour 2026, non officielle. Les tarifs diffèrent selon la catégorie de consommateur, donc une baisse de X €/MWh ne se convertit pas exactement. TVA : le chiffre Montaigne a été lu dans un résultat de recherche, la page renvoyant une erreur 403. Il couvre aussi les carburants, et l'UE n'autorise pas le taux réduit sur les carburants en métropole. Ce sous-levier croise le levier « taxes sur les carburants et l'énergie » du domaine C : il faut l'affecter à un seul levier pour éviter le double compte. La TVA à 5,5 % sur l'énergie est au levier « tva » (une seule fois) ; la sortie du marché européen n'a pas de coût budgétaire statique mesurable. Aucune position ne se chiffre par un coût de bouclier tarifaire : les prix cibles annoncés (75 €/MWh, 100 €/MWh, prix fondés sur les coûts de production) passent par la régulation d'EDF ou des contrats, sans dire que le budget paie l'écart. Une convergence des accises du gaz et de l'électricité peut être neutre pour le budget : la version votée par le Sénat en novembre 2025 (−3 €/MWh sur l'électricité des ménages, +4,40 €/MWh sur le gaz) était présentée comme telle ; elle n'a pas été retenue dans la loi de finances.
- CRE, délibération n° 2026-52 du 26 février 2026 portant proposition du tarif unitaire de la minoration du VNU pour 2026 (pages 2 et 3), 2026-02-26 : « Afin de déterminer le montant de la taxe, un arrêté du 11 février 2026[1], pris en application des articles L. 322-75 et L. 322-76 du code des impositions sur les biens et services, a fixé le tarif de taxation à 78 €/MWh et celui d’écrêtement à 110 €/MWh. […] sont estimés au 1er décembre 2025 à 66,08 €/MWh. Au regard des tarifs de taxation et d’écrêtement qui ont été arrêtés le 11 février 2026 par le Gouvernement à hauteur de 78 €/MWh et 110 €/MWh, la CRE n’anticipe pas de déclenchement de la taxe »
- Le versement nucléaire universel, successeur de l'ARENH (Seban & Associés / EDF / Opera Énergie, via résultat de recherche), 2026 : « Seuil de taxation 78 €/MWh, seuil d'écrêtement 110 €/MWh ; article 17 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 ; arrêté du 13 février 2026 pour 2026-2028 ; prix de référence 2026 estimé à 66,08 €/MWh, sous le seuil. »
- Accise électricité : où vont vraiment les 8,2 milliards (JeChange), 2026-09 : « « 8,2 milliards d'euros d'accise prélevés en 2025 sur l'électricité » (note CRE du 8 septembre) ; 5,4 Md€ budget de l'État, 2,4 Md€ collectivités ; tarif ménages 30,62 €/MWh depuis le 1er août 2026. »
- Baisser la TVA de 20 % à 5,5 % pour les carburants, l'électricité, le gaz et le fioul (Institut Montaigne, législatives 2024 — lu via résultat de recherche, page en 403), 2024 : « 11,3 Md€ par an, estimation basse 9 Md€, haute 13,6 Md€ ; base de recettes de 16,7 Md€. »
- Connaissance des énergies, « Budget : le Sénat vote pour une baisse de la taxation de l'électricité et une hausse de celle du gaz », 2025-12 : « Amendement du Sénat au PLF 2026 : baisse de 3 €/MWh de l'accise sur l'électricité des particuliers et de 0,42 €/MWh pour les entreprises, hausse de 4,40 €/MWh sur le gaz naturel ; tarifs normaux 2025 : 25,09 €/MWh (électricité, ménages) et 10,54 €/MWh (gaz naturel) ; évolutions jugées « neutres pour le budget de l'État ». »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Bruno Retailleau
- avecretailleau.fr, mesure n° 88 « Stabiliser le prix de l’électricité ». Lire la page du programme.
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