Déchiffrer 2027

École, Marine Tondelier

Salaire des enseignants : +15 % en cinq ans

Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.

Le levier. Hausse de la rémunération des enseignants promise pendant le quinquennat, en pourcentage. Règle de sens : ↑ rémunération plus élevée.

« Réhabiliter les métiers de l’Education nationale en augmentant les salaires des enseignant·es de 15 % en 5 ans. »1

Encodage

ParamètreLoi actuelleProgrammeDate d’effet ou horizon
Hausse de la rémunération de tous les enseignants0 %15 %horizon du chiffrage, 2032

Chiffrage

Annoncé par le candidat

non annoncé

Le programme ne chiffre pas cette mesure.

Chiffrages publiés

aucun

Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.

Notre calcul

−6,8 Md€

par an sur le solde public, dépense nouvelle, fourchette de −9 à −6 Md€.

Le calcul

  • Hausse de la rémunération de tous les enseignants : (15 − 0) ÷ 1 = 15 fois « +1 % de rémunération de tous les enseignants (public et privé sous contrat) », à 0,45 Md€ (0,4 à 0,6) de coût chacune.
Droit en vigueur, sources et limites du barème

Droit en vigueur. Grilles indiciaires de la fonction publique, point d'indice gelé à 4,9228 € depuis le 1er juillet 2023. Revalorisation « socle » de 2023 (environ +10 % en moyenne, surtout en début de carrière) et Pacte enseignant. En 2024, 712 806 enseignants du public et 139 946 du privé sous contrat sont rémunérés. Titre 2 de la mission Enseignement scolaire : 59,23 Md€ hors CAS Pensions (PLF 2026).

Horizon. année pleine 2032, Md€/an

Limites. Hypothèse : les enseignants pèsent environ 70 % du titre 2 (59,23 Md€), d'où environ 41 Md€ hors CAS et 0,41 Md€ par point de pourcentage. La valeur haute ajoute la part enseignante du CAS Pensions, soit environ 0,59 Md€. Au niveau des administrations publiques consolidées, le CAS est un flux interne : le surcoût réel en pensions arrive plus tard. Une hausse ciblée sur les débuts de carrière coûte moins par point moyen annoncé : le socle 2023, environ 10 % « en moyenne », a coûté 1,9 Md€. Il faut donc lire précisément l'assiette visée par chaque candidat. Paramètre en euros nets (hausse-nette-mensuelle) : 852 752 enseignants (712 806 du public, 139 946 du privé sous contrat, Sénat, PLF 2026) × 1 200 € nets par an. Passage du net au brut par le rapport relevé par la DEPP sur une prime d'enseignant (3 180 € bruts par an pour 227 € nets par mois, soit 85,7 %) : environ 1 401 € bruts par an. Charges employeur hors CAS Pensions : coût moyen chargé hors CAS rapporté aux rémunérations d'activité, 1,145 dans le premier degré et 1,157 dans le second (PAP 2024), soit environ 1,15. Valeur centrale : 852 752 × 1 401 € × 1,15 ≈ 1,37 Md€. Bornes : 100 € nets font 3,24 % du salaire net moyen d'un enseignant titulaire (3 090 € en 2024, DEPP), soit 1,29 Md€ avec la valeur basse du paramètre en pourcentage et 1,94 Md€ avec sa valeur haute, qui ajoute la part du CAS Pensions (cas d'une hausse versée sur le traitement indiciaire, qui ouvre des droits à pension). Limites : le rapport du net au brut n'est pas le même pour le traitement que pour une prime ; les enseignants du privé sous contrat ont d'autres cotisations ; les contractuels gagnent moins en moyenne (2 130 € nets selon la DEPP), ce qui ne change pas le coût d'une hausse uniforme en euros mais rend approximative sa conversion en pourcentage.

  1. Pour une prospérité écologique – Le nouveau programme des Écologistes (Projet 2027), version 1 du 25 août 2026, p. 90. Ouvrir le document à cette page.

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