Déchiffrer 2027

École, Bruno Retailleau

Salaire des enseignants : +135 € nets en début de carrière, environ +300 € en milieu

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Hausse de la rémunération des enseignants promise pendant le quinquennat, en pourcentage. Règle de sens : ↑ rémunération plus élevée.

« Aligner intégralement le début de carrière sur la moyenne européenne, soit 135 euros nets de plus chaque mois, et combler au moins la moitié de l'écart au cœur de la carrière, soit environ 300 euros nets supplémentaires. »1

Encodage

Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.

Chiffrage

Annoncé par le candidat

montant non ventilé

Montant annoncé pour un ensemble plus large, pas pour cette seule position par an : « Financé au dernier euro, sans un impôt nouveau » : avec 1,7 million d'élèves de moins dans dix ans, le recul « libère plus de 3 milliards d'euros par an en fin de quinquennat », que le candidat réserve « aux rémunérations et aux conditions de travail » (mesure n° 15). Coût de la hausse elle-même non donné.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

non chiffrée

Hausse différente selon l'étape de la carrière (135 € nets au début, environ 300 € au cœur, rien de dit pour la fin) : le barème ne donne pas la répartition des enseignants entre ces étapes.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Grilles indiciaires de la fonction publique, point d'indice gelé à 4,9228 € depuis le 1er juillet 2023. Revalorisation « socle » de 2023 (environ +10 % en moyenne, surtout en début de carrière) et Pacte enseignant. En 2024, 712 806 enseignants du public et 139 946 du privé sous contrat sont rémunérés. Titre 2 de la mission Enseignement scolaire : 59,23 Md€ hors CAS Pensions (PLF 2026).

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Hypothèse : les enseignants pèsent environ 70 % du titre 2 (59,23 Md€), d'où environ 41 Md€ hors CAS et 0,41 Md€ par point de pourcentage. La valeur haute ajoute la part enseignante du CAS Pensions, soit environ 0,59 Md€. Au niveau des administrations publiques consolidées, le CAS est un flux interne : le surcoût réel en pensions arrive plus tard. Une hausse ciblée sur les débuts de carrière coûte moins par point moyen annoncé : le socle 2023, environ 10 % « en moyenne », a coûté 1,9 Md€. Il faut donc lire précisément l'assiette visée par chaque candidat. Paramètre en euros nets (hausse-nette-mensuelle) : 852 752 enseignants (712 806 du public, 139 946 du privé sous contrat, Sénat, PLF 2026) × 1 200 € nets par an. Passage du net au brut par le rapport relevé par la DEPP sur une prime d'enseignant (3 180 € bruts par an pour 227 € nets par mois, soit 85,7 %) : environ 1 401 € bruts par an. Charges employeur hors CAS Pensions : coût moyen chargé hors CAS rapporté aux rémunérations d'activité, 1,145 dans le premier degré et 1,157 dans le second (PAP 2024), soit environ 1,15. Valeur centrale : 852 752 × 1 401 € × 1,15 ≈ 1,37 Md€. Bornes : 100 € nets font 3,24 % du salaire net moyen d'un enseignant titulaire (3 090 € en 2024, DEPP), soit 1,29 Md€ avec la valeur basse du paramètre en pourcentage et 1,94 Md€ avec sa valeur haute, qui ajoute la part du CAS Pensions (cas d'une hausse versée sur le traitement indiciaire, qui ouvre des droits à pension). Limites : le rapport du net au brut n'est pas le même pour le traitement que pour une prime ; les enseignants du privé sous contrat ont d'autres cotisations ; les contractuels gagnent moins en moyenne (2 130 € nets selon la DEPP), ce qui ne change pas le coût d'une hausse uniforme en euros mais rend approximative sa conversion en pourcentage.

  1. avecretailleau.fr, mesure n° 15 « Mieux payer les professeurs, sur la fiche de paie ». Lire la page du programme.

Contester cet encodage (courriel prérempli ; procédure et délais)