Âge et durée de cotisation, Marine Tondelier
Carrières longues : 60 ans en priorité pour qui a travaillé tôt et dans des conditions pénibles
Sens du changement : hausse, par rapport à la loi en vigueur.
Le levier. Départ anticipé pour les personnes qui ont commencé à travailler jeunes : âges de début de carrière retenus, âges de départ, trimestres exigés. Règle de sens : ↑ départs anticipés plus nombreux ou plus précoces.
« Abroger l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans (réforme Borne) pour revenir immédiatement à un âge minimum à 62 ans et viser une retraite à 60 ans en priorisant / réinstaurer la retraite à 60 ans pour les personnes ayant travaillé tôt et dans des conditions pénibles. »1
Encodage
Pas de paramètre du barème pour cette position : voir le chiffrage pour la raison.
Chiffrage
Annoncé par le candidat
non annoncé
Le programme ne chiffre pas cette mesure.
Chiffrages publiés
aucun
Pas de chiffrage extérieur de cette position relevé à ce jour.
Notre calcul
non chiffrée
Retraite à 60 ans en priorité pour les personnes ayant « travaillé tôt et dans des conditions pénibles », sans âge de début de carrière ni liste de métiers : rien à chiffrer. L'élargissement de type 2023 du barème ne correspond pas à ce périmètre.
Droit en vigueur, sources et limites du barème
Droit en vigueur. Retraite anticipée pour carrière longue (art. L. 351-1-1 CSS, élargie en 2023) : départ possible dès 58 ans au plus tôt (bornes à 58, 60, 62 et 63 ans selon l'âge de début de carrière), avec la durée requise et 4 à 5 trimestres cotisés avant 16, 18, 20 ou 21 ans. La LFSS 2026 aménage seulement la borne de 62 ans et la durée requise pour les générations 1964 à 1968 (COR 2026).
Horizon. Année pleine 2030 pour l'élargissement de 2023 (seul chiffrage officiel disponible). La masse de 2016 est un repère de taille, pas un coût de mesure.
Limites. Aucun chiffrage officiel récent (2024-2026) n'a été trouvé pour un élargissement type, par exemple un départ à 60 ans pour tous ceux qui ont commencé avant 20 ans. Le coût dépend des bornes d'âge et de la durée exigée. Il interagit fortement avec l'âge légal : la Cour suppose les bornes inchangées quand l'âge baisse et translatées quand il monte, ce qui explique l'asymétrie de ses chiffrages. Le chiffre de 6,1 Md€ (2,3 % de la masse des pensions en 2016) date d'avant 2023 et ne sert qu'à donner un ordre de grandeur. Il faudrait une source DSS ou PQE vieillesse du PLFSS 2027 pour une valeur actuelle. La masse des pensions anticipées (6,1 Md€ en 2016) est un repère de taille, pas le coût d'une mesure.
- Sénat, L'essentiel PLFRSS 2023 (étude d'impact et DSS), 2023-03-13 : « renforcement du dispositif carrières longues (0,6 milliard) […] (4) Pour l’essentiel, nouveaux aménagements au dispositif de départ anticipé au titre des carrières longues (0,7 milliard). Source : Étude d’impact du PLFRSS et DSS »
- COR, Rapport annuel juin 2026, aménagement de la carrière longue par la suspension, 2026-06 : « Cet aménagement ne concerne toutefois pas les quatre bornes d’âge prévues par le dispositif et s’applique uniquement à celle fixée à 62 ans »
- COR, Rapport annuel juin 2026, note 221, 2026-06 : « le dispositif de retraite anticipée pour carrière longue permet aux générations nées à compter de 1944 de partir à la retraite avant l’âge minimal de droit commun et au plus tôt à 58 ans depuis la réforme des retraites 2023 »
- Institut Montaigne 2022, fiche Macron 65 ans (archive), 2022-04 : « 2,3 % de la masse des pensions versées – soit 6,1 Md€ en 2016 (12) – ne serait pas concerné par la réforme »
Ce levier dans la méthode · Bilan chiffré de Marine Tondelier
- Pour une prospérité écologique, programme des Écologistes, p. 116. Ouvrir le document à cette page.
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