Déchiffrer 2027

École, Édouard Philippe

Salaire des enseignants : +20 % de rémunération moyenne sur le quinquennat

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Hausse de la rémunération des enseignants promise pendant le quinquennat, en pourcentage. Règle de sens : ↑ rémunération plus élevée.

« une augmentation de 20% de la rémunération moyenne des enseignants […] C'est massif, mais c'est indispensable pour redonner de la dignité à leur métier »1

Propos d’Édouard Philippe, LCP, d’après son entretien au Figaro, 24 août 2026. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit.

Pas de programme communiqué. Positions tirées de ses déclarations publiques, de propos de proches ou de documents de son parti, chacune datée et sourcée ; dernier relevé le 14 octobre 2026.

Encodage

ParamètreLoi actuelleProposéDate d’effet ou horizon
Hausse de la rémunération de tous les enseignants0 %20 %horizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

La source citée ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−9 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −12 à −8 Md€.

Le calcul

  • Hausse de la rémunération de tous les enseignants : (20 − 0) ÷ 1 = 20 fois « +1 % de rémunération de tous les enseignants (public et privé sous contrat) », à 0,45 Md€ (0,4 à 0,6) de coût chacune.

Dans la même source, le candidat dit financer cette hausse et la baisse des effectifs par classe par la baisse du nombre d'élèves (« près d'un million d'élèves en moins »), « sans dégrader les finances publiques ». Cette contrepartie, sans montant, n'est pas chiffrée : le coût affiché est brut.

Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Grilles indiciaires de la fonction publique, point d'indice gelé à 4,9228 € depuis le 1er juillet 2023. Revalorisation « socle » de 2023 (environ +10 % en moyenne, surtout en début de carrière) et Pacte enseignant. En 2024, 712 806 enseignants du public et 139 946 du privé sous contrat sont rémunérés. Titre 2 de la mission Enseignement scolaire : 59,23 Md€ hors CAS Pensions (PLF 2026).

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Hypothèse : les enseignants pèsent environ 70 % du titre 2 (59,23 Md€), d'où environ 41 Md€ hors CAS et 0,41 Md€ par point de pourcentage. La valeur haute ajoute la part enseignante du CAS Pensions, soit environ 0,59 Md€. Au niveau des administrations publiques consolidées, le CAS est un flux interne : le surcoût réel en pensions arrive plus tard. Une hausse ciblée sur les débuts de carrière coûte moins par point moyen annoncé : le socle 2023, environ 10 % « en moyenne », a coûté 1,9 Md€. Il faut donc lire précisément l'assiette visée par chaque candidat. Paramètre en euros nets (hausse-nette-mensuelle) : 852 752 enseignants (712 806 du public, 139 946 du privé sous contrat, Sénat, PLF 2026) × 1 200 € nets par an. Passage du net au brut par le rapport relevé par la DEPP sur une prime d'enseignant (3 180 € bruts par an pour 227 € nets par mois, soit 85,7 %) : environ 1 401 € bruts par an. Charges employeur hors CAS Pensions : coût moyen chargé hors CAS rapporté aux rémunérations d'activité, 1,145 dans le premier degré et 1,157 dans le second (PAP 2024), soit environ 1,15. Valeur centrale : 852 752 × 1 401 € × 1,15 ≈ 1,37 Md€. Bornes : 100 € nets font 3,24 % du salaire net moyen d'un enseignant titulaire (3 090 € en 2024, DEPP), soit 1,29 Md€ avec la valeur basse du paramètre en pourcentage et 1,94 Md€ avec sa valeur haute, qui ajoute la part du CAS Pensions (cas d'une hausse versée sur le traitement indiciaire, qui ouvre des droits à pension). Limites : le rapport du net au brut n'est pas le même pour le traitement que pour une prime ; les enseignants du privé sous contrat ont d'autres cotisations ; les contractuels gagnent moins en moyenne (2 130 € nets selon la DEPP), ce qui ne change pas le coût d'une hausse uniforme en euros mais rend approximative sa conversion en pourcentage.

  1. LCP, d’après son entretien au Figaro, 24 août 2026. Propos d’Édouard Philippe. Position tirée de déclarations publiques, pas d’un programme écrit. Lire la source (LCP, d’après son entretien au Figaro).

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